Musique

L’agenda des soirées de février

L’agenda des soirées de février

30 janvier 2020 | PAR Rodolphe Pete

Voici une sélection subjective, forcément incomplète mais fondée sur des coups de cœur, de soirées à Paris et en régions pour une suite d’hiver forcément électro !

Rodolphe Peté

Coups de coeur 

Dimanche 2 février, S. Society, le Sucre, Lyon

Lors de la dernière édition de Nuits Sonores, l’un des événements fut sans conteste le set fabuleux de Jayda G qui avait la lourde mission de passer avant The Black Madonna. Si la tête d’affiche a en effet assuré le show, tant pour le son que l’accompagnement chorégraphique, l’énergie et la sélection house de sa cadette ont enthousiasmé un public ne connaissant pas encore très bien la Canadienne qui a en outre réussit à sortir son premier album sur le mythique label Ninja Tune. Avec aussi Lotfi
 Pratique : à partir de minuit, 27 place du Colombier. Entrée : 12 euros.

Vendredi 7 février, Dave Clarke, Dehors Brut, Paris

Quand le Baron de la techno débarque quelque part, plusieurs choses à savoir : la soirée sera terriblement techno, le set d’une totale maîtrise technique, la sélection ne tiendra compte d’aucune mode et l’Anglais limitera son expression aux platines au minimum. Une recette testée et réussie depuis un quart de siècle. Avec une implacable réussite. Avec aussi Kuss (live), Murd et Toscan Haas.
Pratique : à partir de minuit, 20-22 boulevard Poniatowski, Paris XII. Entrée : 15 euros.

Vendredi 7 février, Thylacine, le Bikini, Toulouse

Quand on choisit comme nom de scène une référence au loup de Tasmanie, c’est qu’on a le goût du voyage. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que William Rezé a su profiter de ses escapades lointaines pour ramener des sons originaux, comme le prouve son album “Roads” paru en deux parties, l’an dernier et à l’occasion de cette nouvelle tournée. De la Russie à l’Argentine, l’Angevin a merveilleusement traduit en notes ses impressions sensibles et profondes. Avec aussi Jaffna.
Pratique : à partir de 20 h, de 22, 50 à 25 euros. Rue Hermès, Ramonville-Saint-Agne.

Samedi 8 février, Derrick May, le Cabaret Aléatoire, Marseille

En voilà une belle idée de rentrée pour un des lieux incontournables de la cité phocéenne ! Quoi de mieux en effet que la venue d’une des légendes de la techno, Mister Innovator en personne, qui était passé au même endroit, il y a quelques années avec ses compères Kevin Saunderson et Juan Atkins. S’il a arrêté de produire depuis longtemps, cet immense artiste demeure un dj très inspiré, toujours à fond pour rappeler la grande histoire de la techno made in Detroit. Sans nostalgie. Avec aussi Jack de Marseille et Jack Ollins.
Pratique : dès 23 h, 41 rue Jobin, Marseille III. Entrée : à partir de 6 euros.

Samedi 8 février, A Night with Chez Damier, Djoon, Paris

Parmi les pionniers de la house américaine, on pense évidemment tout de suite à Kerri Chandler. Mais il ne faut pas oublier son camarade de jeu, avec qui il partage les platines, Anthony Pearson, dont le CV vaut particulièrement le détour, depuis son titre fondateur, “Can You Feel It” en 1992. Depuis un quart de siècle, le natif de Chicago continue de porte la bonne parole pour faire danser dans le monde entier. Immanquable. Avec aussi Aleqs Notal.
Pratique : dès 23 h, 22 boulevard Vincent-Auriol, Paris XIII. Entrée : à partir de 13 euros.

Du mardi 11 au dimanche 16 février, Astropolis hiver

Avec notamment DJ Pierre, Folamour, Lotus Eater (live), Parrisjh Smith, Sherelle, Moxie et DJ Varsovie (live). Le pendant hiver de la rave bretonne estivale mérite le détour, même si le temps n’est pas des plus secs en début d’année à Brest. Mais quand on connaît la qualité de l’accueil et du public, le voyage au fond du Finistère mérite le détour. Beaucoup de découvertes, du partage de savoir entre générations, le temps de se poser et de ramener une quantité appréciable de souvenirs.
Pratique : www.astropolis.org

Vendredi 14 février, Bloom, la Seine Musicale, Paris

Avec Answer Code Request, Regis, Raslan vs Yoannis. La techno sombre, froide et si entraînante en même temps sera à l’honneur de cette salle certes éloignée du centre de la capitale mais à la programmation aussi intéressante qu’éclectique. Rien que Regis, vétéran emblématique d’une scène anglaise mythique, hélas si rare en France, mérite le déplacement quand on repense notamment à ses productions en solo ou avec le collectif Sandwell District.
Pratique : île Seguin, à Sèvres (92), à partir de 23 h. Entrée : 11, 50 à 16,50 euros.

