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La sélection cinéma du 11 février

La sélection cinéma du 11 février

11 février 2015 | PAR Matthias Turcaud

Cette semaine : des succès au box-office garantis et des petits films beaucoup plus confidentiels, des ressorties et des premières, du classicisme et des partis pris innovants, de la couleur comme du noir et blanc, de l’animation comme du documentaire, une souris poétesse, des pratiques sado-maso, un exil amoureux à New York, des enfants Roms qui découvrent le cirque, et un fils qui cherche son père dans une salle de casting. Entre autres.

 

– Il est difficile d’être un Dieu (Trudno Byt Bogom) d’Alexei Guerman, Capricci, 2h50, Russie.

Dans un futur qui évoque le Moyen-Age et dans lequel, un certain Don Rumata, un individu mystérieux et auquel on prête des facultés divines déclenche une guerre pour sauver quelques hommes du triste sort qui les attend. Un film mythologique, à la durée intimidante de 2h50 et au tournage long et laborieux. Voir notre critique ici.

– Rétrospective Paul Vecchiali, Shellac, France.

C’est au distributeur Shellac qu’il faut savoir gré de faire (re)découvrir un cinéaste français qui s’appelle Paul Vecchiali et qui est injustement tombé dans l’oubli. Une rétrospective sélective de son oeuvre est prévue au cinéma le Grand Action tout au long de cette année 2015. Pour cette première partie, ressortent déjà L’Etrangleur (1972), Change pas de main (1975), Femmes, femmes (1975) et Corps à Coeur (1978), qui mettent en lumière un cinéaste protéiforme, lyrique et cruel, poète et chirurgien, glaçant et chaleureux à la fois. Voir ici notre critique du dernier film du réalisateur, Nuits blanches sur la jetée, sorti le 28 janvier dernier.

– Casting Sauvage de Galaad Hemsi, Commune Image Média, 1h13, France.

Casting Sauvage – Teaser from Desert Prod on Vimeo.

Peut-on raconter une vraie histoire qui tient la route tout en restant cloîtré dans une salle de casting, avec un acteur par scène pour interpréter le même personnage ? La réponse est oui, et Galaad Hemsi nous le prouve éloquemment avec ce bel ovni. Voir notre critique ici, et notre jeu-concours .

– Le Petit Monde de Leo de Giulio Gianini, Cinema Public Films, à partir de 3 ans, 0h30, 1979, ressortie, Italie.

Le cinéaste d’animation italien Giulio Gianini, connu pour ses vulgarisations des opéras de Rossini et honoré l’année dernière au festival de La Rochelle, a également réalisé une adaptation de récits de Leo Lionni. Au programme notamment : une souris qui initie ses congénères à l’art de la poésie à l’heure où la faim gronde, une histoire d’amitié entre un têtard et un petit poisson et un crocodile qui arrive à se tenir debout sur deux pattes.

– Une histoire américaine d’Armel Hostiou, UFO Distribution, 1h25, France.

La mascotte du nouveau cinéma français, Vincent Macaigne, à l’affiche de pas moins de six films ces deux dernières années, promène une fois de plus à l’écran sa démarche nonchalante, sa chevelure hirsute et son élocution hésitante – pour, comme dans Tonnerre, une histoire d’amour à sens unique, qui se passe ici aux Etats-Unis. Par le distributeur de 2 automnes, 3 hivers, autre film où joue l’acteur. Voir notre critique ici.

– Spartacus et Cassandra de Ioannis Nuguet, Nour films, 1h20, France.

Sélectionné à la sélection ACID (Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion), ce documentaire parle de deux enfants roms qui sont accueillis par une jeune trapéziste dans un chapiteau à la périphérie de Paris et confrontés au choix délicat de continuer une vie circassienne ou de rester avec leurs parents, toujours à la rue …

– Les Merveilles (Le Meraviglie) d’Alice Rohrwacher, Ad Vitam, 1h50, Italie.

Dédié à la chronique d’un village en Ombrie à la fin de l’été et au quotidien de trois jeunes soeurs cadenassées par leur père apiculteur et perturbées par l’arrivée d’un jeune délinquant et le tournage d’un jeu télévisé intitulé le « Village des Merveilles », le film d’Alice Rohrwacher avait été présenté au dernier Festival de Cannes d’où il est reparti avec le Grand Prix. Voir notre critique ici.

– Les Désaxés (The Misfits) de John Huston, Ciné Sorbonne, 2h, 1961, ressortie, Etats-Unis.


Un film quasi-documentaire avec des stars au bout du rouleau qui jouent des personnages eux aussi au bout du rouleau et abonnés à toutes sortes de fiascos. Clark Gable et Marilyn Monroe sont morts peu après le tournage du film.

– Un frisson dans la nuit (Play Misty For Me) de Clint Eastwood, Splendor Films, 1h42, 1971, ressortie, Etats-Unis.

En attendant la sortie de son trente-septième long-métrage intitulé American Sniper sur la guerre en Irak la semaine prochaine, vous pouvez patienter avec la ressortie du tout premier film de Clint Eastwood, Un frisson dans la nuit, restauré par Splendor Films et consacré à un d.j. confronté à une auditrice un peu trop envahissante …

– Les Nouveaux Héros (Big Hero 6) de Don Hall, Walt Disney Studios Motion Pictures France, à partir de 8 ans, 1h48, Etats-Unis.

Disney adapte Marvel pour la première fois de son histoire, tout en orientalisant l’univers d’origine. Notre critique ici !

– Cinquante nuances de Grey (Fifty Shades of Grey) de Sam Taylor Johnson, Universal Pictures International France, interdit aux moins de 12 ans, 2h05, Etats-Unis.

L’adaptation du best-seller érotique SM de E.L. James devrait elle aussi battre des records de fréquentation. Pour une Saint-Valentin un peu différente ? Yaël Hirsch et Olivia Leboyer, présentes à la Berlinale où il est présenté, vous donnent ici cinquante bonnes raisons d’aller le découvrir …

Crédits photos : Creative Commons.

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Matthias Turcaud
Titulaire d'une licence en cinéma, d'une autre en lettres modernes ainsi que d'un Master I en littérature allemande, Matthias, bilingue franco-allemand, est actuellement en Master de Littérature française à Strasbourg. Egalement comédien, traducteur ou encore animateur fougueux de blind tests, il court plusieurs lièvres à la fois. Sur Toute La Culture, il écrit, depuis janvier 2015, principalement en cinéma, théâtre, ponctuellement sur des restaurants, etc. Contact : [email protected]

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