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La sélection cinéma du 3 décembre

La sélection cinéma du 3 décembre

03 décembre 2014 | PAR Marie-Lucie Walch

Cette semaine, les sorties ciné nous permettent de vivre des moments à la fois ludiques et didactiques. Mr Turner et White God, deux films récompensés à Cannes sortent enfin en salle pour notre plus grand plaisir! Le très attendu Paddington fera surgir des sentiments de tendresse. La French, Iranien et God help the girl délivrent un savoir des plus intéressants sur différents points historiques et actuels. Qui a dit qu’on n’apprenait rien au ciné?

La French de Cédric Jimenez

Marseille. 1975. L’univers de la French Connection, organisation mafieuse qui exporte l’héroïne dans le monde entier. Un jeune magistrat est nommé juge du grand banditisme et décide de s’ y attaquer. Mais il va rapidement comprendre que, pour obtenir des résultats, il doit changer ses méthodes. Avec Jean Dujardin et Gilles Lellouche.

Paddington de Paul King

Adapté des romans commencés en 1956 par Michael Bond et illustrés par Peggy Forthnum, le film met en scène l’ours célèbre de la culture anglaise, à la recherche d’une famille à Londres. De vrais acteurs -dont Hugh Bonneville connu par le public français comme Lord Crawley de la série Downton Abbey, et la pétillante Sally Hawkins vue dans Blue Jasmine –  se trouvent amenés à interagir avec une image animée de qualité. Tant pis si nos voisins d’outre-Manche n’ont pas jugés bon de lui octroyer la mention « Tout Public » à cause d’une scène jugée « sexuellement dérangeante » (un personnage travesti se faisant draguer), la censure française n’est pas allée aussi loin. Tellement mignon, et so british!

Mike Leigh se met à la peinture

Mr Turner (sélection Cannes 2014) pour lequel Timothy Spall avait reçu le Prix d’interprétation masculine, met en scène les dernières années du peintre britannique, J.M.W Turner au milieu du XIXème siècle. Artiste reconnu (il est un membre apprécié quoique dissipé de la Royal Academy of Arts) mais tourmenté, le film retrace son isolement après la mort de son père et son ultime renaissance quand il rencontre Mrs Booth, propriétaire d’une pension de famille en bord de mer.

White God de  Kornel Mundruczo

Récompensé par le Festival de Cannes 2014 dans la catégorie « Un certain regard », ce film hongrois reprend le concept du mythique Les Oiseaux de Hitchcock, pour le transposer aux chiens. Pour favoriser les chiens de race, le gouvernement inflige à la population une lourde taxe sur les bâtards. Leurs propriétaires s’en débarrassent, les refuges sont surpeuplés. Lili, 13 ans, adore son chien Hagen, mais son père l’abandonne dans la rue. Tandis que Lili le cherche dans toute la ville, Hagen, livré à lui-même, découvre la cruauté des hommes. Il rejoint une bande de chiens errants prêts à fomenter une révolte contre les hommes. Leur vengeance sera sans pitié. Lili est la seule à pouvoir arrêter cette  guerre. Interdit aux moins de 12 ans.

God help the the girl de Stuart Murdoch

Après l’histoire de la musique techno française dans Eden il y a deux semaines, celle de la pop britannique dans ce premier long-métrage du chanteur de Belle and Sebastian. Les débuts de Eve, jeune musicienne pleine d’envergure, dans le milieu a une grande part autobiographique du réalisateur, et sont déclinés sur des tubes du groupe anglais.

Iranien de Mehran Tamadon

 Le réalisateur iranien, adepte des problématiques politico-sociales dans ses films aux allures de documentaires, explore cette fois-ci la question religieuse. Se mettant lui-même devant la caméra, il propose une expérience intéressante, celle d’inviter plusieurs autorités religieuses musulmanes et passer 48 heures avec eux. Lui, l’athée, pose toutes ses interrogations sur le tapis, et la discussion qui suit sans langue de bois tente de définir ce qu’est être « iranien » aujourd’hui.

Praia Do Futuro de Karim Aïnouz

Donato, sauveteur brésilien sur la plage de Praia do Futuro, assiste à la noyade de deux hommes mais ne peut en sauver qu’un, Konrad, un touriste allemand dont il tombe amoureux. Pour vivre pleinement cette histoire, il décide de tout quitter pour le suivre en Allemagne. Des années plus tard, Ayrton, le jeune frère de Donato devenu un homme, le retrouve à Berlin. Chacun en quête de sa propre identité tente de renouer le fil de leur histoire.

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