Samedi 15 février, Tonio et Antony Adam, l’Ostra club, Nancy

Les deux furent résidents au Rex club de Paris. Le premier a fait ses armes à l’Anfer de Dijon, où officiait dans les années 90 un certain Laurent Garnier, qu’il suivra sur son label F Com. L’autre, natif de Metz, brillait tellement aux platines qu’il a suffi d’un seul passage au Rex pour qu’il en devienne un des invités. Des années plus tard, ils continuent de mixer, n’ont jamais cessé de croire en leur passion et continuent de transmettre cet amour de la techno. Avec aussi Sappho et Imecka.
Pratique : à partir de minuit, 34 boulevard d’Austrasie. Entrée : 15 euros.

Jeudi 27 février, Zombie Zombie, le Petit Bain, Paris

Le groupe emmené par Etienne Jaumet est toujours une expérience à ne pas manquer, tellement cette formation inspirée et atypique sait merveilleusement créer un univers entre électro et acoustique pour un voyage hors normes. Creusant depuis des années un sillon discret mais profond, Zombie Zombie est devenu au fil du temps un nom qui compte. Avec aussi Kreider.
Pratique : à partir de 20 h. 7 port de la Gare, Paris XIII. Entrée : 22 euros.

Soirées

Samedi 1er février, Skryptöm night, 1988 live club, Rennes

La carte blanche au label parisien promet de belles sensations techno. Emmenée par le patron du label, cette délégation permettra de montrer la diversité d’une équipe constituée comme une famille depuis maintenant plus d’une décennie. Un certain sens de la rave, de la fraternité et du faire-ensemble, bien loin des petits calculs pour grimper en haut de l’affiche. Avec Amotik, Zadig et Electric Rescue.
Pratique : à partir de minuit, 27 place du Colombier. Entrée : 8,50 euros.

Dimanche 2 février, Hors Sol 3 ans jour 2, la Marbrerie, Montreuil (93)

Avec I: Cube (live), Sascha Funke, Palynka (live) et Flegon (live). Un anniversaire fêté de bien belle manière avec un line-up électique, mettant notamment en valeur l’un des producteurs les plus passionnants de l’Hex agone en la personne de Nicolas Chaix. En solo (I:Cube) ou en duo avec le fondateur du label Versatile, Gilb’r, sous leur alias Château Flight, ce surdoué des studios a participé largement à la reconnaissance à l’étranger de la scène française des musiques électroniques.
Pratique : de 12 à 23 h, 21 rue Alexis Lepère. Entrée : 10,50 ou 15,50 euros.

Jeudi 6 février, Cloakroom, Rex club, Paris

Avec Louisahhh, Nicol et Fred B Side. Que ce soit à Paris ou à Montpellier, cette résidence de l’équipe du vestiaire du temple des musiques électroniques (d’où son nom) est en train de s’imposer comme un rendez-vous de premier plan. Il faut dire qu’après avoir fait récemment jouer Laurent Garnier dans le Sud, la barre est désormais très haute. Le line-up de ce soir prouve que le cap est désorm ais bien en place.
Pratique : 5, boulevard Poissonnière, Paris II, à partir de minuit. 8 à 12 euros.

Vendredi 7 février, Oscar Mulero, I Boat, Bordeaux

L’Espagnol est la preuve vivante qu’on peut garder le cap de la techno, même quand on baisse le rythme, et ne pas perdre son âme. Dans les années 90, avec notamment Paco Osuna, ce tatoué à l’aspect austère a fait trembler les scènes des clubs et des festivals européens à grands coups de BPM et de productions ravageuses. Donnant l’inspiration à de nombreux djs en herbe. Avec aussi Brune et Asier.
Pratique : à partir de 23 h 50, quai Armand Lalande. Entrée : 10,50 euros.

