Actu

Nos pronostics pour les César 2019

Nos pronostics pour les César 2019

31 janvier 2019 | PAR Antonin Dubois

La rencontre annuelle du cinéma français se tiendra le 23 février prochain à la salle Pleyel. Et les nominations à la 44e cérémonie des césar dédiée à Charles Aznavour sont enfin tombées. Voici nos pronostics pour les principales récompenses.

Meilleur film

Rarement la violence conjugale a été montrée à l’écran. Et pourtant près de trois femmes en meurent chaque semaine en France. Xavier Legrand l’aborde de manière très juste dans Jusqu’à la garde, un drame social bouleversant qui a toutes ses chances de succéder à 120 battements par minute.
Succès critique et public, la comédie au casting cinq étoiles Le grand bain pourrait cependant être un bon rival même si on n’a pas été emballé plus que ça par ce film.

La douleur d’Emmanuel Finkiel
En liberté ! de Pierre Salvadori
Les frères Sisters de Jacques Audiard
Le grand bain de Gilles Lellouche
Guy d’Alex Lutz
Jusqu’à la garde de Xavier Legrand
Pupille de Jeanne Henry

 

Meilleure actrice

Dans La douleur, Mélanie Thierry nous livre une très époustouflante interprétation de Marguerite Duras faisant d’elle notre co-favorite pour la récompense de meilleure actrice.
L’autre grande favorite n’est autre que Léa Drucker, dont la prestation en mère courage est l’un des grands points forts de Jusqu’à la garde.
À choisir, on opterait plus pour Mélanie Thierry.

Elodie Bouchez (Pupille)
Cécile de France (Mademoiselle de Joncquières)
Léa Drucker (Jusqu’à la garde)
Virginie Efira (Un amour impossible)
Adèle Haenel (En liberté)
Sandrine Kiberlain (Pupille)
Mélanie Thierry (La douleur)

?

 

Meilleur acteur

Comme sa partenaire dans Jusqu’à la garde, Denis Ménochet pourrait bien tirer son épingle du jeu dans cette catégorie. On voit d’ailleurs mal qui pourrait lui ravir sa couronne, hormis peut-être Vincent Lacoste, très bon dans son premier grand rôle dramatique.

Romain Duris (Nos batailles)
Vincent Lacoste (Amanda)
Denis Ménochet (Jusqu’à la garde)
Édouard Baer (Mademoiselle de Joncquières)
Gilles Lellouche (Pupille)
Alex Lutz (Guy)
Pio Marmai (En liberté)

 

Meilleure réalisateur

Si on n’est pas forcément très fan des frères Sisters, son réalisateur, Jacques Audiard a la cote auprès des votants des César et pourrait ajouter celui-ci à la dizaine d’autres qu’il possède déjà. Xavier Legrand, dans le cas où il ne remporterait pas le césar du meilleur film, pourrait être un concurrent de taille dans cette catégorie après avoir remporté en 2017 le Lion d’argent du meilleur réalisateur à la Mostra de Venise.

Emmanuel Finkiel (La douleur)
Pierre Salvadori (En liberté)
Jacques Audiard (Les frères Sisters)
Gilles Lellouche (Le grand bain)
Alex Lutz (Guy)
Xavier Legrand (Jusqu’à la garde)
Jeanne Herry (Pupille)

 

Meilleur premier film

Encore une fois, Jusqu’à la garde est notre favori. Mais comme le régalement des césar empêche de cumuler les récompenses et qu’on préférerait qu’il remporte le césar du meilleur film, on optera ici pour Les chatouilles. Ce film qui raconte avec pudeur et grâce comment se reconstruire après avoir été victime de pédophilie est en effet un très beau premier film.

L’amour flou de Romane Bohringer et Philippe Rebbot
Les chatouilles d’André Bescond et Éric Métaye
Jusqu’à la garde de Xavier Legrand
Sauvage de Camille Vidal-Naquet
Shéhérazade de Jean-Bernard Marlin

 

Meilleure actrice dans un second rôle

Très convaincante dans ce rôle difficile d’une mère incapable de soutenir sa très jeune fille, victime d’un ami de la famille pédophile, Karin Viard a toutes ses chances de gagner ce césar qu’elle avait d’ailleurs déjà reçu une première fois pour Embrassez qui vous voudrez.
Leïla Bekhti et Virginie Efira, toutes deux nominées pour Le grand bain, peuvent aussi faire office de challenger crédible.

Isabelle Adjani (Le monde est à toi)
Leïla Bekhti (Le grand bain)
Virginie Efira (Le grand bain)
Audrey Tautou (En liberté)
Karin Viard (Les chatouilles)

 

Meilleur acteur dans un second rôle

On mise tout sur Philippe Katerine pour le césar du meilleur acteur dans un second rôle avec son interprétation toute en humour et sensibilité d’un homme-enfant coupé de la société dans Le grand bain.

Jean-Hughes Anglade (Le grand bain)
Damien Bonnard (En liberté)
Clovis Cornillac (Les chatouilles)
Philippe Katerine (Le grand bain)
Denis Podalydès (Plaire, aimer et courir vite)

 

Meilleur espoir féminin

Lumineuse dans le rôle d’une Bernadette Soubirous contemporaine dans L’apparition, Galatéa Bellugi est notre coup de coeur dans cette catégorie.
Mais elle devra faire attention à Ophélie Bau. N’oublions pas qu’entre Sarah Forestier, Hafsia Herzi et Adèle Exarchopoulos, les actrices d’Abdellatif Kechiche sont des habitués de cette récompense.

Ophélie Bau (Mektoub, my love : Canto Uno)
Galatéa Bellugi (L’apparition)
Jehnny Beth (Un amour impossible)
Lily-Rose Depp (L’homme fidèle)
Kenza Fortas (Shéhérazade)

 

Meilleur espoir masculin

Plus jeune lauréat du prix d’interprétation de l’histoire de la Berlinale pour son rôle dans La prière de Cédric Kahn, Anthony Bajon part grand favori pour remporter le césar du meilleur espoir masculin. Sa saisissante interprétation d’un toxicomane se soignant par la prière et le travail fait de lui le nouveau chouchou du cinéma français. Un acteur à suivre…

Anthony Bajon (La prière)
William Lebghi (Première année)
Karim Leklou (Le monde est à toi)
Dylan Robert (Shéhérazade)
Thomas Giora (Jusqu’à la garde)

 

Meilleur film étranger

Une très belle sélection cette année dans cette catégorie qui rend difficile notre choix. Mais Une affaire de famille a été sans conteste un de nos plus beaux coups de cœur cette année et donc notre favori pour remporter ce césar.

Three Billboards, les panneaux de la vengeance de Martin McDonagh
Capharnaüm de Nadine Labaki
Cold War de Pawel Pawlikowski
Girl de Lukas Dhont
Hannah d’Andrea Pallaoro
Nos batailles de Guillaume Senez
Une affaire de famille d’Hirokazy Kore-eda

 

Visuel : ©Affiche officielle Jusqu’à la garde 

« Dali immortel » marque le 30e anniversaire de la mort du Maître à Dali Paris
Un Korngold sous le signe de l’innovation poétique à Limoges
Antonin Dubois

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *