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[Live report] Paris manga 16e édition : petite mais costaud

[Live report] Paris manga 16e édition : petite mais costaud

09 octobre 2013 | PAR Sandra Bernard

Le week- end dernier avait lieu la 16e édition du désormais incontournable Paris manga. La convention de rentrée suivait de quelques semaines le Tokyo Crazy Kawaii Paris, mais ne lui ressemblait en rien.

La convention, à l’image d’une japan expo modèle réduit, était divisée en plusieurs zones, Jeux vidéo, créateurs, fan art, arts martiaux et boutiques de goodies, mangas, DVDs.

Les dimensions réduites de la convention n’ont pas nui à la diversité de l’offre de produits entre les valeurs sures et les pièces uniques.

Pour cette édition, la part belle a été faite aux jeux vidéo avec la présence d’un stand de la salle d’arcade à la mode La tête dans les nuages. Une scène accueillait Kayane et d’autres guests affrontant le public venu en nombre pour rencontrer ces joueurs professionnels dont la notoriété ne cesse de grandir sur les réseaux sociaux et dans les médias dédiés. Le public a également pu découvrir ou redécouvrir plusieurs jeux de danse tels les très populaires Just dance ou Dance central. Nintendo était également présent avec un petit stand de démonstrations de consoles portables.

Parmi les allées regroupant la jeune création, plusieurs boutiques méritaient le détour par leur originalité et la qualité des produits proposés, le plus souvent à des prix très abordables. Entre steampunk, gothique lolita, kawaii sucré, kawaii geek, traditionnel, et même de la broderie artistique, il y en avait vraiment pour tous les goûts et toutes les bourses. L’autre pan de la jeune création regroupait les amateurs de fan art. Là encore, les exposants se sont montrés à la hauteur.

La mode et la beauté occupaient également une grande place dans le salon. Certaines boutiques parisiennes de renom s’étaient déplacées, d’autres, tout aussi bien achalandées proposaient des vêtements de style gothique lolita (jupes, corsets, accessoires froufroutants, etc.), des uniformes de type sailor. Côté cosplay, le nombre de costumes à vendre ne cesse d’augmenter. Les accessoires les plus prisés restent cependant les répliques d’épées ou sabres issus des licences à succès. On remarque la montée en puissance des perruques et lentilles de contacts. Certaines perruques (assez onéreuses, reconnaissons le) sont de bonne qualité et permettent certaines audaces capillaires.

Le fer de lance de la beauté n’était autre que le nail art. On le sait, cette pratique est extrêmement populaire en Asie et les marques ne cessent de proposer de nouveaux produits à des prix presque abordables avec des kits de découverte comprenant un plaque de fins motifs en acier gravé, un vernis spécial, une raclette et un tampon applicateur pour 25€. Les grandes plaques de motifs pour les professionnels de l’onglerie sont, pour leur part passées de 100€ à 50€. Étaient également présentées tout un tas d’autres ustensiles : perles caviar très en vogue actuellement, des éponges, des vernis spéciaux pour nail art (avec un pinceau très long et fin).

Les amateurs de japanimation se sont régalés avec les incontournables coffrets DVDs et Blu ray à prix réduits, même sur des licences assez récentes.

Notons la présence, au cœur même de la convention, de la partie sci-fy souvent reléguée au fond de l’espace d’exposition. Cette section assurant la transition entre la culture asiatique et les jeux vidéo. L’on pouvait y rencontrer de très nombreux auteurs et artistes venus en dédicaces. La zone dédiée à Stargate était plus réduite qu’à l’accoutumée et point de Star Wars !!!!

La scène musicale était pratiquement vide avec seulement deux invités : Hikari et la performance décevante de Shibuya impakt pour la première date de sa tournée.

La circulation dans les allées bondées relevait parfois du parcours du combattant, cependant les vendeurs ont semblé plus disponibles qu’à l’accoutumée.

Depuis quelques conventions, l’on remarque la forte progression des visiteurs cosplayés. Cette fois, il y a eu un nombre impressionnant d’Hatsune Miku (la première des idoles vocaloïd devenue une artiste à part entière) et également plusieurs amateurs de la valeur montante du manga : l’Attaque des titans, véritable phénomène au Japon et vraie bonne surprise de l’année.

Pour conclure, bien que plus réduit pour ne pas dire condensé que lors des dernières éditions, le salon a tenu toutes ses promesses tant pour les néophytes venus en nombre que pour les otakus.

Visuels : © Sandra BERNARD

Site officiel de la convention

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Sandra Bernard
A étudié à l'Université Paris Ouest Nanterre la Défense l'Histoire et l'Histoire de l'Art. Après deux licences dans ces deux disciplines et un master recherche d'histoire médiévale spécialité histoire de l'Art dont le sujet s'intitulait "La représentation du costume dans la peinture française ayant pour sujet le haut Moyen Âge" Sandra a intégré un master professionnel d'histoire de l'Art : Médiation culturelle, Patrimoine et Numérique et terminé un mémoire sur "Les politiques culturelles communales actuelles en Île-de-France pour la mise en valeur du patrimoine bâti historique : le cas des communes de Sucy-en-Brie et de Saint-Denis". Ses centres d'intérêts sont multiples : culture asiatique (sous presque toutes ses formes), Histoire, Histoire de l'Art, l'art en général, les nouveaux médias, l'art des jardins et aussi la mode et la beauté. Contact : sandra[at]toutelaculture.com

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