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Agenda cinéma de la semaine du 9 mars

Agenda cinéma de la semaine du 9 mars

09 mars 2022 | PAR Lison Rabot

Au programme de cette nouvelle semaine cinéma, les récits intérieurs sont à l’honneur.

Sans frapper de Alexe Poukine 

A l’origine du film : la rencontre d’une jeune femme, Ada, avec la réalisatrice Alexe Poukine en 2013 à la fin de la projection de son premier long-métrage, Dormir, dormir dans les pierres. Ada lui fait part de son histoire et de ce traumatisme qu’elle a subi comme une honte, le viol. Pour mettre en scène son récit, la réalisatrice délègue les mots écrits d’Ada à d’autres voix, qui ensemble forme un choeur sensible et puissant. Autant sur le fond, que sur la forme, Sans frapper est un film percutant, qui, au de-là de la question du viol, dissèque les concepts de sexualité, de désir, interroge la capacité de chacun à dire son propre désir et à entendre celui de l’autre.

           

La Mif de Frédéric Baillif 

Film lauréat de l’Atlas d’argent 2021 du Festival du Film européen d’Arras, La Mif offre une immersion passionnante dans un foyer d’accueil. Le réalisateur suisse Fred Baillif opte ici pour une fiction à la narration déstructurée qui compose avec beaucoup d’éléments tirés d’expériences vécues et amène sa vérité à surgir naturellement. Les héroïnes de tous horizons partagent avec Lora, la directrice de l’établissement et le spectateur une trépidante suite d’éclats d’existence. Lire notre article ici.

           

Women Do Cry de Mina Mileva et Vesela    

Présenté dans la sélection Un Certain regard au Festival de Cannes 2021, ce film bulgare inspiré d’une histoire vraie soumet un ‘woman-gaze’ puissant et prometteur. Le duo de réalisatrices capture sans faux-semblants des destins féminins, mères, sœurs et filles, en abordant frontalement la question du féminisme et de la sexualité. Justifié par une documentation rigoureuse, Women Do Cry témoigne avec efficacité des violents débats sur le genre qui déchirent la Bulgarie, et chérit la persévérance d’une colère sociale trop longtemps étouffée. Lire l’interview des réalisatrices ici.

 

             

 

Les mots qui restent de Nurith Aviv

Près de vingt ans après D’une langue à l’autre, la réalisatrice Nurith Aviv s’applique dans ce documentaire à interroger avec auto-dérision la valeur de ce que l’on appelle la langue maternelle. Elle implique des enjeux de tradition, de transmission mais aussi de disparition. Ce sont six témoins, héritiers des parlers judéo-espagnols, judéo-arabes ou judéo-persan, qui interviennent pour tenter de consoler l’attachement infantile à ces mots qui ont traversé leur corps d’enfant et redéfinir les liens entre ces reliques, leur histoire et celle du monde. Lire notre article ici.

 

               

Soy Libre de Laure Portier 

Mise en avant par l’Association du cinéma indépendant pour sa diffusion (ACID) en 2021, ce premier long-métrage documentaire de Laure Portier promet une plongée bouleversante dans l’univers intérieur de son frère Arnaud Gomez. Prenant le contrepied du film familialo-expérimental voyeuriste, la caméra expose ici avec justesse le sentiment d’ultrasensibilité et recueille tendrement l’obstination d’une soeur toujours attentive à la vérité. Lire notre article ici.

 

Le Festival International de Films de Femmes

Le 44e Festival International de Films de Femmes est de retour et en présentiel ce vendredi 11 mars. La thématique principale de cette année est À nos amour(s), Claire Simon est l’invitée d’honneur et la programmation prévoit un focus sur les cinéastes chinoises, une section consacrée au genre cinématographique, et un hommage à Susan Sontag, sans oublier les compétitions internationales, les rencontres et les soirées événements et la présence d’invité.e.s… Enfin, le festival qui a lieu à Créteil à la Maison des Arts et de la Culture, au Cinéma La Lucarne, au Cinéma les 7 Parnassiens et également en ligne sur la plateforme Festival Scope propose une nouvelle section intitulée « Elles font genre » . Lire notre interview de la programmatrice. Voir tout le programme.

           

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