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Les best of expositions 2017 de la rédaction

Les best of expositions 2017 de la rédaction

12 décembre 2017 | PAR La Rédaction

En 2017, la rédaction « Arts » de Toute La Culture a traversé la France, l’Europe, les Etats-Unis, Israël à la recherche de chocs esthétiques. Alors que retenir avant le passage en 2018 ?

Yaël

Alors que je connais assez mal la sculpture, j’ai vraiment apprécié de redécouvrir la discipline avec les collections du Centre Pompidou exposées de manière osée dans A Pied d’oeuvre à la Monnaie de Paris. Déjà convaincue par la modernité absolue de son projet qui a commencé vingt ans avant qu’on parle de transhumanisme, j’ai été bluffée de redécouvrir le travail sexy de Orlan à la MEP. Toujours côté photo, mon coup de cœur aux Rencontres d’Arles a été le travail de Matthieu Pernot sur la famille Gorgan, également exposé à l’Hôtel des arts de Toulon et chez son galeriste, Eric Dupont. A Bâle, j’ai poursuivi mon admiration de longue date pour le trait inquiétant de Jérôme Zonder au Musée Tinguely. Et enfin, Pop-Corn, l’expo qui confrontait design et cinéma, était juste passionnante au Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne.

Diane

Difficile de se prononcer sur les meilleures expositions de l’année avec une programmation aussi riche et variée, mais celles qui me viennent à l’esprit sont d’une remarquable qualité tant sur le plan muséographique, que sur le choix des oeuvres ou encore le discours exposés. Aussi, les manifestations artistiques que je citerai sont les suivantes : « Imprimer le monde » au Musée national d’art moderne – Centre Pompidou, une très belle exposition sur de nouvelles techniques, de nouveaux matériaux. « Inextricabilia – Enchevêtrements magiques » à la Maison rouge faisait le lien entre diverses formes d’art provenant de cultures différentes, de manière très émouvante et poétique. Le défi, relevé avec succès, était de présenter un nombre important d’œuvres d’art, fragiles et/ou précieuses afin d’établir un dialogue entre elles à partir d’une relation formelle. »Animer le paysage » au Musée de la Chasse a sans douté été l’exposition la plus originale de l’année 2017. L’immersion était totale, le visiteur menant une enquête et découvrant des sujets de société relatifs à la chasse ou encore l’élevage, des questions sensibles. Une réussite !

Maïlys

Je retiendrai de cette année 2017 la très belle impulsion donnée par les Biennales de Lyon et de Venise, où les thématiques choisies (féministes, écolo, connectées au monde et à la nature) sont extrêmement encourageantes. J’ai aimé aussi le nouveau coup d’éclat du musée de Grenoble, avec la rétrospective consacrée à l’artiste français Daniel Dezeuze (à voir jusqu’en janvier 2018 !) : l’accrochage est d’une très grande délicatesse et met parfaitement en valeur les travaux de ce représentant de Supports/Surfaces. On verserait presque une larme devant cet art bien plus politique qu’il n’y paraît. Aussi, plusieurs mois en arrière, l’exposition Street art génération(s) à Roubaix était superbe, et donnait un visage humain à cet art étrangement méconnu. Évidemment, les 40 ans du Centre Pompidou ont bien rythmé l’actualité des expositions en région, à Nantes avec les architectures monumentales ou dernièrement à Lille avec une très belle exposition sur l’art de la performance. Bref, c’était une belle année !

Géraldine

Incontournable cette année, évidemment, la rétrospective David Hockney menée de son vivant, qui a valu au Centre Pompidou le don d’une toile monumentale de la part de l’artiste. Le peintre des piscines californiennes a démontré l’obstination de son parcours, et sa relecture fine de la crise perspectiviste dans la peinture moderne. Je tiens à citer Jardins au Grand Palais, pour son zeste de folie instillé par Laurent le Bon aux manettes de cette expo-fleuve, qui nous faisait décoller dès l’installation zen de Koichi Kurita, et nous pâmer d’admiration devant l’herbier en verre des Blaschka  conservé à Harvard. Derrière des abords déconcertants, Gauguin l’Alchimiste, s’est révélée une passionnante plongée dans le processus créatif d’un artiste pourtant difficile, obstiné, mystique et cru, mais véritable maillon de la rupture moderne avant l’heure. Enfin, histoire d’accompagner le passage vers la nouvelle année en douceur, le musée d’Orsay revisite avec une grande élégance l’exposition littéraire : Degas  et Paul Valéry se renvoient mutuellement la lumière sur les cimaises repeintes en bleu turquoise pour l’occasion, sous le beau titre rythmé de « Degas Danse Dessin.

Amélie

Cette année je retiens les piscines de David Hockney mais aussi ses doubles portraits qui disent tant de l’Amérique. Je garde aussi le parcours de Sophie Calle et Serena Carone au Musée de la Chasse et particulièrement une oeuvre qui dans l’alcôve aux hiboux faisait pleurer une statue. Egalement, le choc violent, adolescent et merveilleusement premier degré Harmony Korine au Centre Pompidou. J’emporte aussi la collection  agnès b. déployée chez Lambert l’été dernier, à Avignon.

Alice

Cette année, il semble encore plus difficile qu’à l’accoutumée de sélectionner les meilleures expositions. L’année fut aussi diverse en thématique qu’en qualité, avec de belles découvertes et de douloureuses déceptions. Cependant, l’on pourrait citer la carte blanche à Stéphane Duroy au Bal, qui a égayé une saison d’expositions photographiques en demi-teinte. Les explorations paysagères du musée d’Orsay dans Du bois sacré au Cosmos, se sont démarquées par la qualité des prêts. Au Seuil de l’enfer, l’exposition des illustrations du camp de Drancy à l’eau-forte par George Horan, s’est distinguée par la qualité du travail de recherches nécessaire à cette redécouverte ainsi que par la médiation mise en place par les équipes du mémorial de la Shoah de Drancy.
En Europe, on retiendra les impressionnantes toiles de l’abstractionnisme abstrait exposées dans des espaces à leurs envergures au Guggenheim de Bilbao. Et pour finir, parce qu’il est encore temps de s’y presser, l’originalité de l’exposition de la Wellcome Collection de Londres nous convainc tant dans son propos que dans sa muséographie en explorant les rapports entre le graphisme et la santé dans Can graphic design save your life ?

Visuels :

1-  Collection Centre Pompidou © Martin Argyroglo / Monnaie de Paris

2- MCL

3-Edgar Degas (1834-1917)
Danseuses bleues, vers 1893, huile sur toile, 85,3 x 75,3 cm. Paris, muse?e d’Orsay, don du docteur et de Mme Albert Charpentier, RF 1951 10, © Muse?e d’Orsay Dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt

4-Anselm Kiefer :  La vie secrète des plantes, 2001-2002, branchage, gesso, fil de fer, plomb, toile, 380 x 1500 cm, détail n°1- Crédit photo : (c) Centre Pompidou, MNAM-CCI/Philippe Migeat/Dist. RMN-GP

 

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