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Le Prix Médicis 2020 dévoile sa sélection

Le Prix Médicis 2020 dévoile sa sélection

15 septembre 2020 | PAR Eliaz Ait Seddik

Cette année, le prix Médicis convoque à nouveau valeurs sures et petit nouveaux, pour une remise de prix le 6 novembre ! 

couverture Comédies françaises

Qui succédera donc à Luc Chang et à la romancière Islandaise Auöur Ava Olafsdottir pour les très convoités prix Médicis du roman français et prix Médicis du roman étranger ? La réponse devra attendre le 6 novembre, mais en patientant le paysage littéraire qui y sera honoré commence à se dessiner avec une première sélection mettant à l’honneur, respectivement, 15 romans français et francophones et 13 romans étrangers. On y retrouve bien évidemment quelques grand noms et certains des livres qui font parler en cette rentrée.

Du côté français 

Du côté français, on retrouve Comédies françaises, d’Eric Reinhardt, « une saga qui croise la grande et la petite histoire, et qui a la rencontre comme héroïne », l’inévitable Emmanuel Carrère, bien sûr, qui revient sur les devants de la scène, six ans après Le Royaume, avec Yoga, un autre ouvrage entre récit et essai rempli de réflexions personnelles, le beau et triste Saturne de Sarah Chiche ou encore L’anomalie de Hervé Le Tellier, qui pose des questions existentielles, tout en flirtant avec la science-fiction. Ces trois derniers, ainsi que Thésée, sa vie nouvelle, de Camille de Toledo et Mes fous, de Jean-Pierre Martin, ayant l’honneur de figurer également sur la première liste, toute juste révélée du prix Goncourt. Mais, dans cette sélection de Médicis, on trouve également quelques nouveaux noms plus inattendus. Ainsi est le cas de la Québécoise Marie-Eve Thuot avec son premier roman La Trajectoire des confettis ou encore Celia Levi avec La Tannerie.  

Du côté étranger 

Du côté étranger, également, on trouve de beaux noms venant de tous les horizons. Aux cotés de l’Irlandais multi-primé Colum McCann avec son Apeirogon, de l’Américaine Lucy Ellman avec ses Lionnes, acclamées par la critique, ou de la Catalane Eva Baltasar avec son récit entre désespoir et cynisme Permafrost, on trouve ainsi aussi l’Iranien Ghazi Rabihavi ou bien encore l’islandais Gyrdir Eliasson.  

Les 15 romans français et francophones sélectionnés pour le prix Médicis 2020 :

Yoga, par Emmanuel Carrère (P.O.L)

La Demoiselle à cœur ouvert, par Lise Charles (P.O.L)

Saturne, par Sarah Chiche (Seuil)

Le Cœur synthétique, par Chloé Delaume, (Seuil)

Le Grand vertige, par Pierre Ducrozet (Actes Sud)

La fille du père, par Laure Gouraige (P.O.L)

L’Anomalie, par Hervé Le Tellier (Gallimard)

La Tannerie, par Celia Levi (Tristram)

Les Démons, par Simon Liberati (Stock)

Mes fous, par Jean-Pierre Martin (L’Olivier)

Une piscine dans le désert, par Diane Mazloum (JC Lattès)

Histoires de la nuit, par Laurent Mauvignier (Minuit)

Comédies françaises, par Eric Reinhardt (Gallimard)

La Trajectoire des confettis, par Marie-Eve Thuot (Editions du Sous-Sol)

Thésée, sa vie nouvelle, par Camille de Toledo (Verdier)

Les 13 romans étrangers sélectionnés pour le prix Médicis 2020 :

Permafrost, par Eva Baltasar, traduit par Annie Bats (Verdier)

L’Autre moitié de soi, par Brit Bennett, traduit par Karine Lalechère (Autrement)

American Dirt, par Jeanine Cummins, traduit par Françoise Adelstain et Christine Auché (Philippe Rey)

Les Lionnes, par Lucy Ellman, traduit par Claro (Seuil)

La Fenêtre au sud, par Gyrdir Eliasson, traduit par Catherine Eyjolfsson (La Peuplade)

Sublime royaume, par Yaa Gyasi, traduit par Anne Damour (Calmann-Lévy)

Aria, par Nazanine Hozar, traduit par Marc Amfreville (Stock)

Le coût de la vie et Ce que je ne veux pas savoir, par Deborah Levy, traduits par Céline Leroy (Ed. du Sous-Sol)

Apeirogon, par Colum McCann, traduit par Clément Baude (Belfond)

Un promeneur solitaire dans la foule, par Antonio Muñoz Molina, traduit par Isabelle Gugnon (Seuil)

Les garçons de l’amour, par Ghazi Rabihavi, traduit par Christophe Balaÿ (Serge Safran)

Lumière d’été, puis vient la nuit, par Jon Kalman Stefansson, traduit par Eric Boury (Grasset)

Chinatown intérieur, par Charles Yu, traduit par Aurélie Thiria-Meulemans (Aux Forges de Vulcain)

 

© Couverture de Comédies Françaises, d’Eric Reinhardt. 

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Eliaz Ait Seddik

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