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Geekopolis seconde édition : le festival de la diversité

Geekopolis seconde édition : le festival de la diversité

09 juin 2014 | PAR Sandra Bernard

Tout en haut de la plus haute tour du Parc des expositions de la Porte de Versailles, après une longue marche, de nombreuses ascensions et la recherche de panneaux indiquant l’emplacement de la cité des Geeks que l’on découvrait enfin les lieux : Geekopolis

[rating=4]

Geekopolis était réparti en 5 contrées représentant la quintessence des univers chers aux geeks : Little Tokyo mêlant modernisme et tradition japonaise, Nautilus où la vapeur et l’esprit de Jules Verne revisitent notre histoire, Avalon avec ses enchanteurs et des trolls, Metropolis où cohabitent une multitude de races ou le Teklab, haut lieu de la recherche scientifique. Chaque zone est délimitée par des murs formant des ruelles et des rideaux noirs permettant de conserver les surprises d’un univers à l’autre.

Chaque quartier était caractérisé par des stands et une décoration et des stands soignés créant une véritable ambiance dans laquelle déambulaient des personnages issus de ces lointaines destinations. Il était possible de visiter la cabine du Nautilus, de se restaurer dans une taverne ou encore de croiser le Tardis au détour d’une allée (même le Docteur Who s’était déplacé visiblement)

Malgré une foule, la circulation dans des allées sinueuses et la signalétique permettaient des déplacements fluides d’une zone à l’autre. La scénographie des quartiers était le gros point fort de la convention. Exit les multiples allées qui s’entrecroisent! Le maître mot ici est le chemin guidé! On rentrait par une porte puis on ressortait de l’autre côté en ayant visité la totalité de l’univers sans avoir le stress de se dire que l’on a raté un stand! Fini aussi les gros attroupements qui bloquent le passage. Les grosses entreprises, dont la très présente Ankama, côtoyaient les stands de petits créateurs proposant des bijoux, costumes, accessoires faits main de grande qualité et souvent uniques, des associations et même la galerie Vanessa Rau !

Le divertissement passait aussi par la découverte, en particulier technologique. Intel présentait sur son espace une harpe sans corde, et patronnait  des prototypes comme un ordinateur pas plus gros qu’une boite à biscuit, mais tout aussi puissant que les grands. Les éditeurs indépendants du jeu vidéo présentaient également leurs derniers projets avec des possibilités de tester les bêta des jeux. Il y avait également des stands d’informations, notamment sur la vie privée et internet. Et comme il n’y a pas que les jeux vidéo dans la vie, il était aussi possible de s’initier aux jeux de rôle dans des cessions de 30 minutes.

De nombreuses conférences et ateliers étaient proposés soit pour échanger sur des points techniques particuliers (Financement participatif et cultures de l’imaginaire, comment devenir créateur de contenus web etc.), soit pour approfondir sa connaissance d’un univers (La chevalerie vue par le trône de fer, Godzilla un monstre évolutif, etc.)

La seule petite ombre au tableau concernait la restauration. Il n’y avait qu’un grand stand de restauration japonais Atsuatsu pour manger chaud, un petit corner du bar avant la fin du monde avec ses jolis cupcake space invader et packman et un petit snack façon taverne du Moyen Âge pour des assiettes froides.

Ainsi, cette seconde édition à taille humaine à su combiner le divertissement et la découverte dans la bonne humeur. Le public, plus âgé que pour les conventions de type Japan Expo ou Paris manga et la décoration soignée aidée d’une bonne organisation conféraient une ambiance bonne enfant très agréable. Nous attendons la prochaine édition avec impatience.

Visuels : Affiche de la convention + Photographies Sandra BERNARD et SC

Infos pratiques

Brochettes à gogo d’Anne Fine
La Galerie Popy Arvani se Larre avec « Rouge Je Ma Muse »
Sandra Bernard
A étudié à l'Université Paris Ouest Nanterre la Défense l'Histoire et l'Histoire de l'Art. Après deux licences dans ces deux disciplines et un master recherche d'histoire médiévale spécialité histoire de l'Art dont le sujet s'intitulait "La représentation du costume dans la peinture française ayant pour sujet le haut Moyen Âge" Sandra a intégré un master professionnel d'histoire de l'Art : Médiation culturelle, Patrimoine et Numérique et terminé un mémoire sur "Les politiques culturelles communales actuelles en Île-de-France pour la mise en valeur du patrimoine bâti historique : le cas des communes de Sucy-en-Brie et de Saint-Denis". Ses centres d'intérêts sont multiples : culture asiatique (sous presque toutes ses formes), Histoire, Histoire de l'Art, l'art en général, les nouveaux médias, l'art des jardins et aussi la mode et la beauté. Contact : sandra[at]toutelaculture.com

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