Marionnette
Le marionnettiste Yeung Faï revient aux Francophonies 2020 avec « Le Rossignol et l’Empereur », un conte drôle qui détourne l’univers d’Andersen

Le marionnettiste Yeung Faï revient aux Francophonies 2020 avec « Le Rossignol et l’Empereur », un conte drôle qui détourne l’univers d’Andersen

28 septembre 2020 | PAR Chloé Coppalle

Cette année, le marionnettiste Yeung Faï revient aux Zébrures d’automne dans le cadre des Francophonies 2020! C’est à l’Espace Noriac de Limoges que ce virtuose de la technique de la gaine chinoise réinvente un conte célèbre, celui du Rossignol et l’Empereur, d’Andersen ! Accompagné sur scène par l’instrumentiste Jan Vanek, il présente un spectacle drôle et bien pensé !

L’année dernière, le marionnettiste taïwanais Yeung Faï présentait The Puppet Showman, un ensemble de petits sketchs réalisés avec une technique de marionnettes précise : la technique de la gaine chinoise, que la rédaction avait présenté à cette occasion. Cette année, l’artiste revient avec un nouveau spectacle, Le Rossignol et l’Empereur, en référence au conte d’Andersen, publié en 1843. Cette année, Yeung Faï a décidé de travailler sur ce conte car, comme il l’expliquait après le spectacle, il a toujours été très surpris de la manière dont Andersen y décrivait la Chine. En effet, il y dépeint un pays relativement doux et calme, malgré les exigences de l’Empereur, qui vit entouré de soie et de porcelaine. Or à cette époque, la Chine connaît une période violente, autant économique que militaire puisque le conte est publié en pleine période des Guerres de l’Opium. C’est donc dans le but de détourner la vision d’Andersen que Yeung Faï a choisi de travailler sur ce conte.

Dès son entrée sur scène, il annonce la couleur : avec sa valise et son téléphone, il se moque dès l’ouverture du voyage, voyage qu’Andersen n’a jamais fait pour décrire la Chine dans Le Rossignol et l’Empereur. C’est par le recours au gag, notamment par le répertoire de la chute, du rebond ou de claque, qu’il choisit d’interpréter l’histoire, en lui apportant le rythme effréné qui est propre à l’artiste ! Dans ce spectacle, le marionnettiste intervient davantage comme un personnage que comme un narrateur ! Du touriste au chef cuisinier, en passant par le serviteur impérial, il dialogue avec ses personnages autant qu’il les fait vivre. Et pour les faire vivre, il commence en faisant réaliser ses marionnettes par ses élèves à Taïwan, qui produisent un travail sur bois, ajusté avec des corps en mousse et en tissu.

Cette année, il est accompagné du poly-instrumentiste Jan Vanek avec qui il forme un duo qui se complète ! Comme dans The Puppet Showman, le spectacle est muet mais pas sourd, puisque Jan Vanek s’occupe autant des compositions originales que des bruitages des personnages, leur donnant ainsi la parole ! « Faï a un très bon sens du rythme et du tempo », ajoute-il pour parler de leur raccord sur scène, car lors de la représentation, il explique avoir composé l’univers sonore du spectacle en accord avec la mise en scène et notamment avec les jeux de lumière de Camille Flavignard, qui lui ont fait parfois ajuster certains passages.

Un spectacle drôle qui ne se lit pas juste à hauteur d’enfant, mais qui emporte la salle pendant près d’une heure sans décrocher !

 

Visuels : ©Simon Gosselin

Équipes :
– Marionnettiste : Yeung Faï
– Mise en scène : Raquel Silva
– Musique : Jan Vanek
– Scénographie Alberto Favretto
– Création lumières : Camille Flavignard
– Costumes et accessoires:  Perrine Wanegue
– Régie générale : Marc Zegrodzki

Création
Les 22 et 23 septembre 2020, Scènes Vosges – Épinal

Tournée
– Du 28 au 30 septembre 2020 : Les Francophonies Des écritures à la scène – Limousin
– Du 01 au 03 décembre 2020 Le Manège, Scène nationale – Maubeuge
– Du 18 au 19 décembre 2020 Tropiques-Atrium Scène nationale – Martinique
– Du 31 mars au 03 avril 2021 Théâtre National de Nice Centre Dramatique National – Nice Côte d’Azur
– Le 22 avril 2021 Le Phénix, Scène nationale – Valenciennes
– Mai 21 (à préciser) L’ArtChipel, Scène nationale – Guadeloupe

 

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