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Art Élysées : cette année, on y va ou pas ?

Art Élysées : cette année, on y va ou pas ?

23 octobre 2014 | PAR Maïlys Celeux-Lanval

En 2014, la période de la Fiac est tout particulièrement intense : en plus de la foire, déclinée cette fois-ci au Grand Palais, aux Docks, aux Tuileries, au Jardin des Plantes et on en passe, on note la réouverture du musée Picasso et de la Monnaie de Paris, ainsi que l’inauguration de la très médiatique Fondation Louis Vuitton. Alors, dans tout ce tumulte, aura-t-on (prendra-t-on) le temps de passer à la foire Art Élysées ?

 

 

 

Chaque année, on se balade dans les allées de la foire Art Élysées en se demandant ce qu’on fiche là. Chaque année, les galeries pètent et répètent en présentant des œuvres que l’on connaît par cœur à force de les avoir vues dans leurs stands annuels. Rien de neuf, sachant que l’art contemporain, celui qui vibre au rythme de 2014, se trouve à la Fiac : ici, vieux artistes, vieux courants, et on ne parle pas de Design Élysées, dont le ringard poussiéreux ne nous inspire que des haussements de sourcils.

Donc, a priori, on vous déconseille la visite d’Art Élysées. Maiiiis, nous, nous y sommes allés, et voici les quelques petites choses qui ont attiré notre attention :

-la galerie Michel Rooryck de Bruxelles ouvre le bal d’Art Élysées et présente un dessin de Fernando Botero, La Famille (1990), très amusant : quatre grosses personnes saturent l’espace de la feuille, un bébé hurle, une femme coud, un mari lit le journal. L’atmosphère est mi-étouffante mi-comique…

-plus loin, les Tracés Obliques de Jean Degottex (1984) apportent de la légèreté à cette foire un peu lourde. La feuille blanche est couverte de fines hachures qui suggèrent une géométrie poétique et légèrement irrégulière. On s’arrête un moment devant le calme de cette grande image blanche.

-toujours un petit coup de cœur pour la galerie des Modernes et sa présentation de grands dessins épurés d’Andy Warhol : l’année dernière, on restait bouche bée devant un magnifique pénis minimaliste (mais très expressif). Cette année, ce sont différents portraits qui nous séduisent : Andy a la main légère et précise, et dessine les contours de ses visages avec une étonnante facilité. On dirait des photos dont il ne reste qu’une ombre crayonnée… Saisissant.

-l’espace Meyer Zafra est tout à la mode d’Art Élysées : concentré sur l’art optique et cinétique (comme de nombreuses galeries de la foire), il présente une jolie sélection, bien mise en valeur, d’œuvres d’Antonio Asis, Manuel Merida, Yaacov Agam…

-à la galerie Leila Mordoch, on s’amuse devant de fausses couvertures de magazines féminins pensées par Miss-Tic : « du vague à l’homme ? » demande-t-elle, « trouver votre marin d’eau douce » propose-t-elle, ou encore « avis de tempête sur nos coups de foudre » affirme-t-elle… On s’y croirait.

Enfin, la foire se termine sur la reconstitution d’un environnement lumineux et coloré pensé par l’artiste Carlos Cruz-Diez… On s’y balade rapidement, noyé dans le fluo, avant de vite, vite, filer ailleurs.

Visuel : ©Maïlys Celeux-Lanval

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Maïlys Celeux-Lanval

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