Danse
[Festival d’Avignon] Trois questions à Fabrice Lambert

[Festival d’Avignon] Trois questions à Fabrice Lambert

10 juillet 2015 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Pour la première fois, le danseur et chorégraphe, également fondateur de l’Expérience Hamaat  est au Festival d’Avignon.  En attendant de découvrir son travail : Jamais Assez  du 13 au 17 à Aubanel, nous avons souhaité lui poser trois brèves questions.

C’est votre premier Festival d’Avignon et cette année vous serez présent dans le « In » et dans le « Off », avec quelques spectacles ?
D’abord dans le « In » avec Jamais Assez :
Pour cette création, je souhaite travailler avec un groupe de dix danseurs, et me confronter à leur multitude, à leur masse.
J’ai trouvé dans le documentaire Into Eternity de Michael Madsen, un écho très concret, ancré dans le réel, aux questions de relation à l’énergie et au pouvoir de masse que je souhaite aborder avec ce projet chorégraphique. Into Eternity nous parle d’un chantier qui se trouve en Finlande, Onkalo, où des travaux seront menés durant 100 ans pour ensevelir des déchets nucléaires pour 100 000 ans. Il questionne la capacité de l’humanité à concevoir son propre avenir, et bouscule nos conceptions du temps et de l’idée d’éternité.

et dans le « Off » avec L’Incognito :
C’est un duo avec l’auteure Gaelle Obiegly, une forme légère d’une demi heure, commande du Festival Concordanse (direction : Jean Francois Munnier).
« Fabrice Lambert et Gaëlle Obiégly ne se connaissaient pas. De ce tandem chorégraphe / auteure réuni par concordan(s)e est née cette variation sur l’autre, sur l’inconnu et les mystères de deux présences à inventer. Dans l’ordinaire d’un salon, le texte en off énonce d’abord le mot comme venu d’un catalogue, et le corps d’un point de vue organique. Petit à petit, l’imaginaire et la poésie l’emportent pour habiller l’espace d’une histoire qui se joue à deux voix. Le danseur, en mirage fantasmatique, jette le trouble dans sa double tentative de disparaitre et de faire résonner dans son corps les soubresauts de la fiction. Face à l’auteure, il devient lui-même « un poème en actes » tout ce qu’il faut de troublant et d’énigmatique pour nous tenir en haleine » texte écrit pour le théâtre de la parenthèse.


La danse est un combat pour vous ?

Il y a bien des combats que le corps traverse mais la danse, elle, répond par une physicalité de l’engagement. En ce sens, elle révèle une autre identité du présent, de ses forces vives autant dans ses puissances que ses fragilités.
La danse est un combat quand elle révèle la réalité. Elle est aussi un combat pour l’engagement que les hommes et les femmes doivent partager.

Qu’est ce que l’Expérience Harmaat ?

Depuis 2000, je  structure et assure la direction artistique de L’Expérience Harmaat, au sein de laquelle je poursuis mon travail de recherche et de création. Celle-ci se définit comme un lieu de croisements, qui rassemble autour des projets du chorégraphe, des créateurs de différentes disciplines. Leur point commun est de questionner, chacun dans son champ, les notions de phénomène et de mouvement.

Visuel : © Bruno Boinard

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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