Musique
Musilac 2019, une bonne cure de musique et de soleil sur les bords du lac du Bourget

Musilac 2019, une bonne cure de musique et de soleil sur les bords du lac du Bourget

16 juillet 2019 | PAR Lou Baudillon

Le festival savoyard Musilac a dévoilé 4 jours de programmation musicale à Aix-les-bains sur les bords de son magnifique lac entouré de montagnes.

Jeudi 11 juillet, c’est sous quelques nuages que démarre la première journée de l’un des plus grands festivals savoyard de l’été. On commence doucement avec le flow mélancolique de Gringe, venu pour son premier album solo mais aussi pour emballer le public au son des Casseurs Flowters, et même le fantôme d’Orelsan paraît planer doucement sur le festival. Puis c’est au tour du collectif Colombine d’enflammer la plus jeune génération avec leur rap aux envolées tendues et auto-tunées. Retour au calme avec la chanson française de Boulevard des Airs, pendant qu’à l’autre bout du festival Lou Doillon fait planer son rythme rock folk sous le soleil couchant. Puis c’est un rock plus classique qui arrive avec l’inimitable Garbage suivit du désormais duo des frères Leto 30 Second to Mars venu enchainer leurs titres devant une orde de fans toujours aussi dévouée. La foule est lancée, prête à accueillir l’événement de la soirée : Macklemore qui a sans aucun doute signé l’un des meilleurs live du week-end. Jouant avec les émotions de son public, des frissons que procure Same Love aux très énergiques Downtown et Thrift Shop, le rappeur américain a fait le show avec une armée de musiciens au top, des costumes et une mise en scène mettant tout le monde d’accord.

Deuxième jour sous le chaud soleil cette fois-ci. Il faudra choisir entre les époustouflants Hyphen Hyphen et l’hypnotique Clara Luciani, malheureusement programmés au même moment sur deux scènes. Deux live des plus différents mais tout autant attachants : Hyphen Hyphen met littéralement le feu à cette chaude fin d’après-midi tandis qu’à l’autre bout, Clara Luciani envoute par sa voix chaude et les douces paroles de Grenade ou de Nue. Pour faire suite aux envolées tripantes de Morcheeba, deuxième dilemme de la soirée : George Ezra et Dionysos là encore jouant sur la même plage horaire, divisant ainsi le festival entre la pop folk tranquille et sympathique de George Ezra et le rock endiablé et poétique des désormais mythiques Dionysos. À la nuit tombée, c’est un concert très codifié que nous livre Christine and the Queens dont l’ambiance est assurée par une mise en scène dansée et visuelle impressionnante pour des titres entrainants et émotifs. Franz Ferdinand assure la deuxième grande partie de la soirée par un rock certes déjà entendu mais toujours apprécié à sa juste valeur. Classique éléctro pour finir : Paul Kalkbrenner livre un DJ set sans interruption parsemé de surprises, y compris un sublime remix de Stromae. 

Nous voilà déjà au 3ème jour, et même si la programmation de la journée avait un goût de déjà-vu, il faut bien avouer qu’elle fût convaincante. Représentant de la génération Woodstock, Graham Nash souffle un vent de nostalgie sur l’après midi avant de laisser la place aux rockeurs de Rival Sons. Surprise de la soirée cependant : les Stray Cats offrent un show rockabilly durant lequel aucune génération n’a pu s’empêcher de danser et de sourire. Revenue à Musilac 3 ans après, c’est au tour de Jain de prendre les rênes de la soirée. Seule sur scène, ayant gagné en assurance, la jeune chanteuse a innové dans un live visuel très en lien avec son public. De quoi bien chauffer les festivaliers pour Therapie TAXI qui leur a rendu la pareil en enchainant ses titres provocants et incontournables tels que Hit Sale ou J’en ai marre, sautant partout sur scène, offrant à boire et à voir à un public absolument en liesse. La transe continue pour les quelques uns restés pour écouter le set politique et intime de Arnaud Rebotini, venu principalement pour jouer la bande originale de 120 battements par minutes. Images du film en fond, la musique de club trouve une résonance dans celle des musiciens venus accompagné le DJ. Un moment intense qui clôt en beauté la nuit.

Dimanche. Pour ce dernier jour, c’est un public rock qui arpente en masse le festival. Ugly Kid Joe puis Mass Hysteria soufflent un vent hard et metal très chaud contrebalancé par celui tout aussi fou de IAM. Le groupe de rap marseillais revient cette année après la tempête de l’année précédente qui les avait obligé à annuler le concert. Ce n’était que partie remise et le Mia est dansé par tous dans une ambiance survoltée. Puis, c’est au tour de ceux que tout le monde attend de monter sur la grande scène : le certes un peu kitch mais pas moins légendaire groupe Scorpion déchaîne les passions de toute une génération venue pour écouter Still loving you et Rock you like a hurricane. Pour conclure cette messe rock, la pluie commence a tomber fortement. Mais ce n’est pas pour faire peur à Shaka Ponk, à qui il n’a fallut que deux chansons pour réchauffer la foule. Enfin, Musilac 2019 se termine par la venue de Lartiste, ovni dans le reste de la programmation, concluant cette édition du festival globalement pop rock par une note fraîche et urbaine. 

 

Visuels : ©Cindy Bannani

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Lou Baudillon

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