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[Critique] Henri : Yolande Moreau éclaire le handicap aux Lumières du Nord

[Critique] Henri : Yolande Moreau éclaire le handicap aux Lumières du Nord

03 décembre 2013 | PAR Yaël Hirsch

 

 

Projeté en clôture de la Quinzaine des réalisateurs, Henri de Yolande Moreau met en scène Pippo Delbono en veuf qui embauche une jeune-femme handicapée pour l’aider à tenir son bistrot de Charleroi. Malgré le jeu des acteurs et la chaleur du Grand Nord, le charme n’opère pas.

[rating=2]

Charleroi, quartier pauvre et même populaire. D’origine italienne, Henri (Pippo Delbono) perd très soudainement sa belle et pétillante jeune-femme Rita (Lio). Sous le choc, aidé par les amis et par sa fille Laëtitia, il se rend vite compte qu’il ne va pas pouvoir tenir son troquet tout seul et embauche une jeune fille handicapée mentale, Rosette, pour le soutenir. Le jour où Rosette (Candy Ming) se rapproche de son patron, non sans trouble, elle retourne dans le foyer qu’elle connaît depuis de longues années…

Alors que Quand la mer monte, co-réalisé avec Gilles Porte, séduisait par son univers du Nord populaire et décalé de « Commedia des ratés », et malgré des scènes tendres et de beaux paysages, Henri ne parvient pas à distiller le même charme, et ce, malgré le talent formidable des comédiens. Trop commun sur le handicap comme sur la solitude, aussi bien que sur l’ambiance avinée et machiste des comptoirs de bar des villes pauvres de Wallonie, cette comédie de Charleroi déçoit un public qui attendait plus de subtilité et un brin de décalage de la part d’une troupe aussi bien aguerrie.

Henri, de Yolande Moreau, avec Pippo Delbono, Candy Ming, Lio, Jacky Berroyer, Simon André, Gwen Berrou, France, Belgique, 2013, 1h47, Le Pacte, sortie le 4 décembre 2013.

Visuels : © affiche du film & photo : Arnaud Borrel

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

One thought on “[Critique] Henri : Yolande Moreau éclaire le handicap aux Lumières du Nord”

Commentaire(s)

  • Mas

    Ce film n’a pas déçu celles et ceux qui savent apprécier les petits bijoux, subtils et tendres, justes et drôles, discrets et puissants d’émotion… Yolande Moreau signe un film remarquable sur l’humain et la vie, bien plus que sur le handicap… Encore faut-il être capable de le comprendre !

    décembre 6, 2013 at 0 h 35 min

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