Pierre Bergé accuse Millepied de plagiat

9 février 2016 Par Hannah Barron | 0 commentaires

Nouveau retournement dans l’affaire Millepied après son départ à la direction de l’Opéra de Paris.  De nombreux avis ont été exprimés sur la toile après l’annonce de sa démission. Cette fois, c’est Pierre Bergé qui s’en prend au chorégraphe, l’accusant de plagiat. 

Un départ et un bilan critiqués

Le départ de Benjamin Millepied ne se fait pas sans fracas. En cause aujourd’hui, la déclaration de Pierre Bergé dans un tweet datant du 5 Février. Le cofondateur de la maison de haute couture Yves Saint Laurent et ancien directeur de l’Opéra Bastille s’est permit d’accuser publiquement Benjamin Millepied de plagiat envers le chorégraphe américain Jérome Robbins, décédé en 1998. Il voit dans ce manque de démarcation la raison de l’échec de Millepied auprès du corps de ballet.

On savait que la nomination en 2013  du directeur de la compagnie L.A Dance Project n’avait pas fait l’unanimité. En cause, la jeunesse et l’aspect très people de la nomination de celui qui est marié à l’actrice Nathalie Portman.

Pour autant, nombreux sont ceux qui ont rendu hommage au bilan de Millepied qui quitte l’Opéra après 14 mois de fonction. Le chorégraphe a ouvert la programmation à de nombreux chorégraphes contemporains, comme Boris Charmatz et récemment Jérôme Bel.

Une modernité qui ne colle pas toujours avec les attentes du public de l’illustre institution, en témoigne les hués du parterre pendant la pièce Tombe  de Jérôme Bel.

Un hommage à son maitre

Rappelons que Millepied, après un passage au Conservatoire de Lyon, rejoint les Etats Unis en 1993 pour intégrer le School of American Ballet de New York. Il devient le danseur principal de la compagnie et danse notamment dans « 2&3 Parts Invention » de Jérôme Robbins.

C’est pour rendre hommage à celui qu’il considère comme son mentor que Benjamin Millepied programme le chorégraphe américain avec Opus 19/ The Dreamer  sur une musique de Serguei Prokofiev et actuellement Les variations de Goldberg  ainsi qu’une représentation unique le 20 Février de In the Night.

Une critique facile et un ton peu diplomatique pour Pierre Bergé qui ne semble pas distinguer plagiat et hommage. Si l’ancien directeur n’a pas réagi à cette accusation, c’est son frère, Laurent Millepied, qui a prit sa défense sur les réseaux sociaux, accusant Pierre Bergé de « sénilité ».

De quoi consumer la scission entre le danseur et la maison de luxe, qui avaient pourtant collaborés pour la campagne du parfum « l’Homme Libre ».

Visuels: © Benoite Fanton / OnP / Benjamin Millepied pour Saint Laurent Parfum / visuel Pierre Bergé site du Prix de Décembre 


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