Cinema
Festival Format Court : focus sur la Nouvelle Vague roumaine

Festival Format Court : focus sur la Nouvelle Vague roumaine

24 novembre 2020 | PAR quentin didier

Le Festival Format court proposait en plus de 25 court-métrages en compétition, des focus sur des réalisations internationales hors-compétition ainsi que la sélection cannoise. L’évènement mettait en lumière la Nouvelle Vague roumaine. Le cinéma de ce pays d’Europe de l’est séduit le monde entier depuis le début des années 2000. Ici Format Court présentait 5 court-métrages très intéressants qui révèlent une thématique sur la difficulté des liens et rapports entre individus.

Les relations sociales constituent un socle sur lequel ces films semblent se reposer en partie. Tous montrent des interactions entre individus particulièrement compliquées. 4 : 15 P .M Sfarsitul Lumii de Catalin Rotaru et Gabi Virginia Sarga est un court-métrage où deux hommes se rencontrent dans un covoiturage. Cependant le passager qui faisait du stop se présente ni plus ni moins comme le Christ, fils de Dieu. La rencontre fortuite prend un sens étrange et dramatique lorsque l’auto-stoppeur révèle des détails intimes sur la vie du chauffeur. On ressent dans la réalisation une volonté naturaliste avec une captation d’images presque caméra à l’épaule. Idem pour Le cadeau de Noël où Bogdan Muresanu nous plonge littéralement dans la crise qui frappe une famille à quelques jours de Noël. Nous sommes en 1989, et dans la lettre qu’il a adressé au Père Noël et posté, le fils du couple déclare que son père souhaite la mort du dictateur Nicolae Ceausescu. Toute l’intensité dramatique de la soirée est retranscrite, les rapports conflictuels entre le père et sa femme son fils sont alors exposés.

Scris/Nescris d’Adrian Silisteanu aborde lui les rapports compliqués d’une famille Rom à Bucarest. Un enfant vient de naître mais malheureusement il ne peut sortir de l’hôpital sans la signature de la grand-mère qui a fui la famille. Le contexte anime de nouveaux les tensions au sein de cette famille décomposée et évidemment mal intégrée dans la société roumaine.

Les conflits et problèmes familiaux reviennent encore dans la programmation avec le film I made you, I kill you. Le récit d’animation tire son nom d’une phrase qu’a souvent répété le père du narrateur lors de son enfance. Le film narre l’enfance douloureuse d’un homme élevé par un père alcoolique et violent et une mère désabusée dans un petit village de Roumanie. Formellement, le réalisateur associe dessins et archives photos et vidéos dans une animation envoûtante.

Ce focus sur la Nouvelle vague roumaine révèle l’intérêt des productions en question sur cette difficulté que peuvent avoir les individus lorsqu’ils interagissent entre eux. C’est ni plus ni moins que la société et les gens qui la composent qui prennent placent dans ces productions de la Nouvelle Vague roumaine.

Visuel : Affiche Festival Format Court

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quentin didier

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