Musique
Une playlist sans dessus ni dessous

Une playlist sans dessus ni dessous

28 septembre 2020 | PAR Antoine Couder

Cette semaine, Ben Mazué, Marie Davidson, Klon, Fhin et Prince.

Quand je marche – Ben Mazué

Prélude à son prochain album, le single intitulé « Quand je marche » et son clip réalisé par Romain Philippon dépassait les 100 000 vues deux jours après sa sortie.  Un titre tout en douleur et en douceur, qui invite à inventer une autre vie après une séparation. Plusieurs spectacles déjà complets, avant même la sortie de son prochain album, nommé « Paradis », le 6 novembre prochain. Ben Mazué y dévoilera un nouveau chapitre de son talent, après son disque d’or pour « La femme idéale ». Jean-Emmanuel Paillon. 

 

Renegade Breakdown- Marie Davidson & L’œil nu

Cette fois très simple et toujours direct, Mylène Farmer en basse techno-funk défonçant le mur rhétorique des petites mains du féminisme, la Canadienne prend de la hauteur, flegmatique et second degré, ne laissant aucune place au doute, jouant d’une ambiguïté libératrice. Indicible et précieux.

Noise- Klon

Le titre a passé l’été, on va donc en faire un live d’appartement, quelque chose du genre histoire de voir de qu’il y a dessus, comment il avance. En ce sens, la performance est dans la démonstration, le plaisir d’entendre des musiciens qui jouent ensemble. Plaisir sans doute partagé.

It’s gonna be a beautiful night- Prince

Live toujours mais plus de quarante ans auparavant, le fameux réveillon de 87 à Paisley Park durant lequel Prince régalait de sa verve funky rock, souvent à deux doigts du hip-hop (Sheila A désarçonnante) et accueillait Miles Davis sur scène. Spectacle à la fois cool et intense dont on écoutera le résumé haut en couleur dans le titre « Beautiful night » (time code 1.39.09) à l’occasion du remastering du disque « Sign’O the times ».

Love attack- Fhin  

Atterrissage en douceur en plein 2020 avec cette histoire que l’on dit amoureuse entre un algorithme et un humain. Tendre métaphore, on s’en doute, de ce que la musique – électronique – cristallise au cœur de la sensation rythmique, du beat jusqu’aux ondes qui se propagent et érotisent les corps.

visuel : Paradis / Ben Mazué 

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Antoine Couder
Antoine Couder est journaliste. Il est l’auteur de « Fantômes de la renommée (Ghosts of Fame) », sélectionnée pour le prix de la Brasserie Barbès 2018. Son travail explore le lien narratif entre document et fiction et plus particulièrement le thème de la musique, entendue au sens de l’écoute et de l’inspiration qu’elle procure. Il prépare actuellement une biographie de Jacques Higelin (Castor Astral, 2020)

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