Vendredi 7 février, Etienne de Crécy et Arnaud Rebotini, Tunnel of Love, Paris

Deux amis jouant à domicile pour une soirée électro et techno dans un club qui décidément sait se montrer éclectique avec un nouvel aménagement sonore. Si programmer dans la capitale ces deux figures respectées de la scène française (et qui s’exportent très bien) n’est pas une révolution, leur passage n’en demeure pas moins une bonne idée qu’il ne faut absolument pas bouder. Avec aussi Para One (dj set).
Pratique : à partir de 23 h 30, pont Alexandre III, Paris VIII. Entrée : de 9,80 à 19, 80 euros.

Samedi 8 février, Tiga, Dehors Brut, Paris

On le croyait disparu, noyé dans la hype, has been victime des aléas de la mode… Eh bien non ! Le petit (par la taille) producteur canadien n’a pas déserté les platines même si son heure de gloire est sans doute derrière lui (mais sait-on jamais, les carrières ne sont pas une longue ligne droite). Jugé parfois trop commercial par certains, Tiga a su en tout cas se construire un personnage qui a fait beaucoup pour la diffusion de l’electroclash. Avec tout ce qu’il faut de paillettes et de kitsch. Avec aussi Kosme et Ixpé.
Pratique : à partir de minuit, 20-22 boulevard Poniatowski, Paris XII. Entrée : 15 euros.

Samedi 8 février, Mona, les 12 ans, la Bellevilloise, Paris

Avec Nick V, la Mamie’s, Amir Alexander, Patrick Vidal, DJ André, et DJ Amir. Pour fêter cet anniversaire adolescent, le résident Nick V a fort bien fait les choses avec un plateau qui ravira les fans de house, mais pas que. L’ambiance sera particulièrement colorée et joyeuse dans un endroit bien éloigné des codes de la hype, des coins VIP et autres artifices. Le son, le sourire et les basses qui font rêver. Voilà la recette d’une nuit réussie,
Pratique : à partir de 21 h 30, 19-21 rue Boyer, Paris XX. Entrée : 12 à 16 euros.

Samedi 8 février, Chloé all night long, A la Folie, Paris

Un endroit à taille humaine, une figure bien ancrée dans le paysage des musiques électroniques depuis ses premiers pas au Pulp ou au regretté Batofar par exemple dans les années 90. Depuis, Chloé Thevenin a su se construire un riche parcours, osant le live, les longs formats, les performances moins dancefloor et la face plus sombre et lente de la techno. Avec une grande sensibilité et une volonté de creuser les sillons en prenant son temps.
Pratique : à partir de 23 h, 26 avenue Corentin Cariou, Paris XIX. Entrée : 10,50 euros.

Jeudi 13 février, Acid Arab, Rex club, Paris

La sortie de leur album donne lieu à une grande tournée qui est déjà passée par Paris avec un concert en début d’année. Mais en club, l’alliance de Guido Minisky et Hervé Carvalho mérite aussi le détour grâce à une expérience du mix acquise depuis bien longtemps. Ces deux oiseaux de nuit savent parfaitement apporter au dancefloor tous les ingrédients nécessaires, avec leur sens du métissage et du pont entre électro occidentale et rythmes orientaux. Avec aussi Nuri (live) et Debora Ipekel.
Pratique : 5, boulevard Poissonnière, Paris II, à partir de minuit. 12 à 15 euros.

Vendredi 14 février, Boston 168 (live), Nikaïa live, Nice

Pas facile d’avoir un lieu dédié aux musiques électroniques à Nice, en dehors de quelques bars ou des clubs qui essaient de survivre au fil des ans. Quand la météo n’est pas propice aux fêtes en extérieur, il faut ainsi trouver des endroits suffisamment grands afin d’attirer des têtes d’affiches comme le duo italien, fer de lance d’un son à l’ancienne qui a l’avantage de ne jamais vieillir et de faire vibrer n’importe quel dancefloor. Comme leur très efficace “Terror Acid”. Avec aussi Adiel, Ahm Red vs Osmoz.
Pratique : boulevard du Mercantour, à partir de 23 h. Entrée : 15,70 euros.

