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Les vernissages de la semaine du 20 février

Les vernissages de la semaine du 20 février

20 février 2014 | PAR Geoffrey Nabavian

L’homme, et les machines ou les concepts créés par lui, au programme des expositions d’art cette semaine. Relation positive ? négative ? Plongez-vous dans cette problématique, jusqu’à effectuer vous-même un test. En espérant que vous vous en tirerez sans dommage…

Visages picasso magritte warholJeudi 20, ouverture, à la galerie Jean Brolly (Paris 3ème), de la nouvelle exposition de l’artiste Pierre Savatier, « « Figures » et autres scanogrammes ». Désormais, l’ex-photographe, adepte des traces laissées par la lumière, utilise le numérique et « scanne ». Toujours en prenant, comme fondement de ses œuvres, des papiers de tous types. De la précision, un peu d’aléatoire, et beaucoup de plaisir artistique en définitive.
Lyonnais, on ne vous oublie pas ! Courez tous au Musée d’art contemporain, qui rouvre, avec en son sein l’exposition « Motopoétique ». Trente-huit artistes qui traquent pour vous la relation de l’art contemporain à… la moto ! Et derrière… la relation homme/machine, bien sûr ! Vernissage à partir de 18h30 avec, en exclu, une performance de Chloé Mons et de Myriam Mechita, cette dernière se nourrissant des modèles picturaux classiques pour leur donner une nouvelle matérialité, qui provoque du trouble et des questions touchant l’homme. Vrombissez !

Vendredi 21, superbe programme… marseillais ! En collaboration avec le Grand Palais. Rétrospective, en cent-cinquante œuvres, du visage humain représenté par les peintres du XXème siècle, lors d’une exposition intitulée « Visages, Picasso, Magritte, Warhol… ». Avec aussi Edward Hopper, Francis Bacon, Jean-Michel Basquiat, et beaucoup d’autres. A voir au Centre de la Vieille Charité.

Samedi 22, la galerie Thaddaeus Ropac (Paris 3ème) va vous impressionner. Jason Martin y présente en effet son exposition titrée « Gestural Ubiquity ». Venez découvrir le volet le plus fascinant de ce peintre abstrait : ses tableaux de pigments. Monochromes, en volume, quasi organiques et sensibles, ses toiles font rêver et ouvrent sur un monde dur et minéral. Immanquable.
Et à la galerie Laurent Godin, toujours dans le troisième arrondissement, deux manifestations ! « May Day », de l’artiste Hsia-Fei Chang, née à Taïwan et installée à Paris. Entre photo, performance, objets hétéroclites collectés et univers exubérant et agressif, elle propose des voyages troublants et toujours surprenants.

DVEt aussi, « The Hi-Life » de David Kramer. Le new-yorkais dévoile peintures, sculptures et installations. Ses œuvres figuratives sur les contradictions américaines, accompagnées de textes, dans lesquelles les couleurs tremblent sous la trace de l’eau, visible, sont passionnantes.

Dimanche 23, le site de la galerie Thaddaeus Ropac situé à Pantin présente l’exposition « Army Day Horizontal. Army Day Vertical », réalisée par Amos Gitai. Le grand réalisateur israélien, également connu en tant qu’artiste contemporain, est aussi photographe. Dans cette exposition, il revient notamment sur son expérience lors de la guerre du Kippour avec un film en Super-8, tourné en 1974. Et des photographies où la texture floue mène du figuratif à l’abstraction, et questionne le souvenir mis à l’épreuve du passage du temps.

Lundi 24, avignonnais, réjouissez-vous ! Lee Ufan, artiste sud-coréen actif depuis les années 70 et internationalement reconnu, est l’invité du festival des Hivernales. La Maison Jean Vilar présente donc une rétrospective de ses œuvres, où les points et les lignes sont légion, et où l’intérieur et l’extérieur sont amenés à dialoguer. Foin des descriptions : allez voir par vous-mêmes au vernissage, qui aura lieu à 18h30.

Pour les parisiens, la photographe Sélène de Condat présente, à la mairie du deuxième arrondissement, l’exposition « Ici-bas, les égouts de Paris », résultat de quatre mois passés avec les égoutiers de la ville. Portrait d’un travail d’assainissement quotidien et… d’un savoir-faire. Vernissage à 18h.

Mardi 25, à Beaubourg, laissez-vous accueillir par le « Train fantôme » de Charles de Meaux. Réalisateur de cinéma et vidéaste, il propose, dans le cadre du « Nouveau Festival », une vision personnelle de l’architecture du Centre, ainsi qu’un voyage dans la mémoire de celle-ci, et dans celle… du train fantôme en général. On ne vous en dit pas plus.

Mercredi 26, profitez des « Contes ineffables » de Gérard Garouste, tableaux oniriques exposés à la galerie Daniel Templon (Paris 3ème) pour… une ultime journée. Attrapez-les vite avant qu’ils ne s’envolent.
Et pour les férus d’exotisme, le Centre culturel coréen  de Paris reçoit l’artiste Shin Chul, et ses Dal Hangari : des porcelaines blanches brillantes et imposantes, en forme de pleine lune, autant prisées des rois anciens que des jongleurs adeptes du risque. Avec, en prime, des vertus apaisantes à ce qu’il paraît… Allez, voyagez un peu et calmez-vous, en ce milieu de semaine. Le retour à la réalité n’en sera que plus agréable.

Visuel: affiche de l’exposition Visages, Picasso, Magritte, Warhol , 2014 © Centre de la Vieille Charité / Grand Palais

Visuel: affiche de l’exposition The Hi-Life © David Kramer

Visuel une: Lee Ufan à Avignon © Maison Jean Vilar

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Geoffrey Nabavian
Parallèlement à ses études littéraires : prépa Lettres (hypokhâgne et khâgne) / Master 2 de Littératures françaises à Paris IV-Sorbonne, avec Mention Bien, Geoffrey Nabavian a suivi des formations dans la culture et l’art. Quatre ans de formation de comédien (Conservatoires, Cours Florent, stages avec Célie Pauthe, François Verret, Stanislas Nordey, Sandrine Lanno) ; stage avec Geneviève Dichamp et le Théâtre A. Dumas de Saint-Germain (rédacteur, aide programmation et relations extérieures) ; stage avec la compagnie théâtrale Ultima Chamada (Paris) : assistant mise en scène (Pour un oui ou pour un non, création 2013), chargé de communication et de production internationale. Il a rédigé deux mémoires, l'un sur la violence des spectacles à succès lors des Festivals d'Avignon 2010 à 2012, l'autre sur les adaptations anti-cinématographiques de textes littéraires français tournées par Danièle Huillet et Jean-Marie Straub. Il écrit désormais comme journaliste sur le théâtre contemporain et le cinéma, avec un goût pour faire découvrir des artistes moins connus du grand public. A ce titre, il couvre les festivals de Cannes, d'Avignon, et aussi l'Etrange Festival, les Francophonies en Limousin, l'Arras Film Festival. CONTACT : [email protected] / https://twitter.com/geoffreynabavia

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