Musique

La Playlist punk de la semaine

La Playlist punk de la semaine

09 novembre 2013 | PAR Bastien Stisi

La playlist de la semaine se pare de ses ornements les plus subversifs et les plus bruyants, et s’ajuste au dossier punk de Toute La Culture : spécialement confectionnée pour vos oreilles et vos tympans énervés.

1. Metz, « Wet Blanket »

Trois musiciens épidermiques, pas plus de trois accords, jamais plus de trois minutes pour les morceaux de leur premier album éponyme… le punk des canadiens de Metz sent la poudre (le magma, plutôt) et le décervelage musical en règle, et anoblit avec fureur le culte de la déraison nihiliste et musicale… L’hydre à trois têtes la plus indispensable de la scène punk nord-américaine.

2. Brigitte Fontaine, « Au Diable Dieu »

La voix s’esquinte mais la subversion semble ne jamais devoir faiblir : la vieille punk de l’île Saint Louis au « look de libellule » continue de déverser son cynisme ordurier et son humour sacrilège au travers de J’ai l’Honneur d’Être, vingtième opus d’une carrière devant laquelle on continue de s’incliner, clope au bec, verre plein et bottines crasseuses sur la table.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=qbCtSrVbAsE

3. Holograms, « Meditations »

Violents et cradingues, mordus et saccadés les Holograms agitent en provenance de Suède guitares, batteries et cordes vocales et trempent leur post-punk lo-fi dans les banlieues industrielles de Stockholm. Bruitiste, brûlant et sacrément addictif.

4. Von Pariahs, « Someone New »

Les sulfureux nantais de Von Pariahs daignent difficilement décrocher un mot en interview, refusent tout compromis émanant de la volonté d’une maison de disques, et déglutinent un punk rock façon Iggy & the Stooges de la belle époque qui les positionnent en marge idéale de leurs congénères pop et sucrés de la très active scène nantaise. Rien de nouveau par ici, mais un sacré disque brutal et épuré (Hidden Tensions) dont on vous reparlera très prochainement.

5. Kap Bambino, « Under Tender »

Portés par une sulfureuse réputation scénique et par des synthés aussi criards que leur chanteuse, les deux bordelais de Kap Bambino fusionnent guitares et machines pour aboutir à un électroclash vigoureux et extatique décliné dans la langue de Curtis, et répliquent à leur manière le punk gammer et sexy de leurs congénères canadiens de Crystal Castles.

6. Gogol Premier, « Gogol Président » 

Clown historique et sans compromis de la scène punk française eighty, l’hyper théâtral Gogol Premier, fameux auteur du délicat et ordurier « J’Encule », n’ira sans doute pas à l’Élysée comme le laissaient pourtant présager les contours de son titre « Gogol Président ». Il se pourrait toutefois que le punk au crâne rasé prenne le chemin sans façade de la Mairie de la Nuit de Paris, puisque ce dernier est arrivé au second tour d’une élection dont nous vous parlions il y a quelques semaines de cela…

7. Sexy Sushi, « J’Aime mon Pays »

Bien que recrue du label Believe pour leur dernier album Vous n’allez pas repartir les mains vides, Rebeka Warrior (au chant) et Mitch Silver (aux claviers) perpétuent depuis dix années l’idée d’un électro punk sacrilège, bordélique et violent, et s’imposent sans contestation possible comme le meilleur groupe scénique de la scène électro punk française. Bien compliqué de quitter le monde des vivants lorsque l’on a les idées un peu de travers avec l’idée d’avoir loupé l’un de leurs concerts de leur dernière tournée



Visuel : (c) Willy Orr

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Bastien Stisi
Journaliste musique. Contact : bastien@toutelaculture.com / www.twitter.com/BastienStisi

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