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Ce qu’il faut voir à Avignon (pour le moment)

Ce qu’il faut voir à Avignon (pour le moment)

11 juillet 2015 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Cela fait maintenant sept jours (et non pas un mois comme nos cernes laissent à penser) que le Festival d’Avignon et le Off d’Avignon ont commencé. Voici les premiers conseils de la rédaction.

Au Festival d’Avignon

Malheureusement les petits bijoux que sont NO51 et Wyncinka Holzfallen sont déjà terminés et le Richard III de Thomas Ostermeier est complet, mais sur place, avec de la patience, on peut trouver des billets. Que reste-il ?
Tous les jours, Valérie Dreville, Didier Galas et Gregoire Igold lisent La République de Platon d’Alain Badiou dans le Jardin Ceccano. C’est en entrée libre. Gratuites également, les lectures de France Culture commencent dimanche au Musée Calvet avec à 20h un hommage à Patrice Chéreau auquel la Collection Lambert consacre un portrait.

Dès le 14, la folle performance de Gaëlle Bourges A mon seul désir revisite dans une version très animale la tapisserie de La dame à la Licorne.  A 18h au Gymnase Saint Joseph.

Dès le 12, le Le chorégraphe israélien Hofesh Shechter, qui nous avait illuminés de son solaire Sun,  sera pour la première fois au Festival avec Barbarians, à La Fabrica.

Dès le 13,  le chorégraphe Fabrice Lambert fera lui aussi son entrée à Avignon avec Jamais Assez au Gymnase Aubanel.

Dans les Offs d’Avignon:

Dans les différentes pluralités du « Off » qu’il est plus juste de nommer les offs, on y trouve pas mal de danse. Commençons par là

-La danse

Alors que le CDC Les hivernales est menacé de fermeture on a la chance de voir Cortex de la Compagnie3637,  qui dans un mouvement parlé raconte les histoires d’enfance à 10H50 aux Hivernales.

Concernant La Parenthèse, le lieu anciennement affilié au Forum Blanc Mesnil aujourd’hui malheureusement disparu, tout est à voir. On y danse de 10h à 12h, avec des noms tels que Frank Micheletti ou Mickaël Phelippeau. On  y trouve aussi le théâtre, entre autres d’Isabelle Lafont.

Au Théâtre Golovine, Ici et Là, tous les jours à 12h30 apporte un souffle nouveau à la danse urbaine.

Le Théâtre

Sur la page Wikipedia de Michel Drucker il est écrit qu’il est né un 12 septembre à Vire nous entraîne dans les affres de la décentralisation théâtrale. A la Manufacture, à 22h

Toujours à la Manufacture, la performance folle d’Olivier Dutilloy en plongeur noyé dans The Great Disaster. A 10h50.

Au Théâtre des Barriques, Louis Calaferte nous fait glisser dans la mémoire. C’est la guerre,  à 14h30

Nouveau Héros mis en scène par Nicolas Kerszenbaum, une forme de théâtre en appartement qui se joue à l’Espace Alya tous les jours à 12h15, relecture contemporaine et féministe du mythe d’Hercule, inspiré de témoignages réels glanés à Sevran.

Au Chapeau d’ébène, à 13h30, Cinq jours en mars, superbement mis en scène par Jérôme Wacquiez et interprété par d’explosifs jeunes acteurs. Défendant un texte de Toshiki Okada, riche en sous-textes ouverts, où glisser nos peurs et nos désirs. Tout ça, dans une forme hyper énergique.

Au Théâtre du Chêne-Noir, à 18h45, pour continuer sur les sens ouverts, vous pouvez faire confiance à… Daniel Mesguich. Un homme à point de vue, qu’on est toujours heureux de retrouver. Sa mise en scène du Prince travesti, même si elle n’anime pas sur toute la longueur le texte (plutôt pesant) de Marivaux, offre des moments impressionnants. Défendus par quelques comédiens chevronnés, parmi lesquels Sarah et William Mesguich (qui a l’art d’en faire beaucoup, ce que tous n’ont pas), et Rebecca Stella.

Au Théâtre des Halles, à 17h, Les Deux Frères et les Lions, histoire mêlant fraternité et capitalisme, contée de façon explosive par Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre et Lisa Pajon. Préparez-vous à être impliqués et à vous questionner.

A l’Alizé à 10h, D’un retournement l’autre, texte de l’économiste Frédéric Lordon, mis en scène entre délire et grand sérieux par Luc Clémentin et sa troupe chevronnée, et replongeant dans la crise de la décennie précédente de façon percutante. Et drôle.

Ce que l’on a envie de voir :

Les liaisons dangereuses au Chêne Noir mis en scène par Anne-Marie Philipe. Horaires à consulter sur le site du théâtre.

Une Chenille dans le coeur mis en scène par Mariana Lézin.  A l’Espace Alya à 17H55.

La mémoire des serpillières, de Matei Visniec mis en scène par la Cie Umbral dont on adore les spectacles trés acides. La Mémoire des Serpillières raconte l’histoire de la décadence du monde médiatique, dans un univers de plus en plus envahi par les Rats. A 12h15, à la Présence Pasteur.

La petite fille qui avait perdu son coeur, à 14H20, dès 4 ans, mise en scène Antoine Colnot. Au Collège de la Salle.

Mais aussi
A 18h35 au petit Louvre – Coming Out de Tom lanoye
A 20h15 à la Manufacture – Bobo 1er roi de personne
A 12h au Grenier à sel a midi, Désertion jour o
A 11h55 à l’Entrepot, La tigresse
A 12H20 au Girasole, Une heure avant la mort de mon frère au Girasole

 

Visuel © Tristan Jeanne

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

One thought on “Ce qu’il faut voir à Avignon (pour le moment)”

Commentaire(s)

  • marie-sophie

    Et le Platonov au Collège de la Salle!!!

    juillet 12, 2015 at 17 h 22 min

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