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La sélection du prix Fémina 2020

La sélection du prix Fémina 2020

17 septembre 2020 | PAR Eliaz Ait Seddik

Après le Médicis, c’est au tour du prix Fémina de révéler sa sélection cette semaine, pour une remise des prix le 3 novembre! 

Logo du Prix Femina

La liste est composée de 18 romans francophones et 15 étrangers. On y remarque la tendance à des noms plus discrets que chez les autres prix littéraires. Ni d’Emmanuel Carrère, ni d’Eric Reinhardt, bien qu’il y ait toujours de la place pour des incontournables, telle que Sarah Chiche qui a été sélectionnée aux trois prix pour son SaturneLes formes et ambitions de la sélection francophone sont diverses et variées : de l’annuaire littéraire de Didier Blonde au premier roman bouleversant d’Hugo Lindenberg, en passant par la « plongée ultra-sensible et terrifiante » de Lola Lafon parmi les victimes d’une organisation pédophile. 

Du côté étranger, on retrouve certains des incontournables de cette rentrée littéraire. Les Américains y sont à l’honneur avec, pas moins, de sept ouvrages sélectionnés, parmi lesquels, non des moindres, le  tour de force de  Lucy Ellman, qui en mille pages raconte en une phrase unique les déboires quotidiens d’une mère au foyer ou encore Nickel Boys, du double Pulitzer, Colson Whitehead. Provenant d’horizons un peu différents, citons la Britannique Kiran Millwood Hargrave et son « conte féministe norvégien » ou bien l’Israélien Eshkol Nevo qui propose des confessions sous forme d’une interview fictionnelle avec des internautes.   

Les 18 romans francophones sélectionnés

Carnet d’adresses de quelques personnages fictifs de la littérature, par Didier Blonde (« l’Arbalète », Gallimard)

Héritage, par Miguel Bonnefoy (Rivages)

Saturne, par Sarah Chiche (Seuil)

Barocco Bordello, par Thierry Clermont (Seuil)

Le Tailleur de Relizane, par Olivia Elkaïm (Stock)

La Femme-écrevisse, par Oriane Jeancourt-Galignani (Grasset)

Nature humaine, par Serge Joncour (Flammarion)

Chavirer, par Lola Lafon (Actes Sud)

Histoire du fils, par Marie-Hélène Lafon (Buchet-Chastel)

Un jour ce sera vide, par Hugo Lindenberg (Bourgois)

Quitter Madrid, par Sarah Manigne (Mercure de France)

Une piscine dans le désert, par Diane Mazloum (JC Lattès)

Sous le ciel des hommes, par Diane Meur (Sabine Wespieser)

Ce qu’il faut de nuit, par Laurent Petitmangin (La manufacture de livres)

Amrita, par Patricia Reznikov (Flammarion)

Une bête aux aguets, par Florence Seyvos (L’Olivier)

Vladisvostok circus, par Elisa Shua Dusapin (Zoé)

La Belle lumière, par Angélique Villeneuve (Le Passage)

Les 15 romans « étrangers » sélectionnés 

Eliete, la vie normale, par Dulce Maria Cardoso, traduit du portugais par Elodie Dupeau (Chandeigne)

American dirt, par Jeanine Cummins, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Françoise Adelstain et Christine Auché (Philippe Rey)

Les Lionnes, par Lucy Ellmann, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Claro (Seuil)

Sublime royaume, par Yaa Gyasi, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Anne Damour (Calmann-Lévy)

Les Graciées, par Kiran Millwood Hargrave, traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Sarah Tardy (Robert Laffont)

Aria, par Nazanine Hozar, traduit de l’anglais (Canada) par Marc Amfreville (Stock)

Ce que je ne veux pas savoir et Le Coût de la vie, par Deborah Levy, traduits de l’anglais (Royaume-Uni) par Céline Leroy (Sous-Sol)

Poison florilegium, par Annalena McAfee, traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Sarah Tardy (Belfond)

Apeirogon, par Colum McCann, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Clément Baude (Belfond)

Betty, par Tiffany McDaniel, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par François Happe (Gallmeister)

La Dernière interview, par Eshkol Nevo, traduit de l’hébreu par Jean-Luc Allouche (Gallimard)

Retour à Martha’s Vineyard, par Richard Russo, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Jean Esch (Quai Voltaire)

Patagonie Route 203, par Eduardo Fernando Varela, traduit de l’espagnol (Argentine) par François Gaudry (Métailié)

Nickel Boys, par Colson Whitehead, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Charles Recoursé (Albin Michel)

 

© Logo du Prix Femina 

 

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