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[Best of 2014] Notre top 10 des meilleurs films étrangers de l’année

[Best of 2014] Notre top 10 des meilleurs films étrangers de l’année

28 décembre 2014 | PAR Gilles Herail

Après notre premier article sur les meilleurs films français et un deuxième sur la crème des films américains, nous est venue l’envie de réaliser un top 10 spécifique pour les films d’autres nationalités, manquant pour certains de visibilité. Au menu, du cinéma belge, québécois, thaïlandais, irlandais, israélien, polonais et britannique. On se retrouve demain pour notre top des premiers films et des cinéastes à suivre.

Mommy

Mommy - Xavier DolanMommy est une œuvre bouleversante où la tension succède à l’émotion et vice versa, les disputes senchaînantpour accoucher sur des scènes respirant un amour impossible. Les dialogues y sont pour beaucoup dans ce tourbillon d’émotions où grâce à une noirceur et une vulgarité omniprésentes, Dolan arrive à mettre mal à l’aise le spectateur tout en lui provoquant des fous-rires (Hugo).

Dans un Mommy aux couleurs rougeoyantes, il révèle le charisme de Antoine Olivier Pilon et parvient à faire un film qu’il appelle « moins latin », c’est-à-dire plus cadré et concentré. Pour un effet encore plus fort que dans ses derniers films ! Dolan confirme son génie dans une œuvre profonde et profondément originale. Un des films les plus enthousiasmants de cette compétition officielle (Yael).

Philomena

philomena afficheStephen Frears nous conte une histoire hors du commun, inspirée de faits réels, adressant une période sombre de l’Eglise catholique irlandaise. Le réalisateur britannique transcende ce fait divers qui aurait pu tomber dans le mélodrame pur avec une vraie réflexion sur la religion et la spiritualité, des flèches politiques cinglantes, beaucoup d’ironie et une incroyable performance de Judy Dench. Un grand film, lucide, drôle, intelligent, fin et souvent bouleversant. (Gilles).

Au nom du fils :

Au nom du filsUn humour belge très noir, mis au service d’une réflexion. Un film qui se questionne sur l’actualité de la religion chrétienne de façon percutante, mais qui sait rester humain. Et un vrai plaisir de cinéphile : mise en scène maîtrisée et pleine de sens de Vincent Lannoo (lisez notre interview), acteurs excellents (Astrid Whettnall, Achille Ridolfi, et Philippe Nahon qu’on aime tant)… Corrosif ? un peu. Positif ? aussi. Pas manichéen en tout cas. Et pas commun non plus. (Geoffrey)

Ida :

Ida-affiche-12488Élégance et liberté au temps de la Pologne communiste à travers la rencontre d’une jeune femme qui va prendre le voile et de sa tante. Avec l’ombre de la guerre et de l’extermination des juifs en arrière-plan, ce retour aux sources de Pawel Pawlikowski est, avec raison, l’un des grands succès indé de l’année. Un noir et blanc sensuel où tout est suggéré, même la plus profonde spiritualité (Yael).

Deux jours une nuit:

deuxjoursunenuitUn titre temporel qui fait penser à la palme d’or signée Christian Mungiu, une comédienne oscarisée (Marion Cotillard) et un nouveau beau portrait de femme après Rosetta, les frères Dardenne demeurent les chouchous de la Croisette.Film sobre, élégant et efficace, Deux jours, une nuit propulse Marion Cotillard en tête pour le prix d’interprétation féminine (Yael).

The Raid 2 :

the-raid-2-affiche-officiel-franceDans The Raid 2, Gareth Evans a vu les choses en grand et exporte son intrigue dans tout Jakarta permettant alors de multiplier les lieux de souffrance du héros principal.Grace à une mise en scène qui se veut au plus près de l’action et à une intensité physique époustouflante, le réalisateur signe un film survitaminé de 2h30 (Hugo).

Le Procès de Viviane Amsalem

Le_Proces_de_Viviane_Amsalem_2Avec Le procès de Viviane Amsalem, Shlomi et Ronit Elkabetz proposent un drame judiciaire maîtrisé qui nous captive pendant presque deux heures.

Shlomi et Ronit Elkabetz proposent une critique ouverte à la politique du divorce dans le mariage religieux israélien et les statuts de la femme qui en découlent (Hugo).

Les rayures du zèbre:

rayuresBenoit Mariage analyse avec beaucoup de lucidité le business mondialisé du foot et les relations entre blancs et noirs sur le continent africain. Benoit Poelvoorde rend touchant un personnage détestable, arrogant, méprisant et pourtant sincèrement attaché à sa manière à cette Afrique qu’il arpente à la recherche de génies. Politiquement incorrect, drôle mais grave, un film qui fait honneur à la tradition d’étrangeté comico-réaliste du cinéma belge. (Gilles)

Pride: 

prideLa comédie sociale anglaise à son meilleure. Euphorisante, libre, solidaire, portée par une énergie et un souffle incroyables. La convergence des luttes entre les homosexuels londoniens et les mineurs gallois était une leçon historique nécessaire et un matériau cinématographique inespéré. Pride redonne foi en la force du collectif et fait un bien fou. (Gilles)

Calvary :

calvaryQuand le patibulaire Brendan Gleeson incarne à lui seul, et en prêtre, la déchristianisation de l’Irlande, John Michael McDonagh livre un grand film psychologique parsemé de paysages a couper le souffle (Yael).

« Manet, le secret », une biographie romancée du peintre par Sophie Chauveau
Chagall, de la palette au métier au musée d’art moderne de Troyes
Gilles Herail

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