Cinema

Cannes 2018 : les films de la section Un certain regard

Cannes 2018 : les films de la section Un certain regard

12 avril 2018 | PAR Geoffrey Nabavian

En ce jour de conférence de presse officielle, il est temps de savoir quelles oeuvres, risquées ou tout simplement belles, seront présentées au sein de la section Un certain regard du Festival de Cannes 2018.

La section Un certain regard du Festival de Cannes 2018 vient de révéler les films qui la composeront. On peut se rappeler qu’en 2015 puis en 2017, elle a su décerner son Grand Prix de façon très intelligente, en distinguant, pour l’an 2015, l’excellent Béliers (critique ici, interview vidéo du réalisateur Grimur Hakonarson ici), et pour l’année 2017, l’excellent Un homme intègre (critique ici, interview vidéo du réalisateur Mohammad Rasoulof ici). Ces dernières années, ses cuvées ont été brillantes : on y a rencontré, par exemple, le splendide Jauja, en 2014, ou Olli Mäki, lauréat du Grand Prix en 2016. En cette année 2018, c’est Benicio Del Toro qui préside son jury. Reste à connaître les membres qui vont l’entourer.

La liste des films présentés dans la section Un certain regard, pour Cannes 2018 :
Border [Gräns], d’Ali Abbasi (Suède, 1h41)
Sofia, de Meyem BenM’Barek (Maroc/France, 1h30)
Les Chatouilles, d’Andréa Bescond et Eric Métayer (France, 1h43)
Long day’s journey into night, de Bi Gan (Chine, 1h50)
Manto, de Nandita Das (Inde, 1h50)
A genoux les gars, d’Antoine Desrosières (France, 1h38)
Girl, de Lukas Dhont (Belgique, 1h40)
Gueule d’ange, de Vanessa Filho (France, 2h)
Euphoria, de Valeria Golino (Italie, 2h)
Mon tissu préféré, de Gaya Jiji (Turquie/France/Syrie, 1h36)
Rafiki, de Wanuri Kahiu (Kenya, 1h22)
Les Moissonneurs, d’Etienne Kallos (Afrique du Sud, 1h42)
In my room, d’Ulrich Köhler (Allemagne, 2h)
El angel, de Luis Ortega (Argentine, 2h06)
The gentle indifference of the world, d’Adilkhan Yerzhanov (Kazakhstan, 1h39)

On y retrouve donc les nouveaux longs-métrages signés Bi Gan (auteur de Kaili Blues, film lauréat de prix à Locarno ou au Festival des Trois Continents de Nantes), Ulrich Köhler (Montag), Luis Ortega (La caja negra), ou d’Antoine Desrosières, cinéaste au parcours marginal qui signa A la belle étoile (1994), ou Banqueroute (2000), tous deux avec Mathieu Demy, et avec Dominique A à la musique pour le second. Marion Cotillard est également présente, dans Gueule d’ange, où elle incarne une mère abandonnant sa fille à elle-même.

Films de femmes et thèmes durs à aborder

On trouve aussi deux films réalisés par des actrices : Manto, signé par la star indienne Nandita Das, et consacré à la vie de l’auteur Saadat Hasan Manto, et Euphoria, dirigé par Valeria Golino (Rain Man, Respiro). Ainsi que Les Chatouilles, réalisé par le duo d’artistes Andréa Bescond et Eric Métayer : on les a connus drôles – dans le spectacle théâtral Les 39 marches, notamment – mais Les Chatouilles, adaptation d’un seul en scène à succès joué par Bescond, et mis en scène par Métayer, traitera cette fois de la pédophilie. Avec à la distribution, Andréa Bescond donc, mais aussi le grand Pierre Deladonchamps (génial dans Nos années folles), Gringe, Clovis Cornillac ou encore Karin Viard.

Des sujets tels que les migrations dures – traitées sur le mode de la science-fiction, dans Border – ou les jeunes femmes à l’épreuve de la frustration masculine – dans A genoux les gars, assez décalé a priori – ou encore l’identité sexuelle, dans Girl, se trouvent traités, au sein de cette sélection assez prometteuse, où l’on découvrira aussi Mon tissu préféré, de la réalisatrice Gaya Jiji, qui portera sur le début de la guerre civile syrienne. Et quelques autres titres vont venir, comme d’habitude, compléter cette liste dans les semaines à venir, avant le début du Festival 2018, qui se tiendra du 8 au 19 mai.

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Visuel : © Affiche officielle 2018 © Maquette: Flore Maquin – Photo : Pierrot le fou © Georges Pierre

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Geoffrey Nabavian
Parallèlement à ses études littéraires : prépa Lettres (hypokhâgne et khâgne) / Master 2 de Littératures françaises à Paris IV-Sorbonne, avec Mention Bien, Geoffrey Nabavian a suivi des formations dans la culture et l’art. Quatre ans de formation de comédien (Conservatoires, Cours Florent, stages avec Célie Pauthe, François Verret, Stanislas Nordey, Sandrine Lanno) ; stage avec Geneviève Dichamp et le Théâtre A. Dumas de Saint-Germain (rédacteur, aide programmation et relations extérieures) ; stage avec la compagnie théâtrale Ultima Chamada (Paris) : assistant mise en scène (Pour un oui ou pour un non, création 2013), chargé de communication et de production internationale.Il a rédigé deux mémoires, l'un sur la violence des spectacles à succès lors des Festivals d'Avignon 2010 à 2012, l'autre sur les adaptations anti-cinématographiques de textes littéraires français tournées par Danièle Huillet et Jean-Marie Straub.Il écrit désormais comme journaliste sur le théâtre contemporain et le cinéma, avec un goût pour faire découvrir des artistes moins connus du grand public. A ce titre, il couvre les festivals de Cannes, d'Avignon, et aussi l'Etrange Festival, les Francophonies en Limousin, l'Arras Film Festival.CONTACT : geoffrey.nabavian@free.fr / https://twitter.com/geoffreynabavia

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