Samedi 15 février, Todd Terje, T7, Paris

Si le producteur norvégien s’est fait mondialement connaître avec son hit sautillant “Inspector Norse”, il ne se limite pas à ce coup d’éclat. Puisant aux racines de la house et du disco, le producteur a très vite installé son savoir-faire en morceaux originaux ou en remixes, se détachant du peloton pour transmettre un peu de fraîcheur qui fait du bien. S’il ne vient pas pour la première fois dans ce club avec vue imprenable sur la Tour Eiffel, nul doute que ses nombreux fans soient bien présents ! Avec aussi Zimmer (live).
Pratique : à partir de 22 h 30, place des Insurgés de Varsovie, Paris XV. Entrée : 15 à 39 euros.

Jeudi 20 février, les Jeudis du Rosa Bonheur, Paris

Avec Sophie Morello. Ouvert à tous, lieu de brassage et de rencontres, l’endroit phare des Buttes-Chaumont attire la foule le jeudi soir avec un nom différent aux platines. On y vient pour boire un verre, danser, manger une pizza, fumer sur la terrasse, bref c’est un lieu chaleureux où la seule contrainte est d’arriver tôt pour éviter la file d’attente, rançon du succès. Cette fois, rendez-vous avec la Cannoise organisatrice des soirées Kidnapping. Ambiance garantie !
Pratique : 2, allée de la Cascade, Paris XIX, à partir de 20 h, entrée libre.

Vendredi 21 février, Cloakroom invite Rebekah, Magazine club, Lille

Elle est belle et distille une techno industrielle a réveiller les morts. Normal quand on découvre les musiques électroniques avec des maîtres comme Dave Clarke et Billy Nasty. Depuis, la native de Birmingham a fait du chemin, créer son label (Elements), parcourt le monde entier et sait parfaitement achever un dancefloor à coups de BPM ravageurs. Avec aussi David Asko et Fred B Side.
Pratique : à partir de minuit, 84 rue de Trévise. Entrée : 11 à 16 euros.

Vendredi 21 février, Quartiers Rouges et Fissa, la Machine du Moulin Rouge, Paris

Un line-up exceptionnel, entre Orient et Occident pour une nuit pleine de promesses. Parmi les temps forts, outre le set toujours inspiré de Bambounou, il ne faut absolument pas manquer les fulgurances de Deena Abdelwahed, dont l’album sur Infiné constitue une pure merveille, musicale et vocale. Tous les spectateurs de ses prestations en live en conservent un souvenir ému. Avec aussi DJ Plead, Flore, TVSI, Glitter et Malcolm
Pratique : à partir de minuit, 90 boulevard de Clichy. Entrée : 13 euros.

Samedi 22 février, Floating Points (dj set), la Belle Electrique, Grenoble

Virgule flottante. Voilà un drôle de nom de scène. Mais rien d’étonnant que l’Anglais Sam Shepherd ait choisi ce pseudo. Car quand comme lui on conjuge art de la production et neuroscience, l’art et la recherche ne font plus qu’un. Réputé pour la qualité de ses visuels en live, le prodige d’outre-Manche a aussi la richesse d’un excellent selector en dj set. Avec aussi Mafalda et Baume.
Pratique : à partir de minuit, 12 esplanade Andry Farcy. Entrée : 16 à 19 euros.

Samedi 22 février, Born to Rave, le Trabendo, Paris

Avec notamment F.Noize, Lady Dammage, Ncrypta et Psiko. Hardcore et autres sons radicaux seront à l’honneur de cet endroit taillé pour accueillir toutes sortes d’événements à deux pas du mastodonte Zénith. L’heure sera à la rave avec notamment l’un des fers de lance du style en France, en solo ou en duo avec son compère Al Core sous le nom Micropoint. Rien que d’avoir Radium sur l’affiche, c’est la garantie d’un line-up de qualité.
Pratique : à partir de minuit, 211 avenue Jean-Jaurès, Paris XIX. Entrée : 21,80 euros.

Samedi 29 février, Sonja Moonear, Dieze Warehouse, Montpellier

Non, la scène électronique suisse ne se résume à Luciano, Deetron ou Mirko Loko notamment. Les femmes ne sont pas absentes au pays des banques et du chocolat. Parmi les grands noms, figure ainsi Sonja Moonear qui mérite vraiment la reconnaissance qu’elle est enfin en train de connaître en jouant de l’autre côté des Alpes. Elle peut évidemement y revenir quand elle veut. Avis aux organisateurs ! Avec aussi Arapu et Ramona Yacef.
Pratique : à partir de 23 h 30, 188 avenue Marché Gare. Entrée : 11 à 16 euros.

(Photos : Rodolphe Peté)

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