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Victoires de la Musique 2014: Stromae occupe tout l’espace, qui s’est réduit

Victoires de la Musique 2014: Stromae occupe tout l’espace, qui s’est réduit

14 janvier 2014 | PAR Geoffrey Nabavian

Depuis des années, les Victoires de la Musique constituent un événement plus que sympathique. Elles sont remises lors d’une soirée bien pensée, qui permet à tout le monde de découvrir des artistes. Cette année, ce n’est pas le carton très prévisible de Stromae au sein des nominations qui étonne, c’est la réduction du nombre de nominés. Pourquoi ?

Victoires de la MStromae rafle toutes, mais vraiment toutes les nominations des Victoires de la Musique 2014. Il raflera beaucoup de prix sans doute. D’aucuns diront qu’il laisse peu de place aux autres… et ils auront raison. Mais ce n’est pas de sa faute : le nombre de nominés par catégorie vient de se trouver réduit de quatre à trois, cette année. Tragique.

Cela peut-il s’expliquer par des contraintes de longueur de la cérémonie ? La formule précédente convenait… Depuis quelques années, les organisateurs tentent de la « renouveler ». Les essais n’ont jamais été concluants. Le nombre des « révélations personnelles » de chacun va s’en trouver réduit, car moins d’artistes seront présents. Dommage: on les aimait, les Victoires, pour ce qu’on y découvrait.

En attendant, la liste des nominations.

Album de chansons de l’année :
Les Chansons de l’innocence retrouvée d’Etienne Daho
LØve de Julien Doré
Racine carrée de Stromae

Notre choix : Racine carrée de Stromae. Electro et sujets tristes peuvent faire très bon ménage, et l’ami belge ne laisse pas son inspiration chômer. Il continue à se renouveler.

Album rock de l’année :
Bankrupt! de Phoenix
Black city parade d’Indochine
Horizons de Détroit (Bertrand Cantat et Pascal Humbert)

Notre choix : Bankrupt! de Phoenix. Nos amis versaillais arrivent à remonter en selle et à livrer un album qui n’est pas un clone de l’inoubliable Wolfgang Amadeus Phoenix.

Album de musiques urbaines de l’année :
Funambule de Grand Corps Malade
Paris Sud minute de 1995
Subliminal de Maître Gims

Notre choix : disons Funambule, de Grand Corps Malade. Le grand garçon creuse son sillon de manière calme et assurée, on l’écoute encore avec plaisir. On eût aimé la présence d’autres albums dans cette catégorie : Arts martiens d’IAM, pour marquer la fin de leur histoire, Orelsan et Gringe sont les Casseurs Flowteurs

Chanson originale de l’année :
« 20 ans » de Johnny Hallyday
« Formidable » de Stromae
« J’me tire » de Maître Gims
« Papaoutai » de Stromae

Notre choix : Stromae, « Papaoutai ». Plus une « vraie chanson », davantage chantée que « Formidable ». le garçon est décidément trop fort.

Interprète masculin de l’année :
Étienne Daho
Christophe Maé
Stromae

Notre choix : Stromae, pour ses mises en scène démentes en live.

Interprète féminine de l’année :
Lilly Wood And The Prick
Vanessa Paradis
Zaz

Notre choix : Zaz, dont la voix ne faiblit pas.

Album de musique électronique ou dance:
Aleph de Gesaffelstein
Outrun de Kavinsky
Time for a change de Elephanz

Album de musiques du monde :
A new day de Winston McAnuff et Fixi
Illusions de Ibrahim Maalouf
Lovely difficult de Mayra Andrad

Album révélation :
Cats on trees de Cats on trees
My name is de Hollysiz
Psycho tropical Berlin de La Femme

Groupe ou artiste révélation scène :
1995
Christine and the Queens
Albin de la Simone
Woodkid

Spectacle musical/tournée/concert de l’année :
C2C – « Tetra tour »
M – « Îl(s) »
Christophe MAÉ – « Je veux du bonheur »

Vidéo-clip :
« Formidable » de Stromae
« I love you » de Woodkid
« Papaoutai » de Stromae

Dvd musical de l’année :
« Geeks on stage » de Shaka Ponk
« Lys and love tour » de Laurent Voulzy
« Ma dernière séance » de Eddy Mitchell

En attendant la cérémonie, le 14 février 2014.

http://www.youtube.com/watch?v=S_xH7noaqTA

Visuel : © logo des Victoires de la Musique

Le producteur James Schamus président de la 64ème Berlinale
Pierre Lescure : président du Festival de Cannes
Geoffrey Nabavian
Parallèlement à ses études littéraires : prépa Lettres (hypokhâgne et khâgne) / Master 2 de Littératures françaises à Paris IV-Sorbonne, avec Mention Bien, Geoffrey Nabavian a suivi des formations dans la culture et l’art. Quatre ans de formation de comédien (Conservatoires, Cours Florent, stages avec Célie Pauthe, François Verret, Stanislas Nordey, Sandrine Lanno) ; stage avec Geneviève Dichamp et le Théâtre A. Dumas de Saint-Germain (rédacteur, aide programmation et relations extérieures) ; stage avec la compagnie théâtrale Ultima Chamada (Paris) : assistant mise en scène (Pour un oui ou pour un non, création 2013), chargé de communication et de production internationale. Il a rédigé deux mémoires, l'un sur la violence des spectacles à succès lors des Festivals d'Avignon 2010 à 2012, l'autre sur les adaptations anti-cinématographiques de textes littéraires français tournées par Danièle Huillet et Jean-Marie Straub. Il écrit désormais comme journaliste sur le théâtre contemporain et le cinéma, avec un goût pour faire découvrir des artistes moins connus du grand public. A ce titre, il couvre les festivals de Cannes, d'Avignon, et aussi l'Etrange Festival, les Francophonies en Limousin, l'Arras Film Festival. CONTACT : [email protected] / https://twitter.com/geoffreynabavia

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