Théâtre
Les pièces à voir et à revoir au Off d’Avignon 2022

Les pièces à voir et à revoir au Off d’Avignon 2022

04 juillet 2022 | PAR La Rédaction

Le Off d’Avignon ouvre son grand salon ce jeudi 7 juillet. Et c’est toujours plus, pour le meilleur (de plus en plus), et parfois pour le pire ! Pour vous aider à vous y retrouver parmi les mille quatre cent cinquante pièces du plus grand festival de théâtre français, suivez-nous !

Visuel (c) Nicolas Martinez

Fragments de Charles Berling

Charles Berling a créé la pièce Fragments à partir de textes d’Hannah Arendt adaptés par Bérengère Warluzel. Ils invitent le public, à travers les mots d’Hannah Arendt, à aimer la faculté inhérente à la nature humaine : penser. Lien vers notre critique.

du 19 au 30. Relâches tous les lundis.

Visuel @Jeanne Didot

Je te pardonne (Harvey Weinstein) de Pierre Notte

La pièce est un procès imaginaire sous forme de cabaret féministe mais dégénéré. Éminemment politique, elle nous fait voyager dans des imaginaires, celui de Pierre Notte, mais aussi celui de Weinstein, et surtout celui des victimes de celui-ci faussement consentantes ou pas. Un voyage dans l’imaginaire de notre époque.

Lien vers notre critique.

Au Théâtre des Halles, du 7 au 30 juillet à 21h30. Relâches les mercredis 13, 20, 27 juillet

Visuel©Héléne Harder

Le sel de Christelle Harbonn

Christelle Harbonn monte avec son art mature de la scénographie surréaliste une pièce écrite par elle et Karima El Kharraze. Le Sel raconte la fabuleuse histoire d’Éphraïm Barsheshet, jeune Marocain juif qui aurait, selon la légende, fait le voyage entre Marrakech et Jérusalem à dos d’âne. Elle consiste en une poignante parabole sur l’amour, l’exil et l’origine.
A la Manufacture, du 7 au 26 juillet à 13h15- Relâches : 13, 20 juillet
 
Visuel : @Delphine-Jouandeau

Scènes de Violences Conjugales de Gérard Watkins

Gérard Watkins s’intéresse à la violence faite aux femmes .Tout est traversé. Watkins pose le substrat, de la violence sociale et économique, de la violence politico-policière et géopolitique. Puis se déploie devant nous dans chaque personnage une violence vers l’autre, faite de dépits, de griefs, de déconvenues et de déceptions ; une violence construite aussi de cette détresse des hommes à soutenir leur narcissisme.

Lien vers notre critique.

Au 11, du 7 au 29 juillet à à 22h15. Relâches : 12, 19, 26 juillet

Visuel @Delphine-Jouandeau

Amours de Vanessa Sanchez

Vanessa Sanchez soutenue par la chorégraphe Jessica Fouché signe une merveilleuse adaptation de Amours, le roman multi primé de Léonor de Récondo. L’histoire débute par une scène de viol du maître de la maison sur la bonne. Nous sommes en 1908. Une question sera posée en même temps que répondue, la maternité fait-elle la femme. Reste l’amour.

Lien vers notre critique.

A la Présence Pasteur, à 14h05, du 7 au 29 juillet – Relâches : 13, 20, 27 juillet

 

Renversante de Léna Bréban

A ses cinq pièces, ajoutons la création pour ados de Léna Bréban (4 Molières en 2022). La pièce détricote les clichés en nous invitant dans un monde où régnerait la domination féminine. Les rues et les établissements scolaires portent des noms de femmes célèbres ; les publicités réduisent les hommes à des objets ; les hommes s’occupent des enfants; le féminin l’emporte sur le masculin, le bleu est une couleur ridicule face au rose partout répandu. Lien vers notre critique.

 

 
Visuel :©Vincent Leroux
Visuel : © Martin Argyroglo

L’Encyclopédiste de L’encyclopédie de La Parole, Frédéric Danos

Un jour nous avons découvert, « L’Encyclopédie de la Parole », ce collectif de performeurs qui depuis 2007 « cherchent à appréhender transversalement la diversité des formes orales». Quinze ans qu’ils ne cessent de faire sonner les mots, que ce soit avec Parlement, solo en anadiplose, Blablabla pour les enfants, la Suite n°1, Suite n°2 ou encore la Suite, n°3, qui faisait entendre l’Europe, la Suite n°4, sans personne… Assez pour comprendre que la parole est infinie et que donc, les possibilités de la mettre en scène sont infinies.

Avec ce nouveau point de vue, la parole est mise en scène comme dans une conférence. Pour ce faire, Frédéric Danos se sert de tous les leviers de l’Encyclopédie : parler de la parole dans sa voix propre, faire entendre les voix d’autres, les reprendre en playback, mettre le rythme des phrases en mouvement…

L’exercice est éblouissant de drôlerie et de talent. Lire notre critique.

Au Train Bleu, à 11H40 du 8 au 27 – Relâches : 14, 21 juillet

 

 

 

 

Crédit photo : Jean Louis Fernandez
Visuel :©Jean Louis Fernandez
 

Portrait de Raoul par Philippe Minyana et Marcial Di Fonzo Bo

Depuis longtemps, on est fous des Portraits de la Comédie de Caen. Depuis plus d’un an, le CDN croque, via le pinceau des meilleurs metteurs en scène actuels, le portait d’artistes morts et vivants ayant comme lien un fort rapport à l’identité sexuelle. Cette fois-ci on passe au vivant et c’est notre adoré Raoul Fernandez qui s’y colle. Raoul on le connaît sur scène, celle de la Comédie Française, celle de la cour d’Honneur. Nous, pas encore assez vieux pour l’avoir vu chez Copi, mais déjà assez pour le suivre depuis les premiers Nordey, ne ratez pas : Portrait de Raoul : qu’est-ce qu’on entend derrière une porte entrouverte ? Lire notre critique.

Au 11 à 14h05 du 7 au 29. Relâches les mardis 12, 19 & 26

Visuel : ©Subsistances

 

 

Ami·e·s il faut faire une pause– L’amicale de production

Pieds nus, allongés par terre, crayon à la main… Julien Fournet demande à Jean Le Peltier de nous faire bosser ! Et il faut bien bosser dur pour tenter de saisir ce qui résonne en nous. Pourquoi un spectacle est-il fondateur ? Qu’est ce qu’une expérience ? Qu’est ce qu’un événement ? A la façon d’un conte initiatique, nous avançons étape après étape jusqu’à « lâcher tout » et être capable de oui, savoir pourquoi un spectacle nous constitue plutôt qu’un autre. L’expérience prend une tournure particulière en temps de Covid. Faire un spectacle participatif en ce moment relève de beaucoup d’audace. Entrer dans « la forêt de la culture » dans un temps troublé, oui cela montre qu’en son royaume, Ubu est le roi ! Lire notre critique

Au Train Bleu, du 8 au 26 juillet – jours pairs à 10h00

Tous les articles de la rédaction à Avignon sont à retrouver ici.

Visuel à la Une : ©Delphine-Jouandeau

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