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[Souvenir] Paris Games week 2013 : une fréquentation record mais…

[Souvenir] Paris Games week 2013 : une fréquentation record mais…

19 décembre 2013 | PAR Sandra Bernard

Attendu comme le messie depuis l’annonce du grand choc des consoles Nexgen PS4 et Xbox One, le salon a fait salle comble avec une fréquentation record de plus de 245 000 visiteurs et des nouveautés comme le Paris Games Week junior et la présentation des futures consoles Nexgen. Comme on s’en doutait, l’excitation et la frustration étaient de mise.

Le jeu vidéo est l’un des loisirs les plus prisés par les Français. Transgénérationnel et multi support, il s’adapte à une infinité de thèmes, de gameplays, de centres d’intérêt permettant de toucher un public de plus en plus large. Les avancées technologiques des dernières années ont également révolutionné les pratiques avec les différents modes de détection des mouvements (eyes toys puis kinect, playstation move, wiimote et wiibalance board, pour ne citer que les plus connues) et les contrôles tactiles. Cette industrie florissante est devenue l’un des premiers acteurs économiques mondiaux en l’espace d’une quarantaine d’année. Véritable phénomène de société, le jeu vidéo intéresse de plus en plus les sociologues, les historiens, les artistes et bien d’autres corps de métiers, comme en témoigne le nombre de publications et d’expositions consacrées à ce nouveau média. Aussi, il n’est guère étonnant qu’en quelques années, le Paris Games week soit devenu l’un des salons les plus importants de France en matière de fréquentation.

Le Paris Games Week 2012, bruyant et sombre, laisse place à un vaste espace où la circulation entre les différents stands est assez fluide. Dès l’entrée, le stand Nintendo, vaste et bien réparti, offre de nombreuses occasions de tester des jeux de tous types : karaoké, réflexion, comme le très attendu professeur Layton, la nouvelle mouture des Pokémons et bien d’autres encore. L’éditeur a visiblement appris de ses erreurs des précédentes années. Plus loin, gros attroupement devant le stand du nouveau Just dance 2014 et de longues, très longues files d’attentes devant les espaces dédiés aux grosses licences, mais le plus souvent pour assister à une simple vidéo. Assez décevant. Il était tout de même possible de tester l’impressionnant Bayonetta 2 exclusif à la Wii U.

Au centre, se faisant face dans cette arène vidéoludique, les deux challengers que sont la PS4 de Sony et la Xbox one de Microsoft. Après des semaines de teasing, il est enfin possible de tester les deux prochaines stars des fêtes de fin d’année. Là encore, des files d’attentes interminables pour pas grand chose au final…

Espace assez peu mercantile pour ce genre de salon, il donnait toutefois la possibilité de faire quelques affaires : petites, sur le point de vente de la Fnac, avec des prix salon sur les périphériques et les jeux du moment ; ou bien très bonnes, dans des corners shop de certains éditeurs, trop peu présents, soit dit en passant. Ainsi, dans la mini-boutique de Konami, il était possible de trouver des raretés comme Nino kuni, une perle réalisée en partenariat avec le studio Ghibli, neuf et localisé pour à peine 20 euros, soit moins cher qu’en occasion.

En revanche, le public, nombreux, n’a pas été déçu par les nombreuses compétitions en ligne. Véritable confirmation que le jeu vidéo est en passe de devenir un sport à part entière dans nos contrés, comme c’est déjà le cas en Asie et aux États-Unis. Depuis quelque temps déjà, des joueurs professionnels français émergent dans les médias spécialisés et dans les conventions. Cette fois, ce sont des équipes entières soutenues par de grandes firmes (Intel, Western Digital, etc.).

Sur de nombreux stands : LDLC avec mise en avant de PC d’intel, tunnés spécialement pour le gaming, ou encore la coupe du monde des jeux vidéo, qui a vu s’affronter des teams prestigieuses.

Côté nouveautés de l’année, les grosses licences n’ont pas manqué à l’appel : Call Of Duty : Ghosts, Destiny, The Elder Scrolls Online, Battlefield 4, Ryse : Son of Rome, Assassin’s Creed Black Flag, Watch Dogs, Killzone Shadow Fall, Knack ou encore FIFA 14, Forza Motorsport 5 et Drive.

Les plus jeunes étaient également de la fête avec la partie Paris Games Week Junior, dédiée aux 3-­12  ans. Ainsi, sur 1 200 m²,  les joueurs en herbe ont pu retrouver dans l’espace jeux vidéo les nouveautés de fin d’année ainsi que leurs héros préférés sur plus de 50 bornes installées en libre accès : Angry Birds, Star Wars, Cocoto Magic Circus 2, Disney, Planes, FIFA 14, Kinect Star Wars, Monster High TM, 13 Souhaits, Pokémon X et Pokémon Y, Invizimals Le Royaume Perdu, Just Dance 2014 et beaucoup d’autres. Le grand stand Skylander, toujours aussi coloré, a rencontré un joli succès.

Non loin se trouvait un bel espace retro gaming, un petit bureau pour l’équipe du site PédaGoJeux.fr, présente pour informer et sensibiliser les parents à l’univers du jeu vidéo. De nombreuses écoles de graphisme et de modélisme étaient présentes afin de présenter les différents métiers de la création vidéoludique.

À proximité se trouvait le petit stand de présentation des firmes françaises de jeu vidéo. Pas vraiment glossy avec ses petits écrans et sa décoration minimaliste, il a tout de même attiré un public nombreux et intéressé par ces nouveautés allant du shot them’up à l’ancienne pour terminaux mobiles aux avancées en matière de Réalité Augmentée (RA) mêlant cartes à collectionner et combats de monstres en 3D.

Pour conclure, la dernière édition de Paris Games Week a rencontré un grand succès basé en partie sur l’attente des deux nouvelles consoles phares du marché, mais également sur les grosses licences précitées. À ce titre, et malgré une nette amélioration en terme de qualité d’accueil par rapport à l’année dernière, le faible nombre de jeux et consoles jouables de même que les nombreuses vidéos ont généré de longues files d’attentes et une frustration certaine. Les habitués ont également noté une baisse significative des distributions de goodies aux couleurs de leurs jeux et consoles favoris.

Le faible nombre de gros éditeurs a été remarqué, mais partiellement compensé par le grand nombre d’activités proposées. Les innovations du salon comme l’espace kids et la présence de professionnels de la création et de l’éducation sont à saluer.

Visuels : © Sandra Bernard

Site officiel du Salon

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Sandra Bernard
A étudié à l'Université Paris Ouest Nanterre la Défense l'Histoire et l'Histoire de l'Art. Après deux licences dans ces deux disciplines et un master recherche d'histoire médiévale spécialité histoire de l'Art dont le sujet s'intitulait "La représentation du costume dans la peinture française ayant pour sujet le haut Moyen Âge" Sandra a intégré un master professionnel d'histoire de l'Art : Médiation culturelle, Patrimoine et Numérique et terminé un mémoire sur "Les politiques culturelles communales actuelles en Île-de-France pour la mise en valeur du patrimoine bâti historique : le cas des communes de Sucy-en-Brie et de Saint-Denis". Ses centres d'intérêts sont multiples : culture asiatique (sous presque toutes ses formes), Histoire, Histoire de l'Art, l'art en général, les nouveaux médias, l'art des jardins et aussi la mode et la beauté. Contact : sandra[at]toutelaculture.com

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