Fictions

Une sirène à Paris, un nouveau roman fantastique pour Mathias Malzieu

Une sirène à Paris, un nouveau roman fantastique pour Mathias Malzieu

12 mars 2019 | PAR Marine Stisi

En janvier 2016, Mathias Malzieu, chanteur du groupe Dionysos, faisait mouche avec son livre Journal d’un vampire en pyjama dans lequel il racontait, non sans un certain sens de l’humour et surtout, de l’imaginaire, un épisode qui a bien failli lui couter la vie : une panne sèche de moelle osseuse. Trois ans plus tard, celui qui fut tour à tour Jedi, poète cow-boy au skater des fjords, il publie cet hiver Une Sirène à Paris aux Editions Albin Michel, un roman aquatique dans lequel un jeune homme fantasque croise le chemin d’une sirène… 

Alors que la crue fait rage dans les rues de Paris, Gaspard Neige, un jeune homme en mal d’amour fait une rencontre mystérieuse. Sur les bords de la Seine, au sortir de son Flowburger, bateau-cabaret ayant appartenu à sa grand-mère dans lequel on sert des burgers aux fleurs et à deux doigts d’être racheté, git une bête étrange, un genre de poisson-fille. Des écailles bleues étincelantes jusqu’à la moitié de son corps, mais des cheveux d’or et une voix comme dans un rêve… 

C’est le début de la plus rocambolesque des aventures pour notre jeune poète. Qui est-elle, cette sirène, débarquée dans sa vie au moment même où tout espoir semblait avoir disparu ? Est-ce un signe du destin, le signe d’un avenir radieux ? En tout cas, Gaspard prend la femme-poisson sur son épaule et la ramène jusqu’à chez lui, lui fait couler un bain, lui cuisine du poisson pané. Sur la route, elle a néanmoins le temps de chanter aux oreilles d’un médecin au bonheur tout tracé qui, tombé sous son charme maléfique, n’en survivra pas. 

Une histoire tout en rebondissement saupoudrée d’un je-ne-sais-quoi de merveilleux qui donne aux romans de Mathias Malzieu ce ton si particulier, à la frontière du fantastique et du rêve éveillé. A dévorer sans modération. 

Une sirène à Paris, Mathias Malzieu, Editions Albin Michel, 18€, 240 pages. 

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Marine Stisi
30% théâtre, 30% bouquins, 30% girl power et 10% petits chatons mignons qui tombent d'une table sans jamais se faire mal. Je n'aime pas faire la cuisine, mais j'aime bien manger.

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