Musique

3 jours au Main Square 2019, en texte et en images…

3 jours au Main Square 2019, en texte et en images…

10 juillet 2019 | PAR Pierre-Lou Quillard

Electrique dans le public, éclectique dans les styles musicaux, le festival du Main Square 2019 s’est achevé ce dimanche 07 juillet au soir avec le concert de Jain sur la Main Stage. Le festival a accueilli 115 731 festivaliers cette année selon les chiffres de la préfecture de police. Nous vous proposons un petit compte-rendu de cette édition 2019 : 

Vendredi 05 juillet :

Soleil de plomb sur la vaste cour de la citadelle d’Arras. Les groupes s’enchaînent sur la Main Stage avec un public croissant mais difficile à chauffer. La chanteuse et les musiciens de Caravan Palace sautent partout avec leurs rythmes électro-swing endiablés mais peinent à réveiller la foule, ce qui exaspère les danseurs que l’on croise et qui veulent retrouver la trans que ces chansons leur procure en soirée. Peut-être ont-il été programmé trop tôt ? C’est apparemment l’heure de l’apéro. Les food trucks et buvettes fonctionnent à plein régime. De la cuisine portugaise à l’Aligot en passant par une Cidrerie et des stands de thé glacé à la menthe, la diversité des lieux qui propose de la restauration est clairement le point fort. Par contre, bémol sur les prix pratiqués qui s’approchent des prix parisiens. Mission impossible si l’on veut trouver un sandwich ou une pinte à mois de 7 euros.

Sur scène, le rap de Damso fait exploser les basses mais c’est le concert d’Angèle qui est le premier à mettre tout le monde d’accord. Plus un centimètre carré de disponible sur la pelouse de la Green Room. La foule compacte chante à l’unisson les refrains de leur idole belge qui affiche ses beaux yeux en décor de scène. Les chorégraphies et les accessoires viennent rappeler ses clips musicaux. Le show est rôdé, contrôlé, maîtrisé jusque dans le moindre détail. Même rigueur pour le concert de Christine and the Queens, sur la Main Stage qui exécute ses chorégraphies androgynes avec le plus grand soin. Certains penseraient que ça manque un chouïa de spontanéité. Mais la performance reste admirable. Puis viens le tournant de la soirée. La tension monte dans la cour de la Main Stage qui s’apprête à se transformer en la plus grande boîte de nuit des Hauts-de-France durant quelques heures. Derrières ses platines surélevées arrive l’un des plus grands DJ français de la planète : DJ Snake. Les basses résonnent jusqu’à l’autre bout d’Arras au son de  l’interplanétaire Lean On ou de Taki Taki…

Samedi 06 juillet : 

Journée la plus chaude, foule la plus dense. La grande nouveauté du Main Square c’est un nouvel espace qui a ouvert, avec une nouvelle scène : Le Bastion. Isolé des deux grandes scènes, cet espace plus petit propose une ambiance conviviale et familiale inédite dans ce festival. Autour d’un amphithéâtre de verdure, des cantines, un bar à eau, des jeux du nord et jeux picards et une activité tyrolienne sur inscription dans le parcours d’accro-branche voisin. La scène propose entre 3 et 4 jeunes groupes de la région… Une belle initiative qui renforce l’âme familiale du festival et qui permet de découvrir des groupes en pleine ascension. Pour nous, cette journée est la plus chargée et nous enchaînons les conférences de presse et les interviews dans la cour des artistes située en arrière scène. 

Du côté des concerts, même constat que la veille. Difficile d’emporter la ferveur du public pour les premiers groupes qui se produisent dans l’après-midi comme Shame ou Agar Agar sur la Main Stage. Le tournant incontestable est l’arrivée fracassante de Skip the Use qui électrise la foule. Premier grand retour dans le Nord après la réformation du groupe qui se sent « comme à la maison ». « Vous pouvez rester les photographes ! » nous crie Mat Bastard, le chanteur survitaminé qui fait rapidement tomber le maillot et qui saute de la scène pour faire chanter son public. Une aubaine pour nous ! Le résultat est à voir dans le reportage photographique situé sous cet article. Ensuite, Mackelmore revient 3 ans après son premier passage au Main Square où il avait conquis la foule avec sa joyeuse troupe. Sur scène, des chanteurs, des danseurs en veste de cirque, des trompettistes, des musiciens, des images loufoques sur les écrans et des tenues toutes plus excentriques les unes que les autres… Can’t Hold Us en veste léopard, un sceptre licorne dans les mains : un moment magique pour ses fans. Belle performance pour Lomepal sur la Green Room. Puis viennent les DJs. Martin Garrix sur la grande scène ne transporte pas autant qu’on aurait pu l’imaginer. Côté français, Arnaud Rebotini mixe en Live dans son costard à l’italienne et clôt ce samedi 06 juillet.

Dimanche 07 : 

Petit bémol sur le dimanche. Les festivaliers présents sur les trois jours sont fatigués. La température et redescendue après des averses en matinée. La programmation plutôt alléchante sur le papier manque de rock et d’énergie. John Butler Trio et Ben Harper sont d’excellents musiciens mais ne transcendent pas les foules. Le public reste timide.  Même Bigflo et Oli se plaignent à demi-mot de l’énergie du public tout en saluant l’accueil chaleureux des gens du nord et en multipliant les clichés entre le nord et le sud. Dommage qu’ils aient tant bavardé entre leurs chansons. Le grand show qu’ils promettent dans leur vidéo introductive tombe à l’eau, et pas seulement à cause des effets de lumières moins impressionnant en pleine journée comme s’en plaint Bigflo… Où sont donc passées leur modestie et leur sobriété qu’on aimait et qui contrastaient avec le bling-bling des autres rappeurs qu’ils dénoncent pourtant dans leurs textes ? Seul moment de poésie, une Lune gonflable géante traverse le public durant le morceau de Sur la Lune… Eddy de Pretto fait quand même une belle performance et conquière la foule avec son rap poétique. Qui d’autres pour relever l’ambiance ? Jain bien sûre, qui clôt le festival, un choix étonnant à priori quand on sait que les derniers groupes à avoir clos le festival étaient Radiohead en 2017, Les Insus en 2016, Pharell Williams en 2018 ou encore David Guetta en 2015. La française qui a enchaîné pas moins de 4 années de tournée s’en sort bien et parvient à faire monter l’ambiance devant la Main Stage. De Makeba à Come en passant par les derniers titres de son album Souldier, les tubes s’enchaînent et la performance impressionne les festivaliers qui ne la connaissaient pas ce qui permet de terminer le festival sur un belle note. Chapeau les artistes ! Vivement l’année prochaine !

 

Notre reportage photo de cette édition 2019 (une peu dans le désordre… c’est fait exprès): 

 

Crédits Photos : © Pierre-Lou Quillard (Photos prises durant le Main Square 2019)

 

 

 

 

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