Le Buzz

Val se fait hara-kiri !

12 mai 2009 | PAR Jeremy

Ce n’est pas à Charlie qu’on va regretter Philippe Val. Après 17 années désastreuses pour l’image et les finances du journal, le fidèle ami de Nicolas Sarkozy s’en va prendre ses fonctions à Radio France. On ne sais pas encore où, à France Inter peut-être ? On se marre. Jean-Luc Hees, qui prend ses fonctions de Président aujourd’hui, l’annoncera dans les prochaines semaines. Mais aucune surprise, l’intéressé l’affirme lui-même, son sort est fixé depuis les caricatures de Mahomet, en 2005. Alea jacta est !

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Philippe Val s’expliquera demain, dans son édito du mercredi 13 mai, sur les raisons d’un départ annoncé, relayé, prévu, acté mais qui reste surprenant tant l’affaire paraissait grosse. Mais silence, le vieux va parler. En effet, il prétend « laisser la main à la génération montante », Charb, Riss et Sylvie Coma, de quinze ans ses cadets; se réjouissant d’un bilan pourtant bien mauvais et espérant que Charlie garde sa place dans l’appareil médiatique avec ce nouveau trio directif. Les amitiés présidentielles de Val paient enfin. Pour Sarkozy, seule la fidélité compte… (cf Cécilia) Aussi, la patience du nouveau soldat de la satire est grassement récompensée. Le futur directeur de la deuxième radio de France profitera d’une double image gratifiante aux yeux du locataire de l’Elysée. De gauche, donc nécessairement révolté, il saura perpétrer l’esprit d’Inter : la pertinence dans l’impertinence. Ensuite, c’est un homme entier et clivant qui saura diviser le camp de cette gauche dont il assure faire encore partie. Une tactique bien connue par Sarkozy, dont Val se moque. Car c’est une promotion inespérée pour un homme qui menaçait de claquer la porte d’un canard qui ne lui correspondait pas.

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Qu’importent les raisons de son arrivée, que pourra-t-il bien faire à la tête d’une radio, lui qui n’a aucune expérience en terme de programmations ? Ses joutes verbales font florès, mais de là à diriger l’antenne. De la chronique à la direction, il n’y a qu’un (grand) pas ! Saura-t-il promouvoir les émissions culturelles assez pointues, diffusées dans l’après midi ? Qu’en sera-t-il de Didier Porte et surtout, de Stéphane Guillon, têtes de turcs du chef de l’Etat ? D’ailleurs son parachutage imminent n’enchante guère la rédaction d’Inter, qui voit d’un mauvais oeil l’arrivée d’un sbire de la République. On n’ose imaginer Jean-Marie Colombani à la tête de France Télévisons !..

Jérémy Collado

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Jeremy

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