Musique
Les Rolling Stones font paraître le clip de « Doom and Gloom », réalisé par Jonas Akerlund

Les Rolling Stones font paraître le clip de « Doom and Gloom », réalisé par Jonas Akerlund

22 novembre 2012 | PAR Bastien Stisi

Les Rolling Stones sont toujours vivants, merci pour eux. Après avoir retourné la petite scène du Trabendo, parenthèse parisienne de leur dernière tournée musicale, la fin d’année 2012 marque la sortie d’un best-of (Grrr !) retraçant les cinquante ans de carrière du groupe britannique. Sur la rocambolesque compilation, deux titres inédits des Stones, dont l’excellent « Doom and Gloom« , dont le vidéo-clip vient d’être publié sur la toile. Enfilez vos casques, ouvrez grands vos yeux : les Stones sont clairement de retour.

« Doom and Gloom », titre tout droit sorti du brillant âge d’or des Stones, présente un Mick Jagger incisif et un Keith Richards additionnant les riffs de guitare comme au bon vieux temps. Le clip vidéo, sorti ces derniers jours et réalisé par le talentueux Jonas Akerlund, est marqué par les influences visuelles et stylistiques de son temps, et écarte un temps les quatre anglais de leur statut de dinosaures un peu has-been de la scène rock and roll internationale. Une vraie bonne nouvelle pour tous les fans du groupe nés au-delà des seventies.

Jonas Akerlund, qui a dans le passé réalisé des clips de Madonna, de Metallica, de Blink-182, de Prodigy ou encore de U2, est essentiellement assimilé ces dernières années à la figure de la sulfureuse Lady Gaga, dont il a brillamment réalisé les clips du diptyque tubesque « Paparazzi » et « Telephone ». Or, le schéma stylistique de « Doom and Gloom » paraît justement profondément marqué par les collaborations « gagaesque » du réalisateur suédois. Punk, glauque, violent, iconoclaste, subversif, infiniment rock and roll, le second titre exclusif du best-of des Stones met en scène l’actrice Noomi Rapace, récemment aperçue dans la trilogie Millenium, dans Prometheus et dans le dernier opus de Sherlock Homes.

Dans un hangar délabré, Mick Jagger et ses cheveux grisonnants se dandine lascivement sous une pluie factice, alors que l’actrice suédoise joue la diva à la dérive dans une accumulation de tableaux colorés et immoraux. Point d’orgue de cette bacchanale visuelle et musicale, Noomi Rapace, fringuée comme une militaire au chômage technique, saccage à l’aide d’une batte de baseball la langue pendue rougeoyante des Rolling Stones, autodafé iconoclaste par excellence.

La rage et la fouge de la jolie suédoise, malgré tout, paraissent largement vaines : cette dernière aura beau frapper de toutes ses forces l’icône scintillante des Stones, celle-ci  paraît loin d’être disposée à s’effondrer…

Visuel (c) : pochette de Grrr ! des Rolling Stones

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Bastien Stisi
Journaliste musique. Contact : [email protected] / www.twitter.com/BastienStisi

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