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La face cachée des stars dépassées

La face cachée des stars dépassées

18 février 2014 | PAR Geoffrey Nabavian

Vous les avez en mémoire. En ce moment, elles se salissent elles-mêmes, en dévoilant leur côté obscur ou en en faisant, comme d’habitude, trop. Allez, pour une fois, soyons un peu commères, et regardons.

Gimme Gimme Gimme une réduction d’impôts

Abba vetement bizarreEn 1974, Abba remportait l’Eurovision. Abba ! « Waterloo », « Dancing Queen », « Take a chance on me », « Super Trooper », « Mamma Mia ! »… Le quatuor suédois étant aussi entraînant musicalement qu’exhubérant sur le plan visuel. Eh bien justement…

Dans le livre commémoratif The Abba Photo Book, en vente le printemps prochain, Björn Ulvaeus, guitariste du groupe, révèle, selon la presse britannique, que les tenues bizarres avaient une justification… fiscale. A l’époque, en Suède, une loi permettait de déduire les frais d’achats de vêtements des impôts, s’il était prouvé que les habits visés ne pouvaient être portés au quotidien, dans la vraie vie, du fait de leur caractère excentrique. Et Björn d’ajouter : « Personne n’a jamais été aussi mal habillé que nous sur scène. Mais on se disait que les gens se souviendraient de nous grâce à nos tenues. »

Le pire, c’est que toute la presse française relaye cette information et s’emploie consciencieusement à salir la jeunesse de beaucoup. Une commémoration qui s’annonce bien, en somme. Cette loi, qui existe toujours, est devenue plus stricte : le site The Local rapporte qu’elle s’applique à des vêtements « fantaisie, utilisés sur scène » ou à des « tenues portant le nom, le logo de l’employeur ou d’autres attributs qui les distinguent clairement des vêtements ordinaires ». De notre côté, on a envie de voir plus large, et de pourrir d’autres jeunesses : ainsi, on est désolé de vous le dire, mais Fifi Brindacier est en fait une fraudeuse sans scrupules, Lisbeth Salander une milliardaire véreuse, et Jonas Akerlund a dû pouvoir mettre beaucoup d’argent de côté grâce à ses clips pour Lady Gaga.

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Juste une mise au poing

En 1983, en plein mois d’août, une météorite éblouissait toute la France : Jakie Quartz. Allons, souvenez-vous ! « Mise au point » ! Chanson ( ?) au succès phénoménal. Eh bien…

Jakie Quartz –Jacqueline Cuchet (oui, c’est moins bien) dans le civil- va entamer une tournée… au tribunal ! Au tribunal correctionnel de Créteil. Et aujourd’hui même. Elle encourt une peine de prison ferme pour « violence agravée par deux circonstances suivie d’incapacité supérieure à huit jours » sur la personne de… sa mère. Âgée de 88 ans. En juin 2013, la chanteuse avait eu une altercation avec des policiers, après s’en être pris à un voisin, qu’elle accusait d’avoir « bousculé sa mère »… Des rapports compliqués, semble-t-il… Non, la commémoration scénique, dans son cas, ce n’est pas à l’ordre du jour.

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Et Dieu créa la femme, et remplaça Isaac par un bélier

Fondation brigitte bardotOui ! une revue « dérive des stars » sans elle, ce n’est pas sérieux ! Préparez-vous bien : Brigitte Bardot a fait savoir hier qu’elle tenait à rencontrer François Hollande pour « un accord historique ».

C’est que le Danemark, et son ministre de l’agriculture, Dan Jorgensen, viennent de rendre obligatoire « l’étourdissement des bêtes, lors d’un abattage rituel ». Les abattages rituels juifs et musulmans sont donc interdits. Preuve éclatante, selon l’ex-icône, citée par l’AFP, que « les droits des animaux sont prioritaires par rapport aux droits religieux ». Une pétition est en ligne. Arrivera-t-elle à rencontrer le chef de l’Etat ? Ne spéculez surtout pas sur une éventuelle nouvelle liaison présidentielle, elle aurait quasiment soixante ans de retard. Par contre, ouvrons les paris pour savoir si la France, qui « doit rester la nation des Droits de l’Homme », pourra également devenir « celle des Droits de l’Animal ». Ca s’annonce très, très impartial. Mais bon, tentons…

Visuel: © pochette d’album Abba

Visuel: logo de la Fondation Brigitte Bardot © Fondation Brigitte Bardot

La prostitution vue à travers un musée social
« Dossier océan » de Claudine Aubrun
Geoffrey Nabavian
Parallèlement à ses études littéraires : prépa Lettres (hypokhâgne et khâgne) / Master 2 de Littératures françaises à Paris IV-Sorbonne, avec Mention Bien, Geoffrey Nabavian a suivi des formations dans la culture et l’art. Quatre ans de formation de comédien (Conservatoires, Cours Florent, stages avec Célie Pauthe, François Verret, Stanislas Nordey, Sandrine Lanno) ; stage avec Geneviève Dichamp et le Théâtre A. Dumas de Saint-Germain (rédacteur, aide programmation et relations extérieures) ; stage avec la compagnie théâtrale Ultima Chamada (Paris) : assistant mise en scène (Pour un oui ou pour un non, création 2013), chargé de communication et de production internationale. Il a rédigé deux mémoires, l'un sur la violence des spectacles à succès lors des Festivals d'Avignon 2010 à 2012, l'autre sur les adaptations anti-cinématographiques de textes littéraires français tournées par Danièle Huillet et Jean-Marie Straub. Il écrit désormais comme journaliste sur le théâtre contemporain et le cinéma, avec un goût pour faire découvrir des artistes moins connus du grand public. A ce titre, il couvre les festivals de Cannes, d'Avignon, et aussi l'Etrange Festival, les Francophonies en Limousin, l'Arras Film Festival. CONTACT : [email protected] / https://twitter.com/geoffreynabavia

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