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Playlist de la semaine (59)

Playlist de la semaine (59)

22 mars 2014 | PAR Bastien Stisi

Le renouvellement pop et anxiogène des BRNS, le nouvel album non érosif de Miossec, et l’électro orientalisée de l’une des nombreuses pépites du label InFiné….la playlist de la semaine, rendez-vous hebdo confectionné par Toute La Culture, rien que pour vos oreilles et pour vos tympans exigeants :

1. BRNS, « Void »

Spécialiste de l’alliance du clair et de l’obscur, les garçons belges de BRNS, orfèvres d’une pop racée et cérébrale, illustrent l’arrivée de leur second album prévu pour le mois d’août par l’intermédiaire d’un morceau clipé aussi schizophrène qu’anxiogène. Sacrément dynamités en live, les auteurs du très remarqué Wounded basculeraient-ils définitivement dans la pop vectrice de fortes angoisses ? Réponse au cœur de l’été prochain.

2. Miossec, « On vient à peine de commencer »

Le monde animé des insectes, le mouvement continuel des vagues sur les rochers, et Miossec, immobile face à la mer, comme pour symboliser les paroles du morceau « On vient à peine de commencer », issu de son prochain (et sublime) album Ici-bas, ici -même (sortie le 14 avril). Le chanteur résiste magistralement à l’érosion des saisons, et livre sa partition discographique la plus profonde depuis Boire, son premier album personnel paru il y a vingt ans.

3. Bachar Mar-Khalifé, « Ya Nas »

Chez le label InFiné, on cultive aussi bien le sens du melting-pot sonore (la synergie permanente du symphonique et de l’électronique) que celui tout aussi complexe de la famille. Si Rami, l’ainé de la famille Khalifé, construit depuis des années les volontés du trio Aufgang (séparé depuis peu du pilier Francesco Tristano), le cadet Bachar, lui, mène de plein fouet une carrière poussée par l’audacieux label lyonnais et qui mêle avec une justesse folle l’électro baroque et les sonorités orientalisantes. Nouveau témoin de ce bienheureux choc des cultures, le nouvel EP trois fois remixé du Franco-libanais Yas Nas, issu de son dernier album au titre bien allongé Who’s Gonna Get the Ball from Behind the Wall of the Garden Today ?

4. Appletop, « Madonna In Love »

Entre power pop et indie désinvolte, les Français de Appletop et leurs mélodies accrocheuses reviennent avec Brave Mountains, le second album d’une carrière qui avait dû décoller il y a quatre années par l’intermédiaire du très remué The City Can Wait. Sur ce second plateau discographique, une ribambelle de pépites pop, un point de convergence entre Arthur H et les Black Strobes (qui avaient chanté eux aussi la gloire de Madonna), et un concert du côté du très rocailleux Espace B le 9 avril prochain.

5. Buvette, « The Goodbye Party »

Nouveau venu chez le label parisien Pan European Recording (Poni Hoax, Judah Warsky, Flavien Berger…), Buvette noie au sein du même récipient sonore le symphonique synthétique ,le psychédélisme éthéré, le phrasé mélancolique floydien, et présente son « Goobye Party », qui, loin de l’au revoir que suggère sa nomination, suggère plutôt le début d’une aventure bientôt matérialisée par la parution d’un premier album, The Never Ending Celebration, prévu pour le mois de juin prochain.

6. Velvet Stairs, « Superclusters »

What is Superclusters ? C’est à la fois la question que se posent les Terriens connectés et même pas terrifiés d’un clip narrant une drôle d’invasion ovniesque, et le morceau porteur de Star Dawn, le nouveau projet électro cosmique de J.C. Villain (moitié de Hotel 74). Entre ambiant et tourbillonnements électro, Velvet Stairs célèbre l’avènement d’une race nouvelle sur l’espace vital des Humains : celle d’une électro couplant l’écoute de Brian Eno et celle de machines venues d’un espace encore inexploré.

7. Romain Turzi, « I Do What I Want (Tristesse Contemporaine cover) »

Nouvel EP pour le trio hautain et apatride Tristesse Contemporaine, qui profite de la sortie de I Do What I Want (dont le morceau initial apparaît déjà sur le second album du groupe Stay Golden) pour voir le morceau remixé par les soins rock de Romain Turzi, leader du groupe Turzi (ben oui) et membre comme les TC du label Record Makers. Plus méchant encore que l’original, la version de celui qui est aussi la moitié de Disco Napoléon (également hébergé chez Records Makers) est notamment accompagnée sur l’EP par un remix d’Arnaud Rebotini (l’autre moitié de Disco Napoléon). Une affaire de famille, et de beats plus vénéneux les uns que les autres.

https://soundcloud.com/recordmakers/i-do-what-i-want-vitesse-2

La plupart des morceaux de la playlist sont à retrouver sur la page Deezer de Toute La Culture.

Visuel © : pochette de Velvet Stairs, Superclusters de Velvet Stairs

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Bastien Stisi
Journaliste musique. Contact : [email protected] / www.twitter.com/BastienStisi

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