Musique

Astropolis jour 1 : Vingt mille sons sous la mer…

Astropolis jour 1 : Vingt mille sons sous la mer…

05 juillet 2019 | PAR Rodolphe Pete

Jusqu’à dimanche, se tient à Brest la 25e édition du festival Astropolis, doyenne des raves françaises. Avant les deux grosses journées de vendredi et samedi, notamment dans les bois de Keroual, ce grand rassemblement des musiques électroniques a commencé hier en douceur, au lendemain du vernissage de l’exposition anniversaire avec l’enfant du pays Miossec…

La musique électronique ne se résume pas au dancefloor en festival. En ouverture des éditions hivernales comme estivales, Astropolis a ainsi pris l’habitude de proposer des expériences inattendues, décalées et originales. Pour marquer son quart de siècle, l’événement brestois proposait jeudi aux Capucins, ce vaste espace rénové à Recouvrance, trois séances sur réservation pour une plongée vingt mille sons sous la mer.

A l’étage, dans le cadre de l’exposition intitulée « The noisy world » à découvrir jusqu’à fin août, des transats, quelques coussins, des enceintes disposées un peu partout et jusqu’en haut d’un dôme blanc. Une obscurité juste transpercée par quelques leds et les machines de Maxime Dangles.
Le Sudiste (Valence) n’est pas un inconnu en terres bretonnes. Pour Astropolis, il s’est notamment produit en live à la Carène et dans la cour de Keroual. Mais aussi avec ses complices du groupe Mod3rn, Electric Rescue et Kmyle. Malgré son allure juvénile, l’homme aussi chaleureux que talentueux a déjà une riche carrière derrière lui depuis ses débuts sur le label allemand Kompakt. Auteur notamment d’un album très remarqué et abouti, « Résilience », salué notamment par un certain Laurent Garnier, ce geek des machines et notamment des modulaires fait partie des résidents d’un projet où l’étude des océans rencontre la musique à travers les sons multiples, qu’ils proviennent de la flore, de la faune, de la surface ou des profondeurs. Un monde mystérieux, largement méconnu, intriguant et fascinant.
En quarante minutes, sans l’appui de la vidéo, seul aux machines, Maxime Dangles (qui s’était distingué dans cet exercice au musée Oceanopolis de Brest) va raconter le parcours d’une coquille saint-jacques. Oui, ce plat de fête qui est en réalité un marqueur précieux des océans.

A mi-chemin entre live, méditation et chill-out (certains spectateurs s’allongent et ferment les yeux), ce moment rare et unique mérite d’être repris et vu par le plus grand nombre.
Rodolphe Peté

(photos : R. P.) 

 

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