Performance
[Live report] « Pêché Mignon » : Macha Makeïeff et sa fanfare en performance gourmande à la Fondation Cartier

[Live report] « Pêché Mignon » : Macha Makeïeff et sa fanfare en performance gourmande à la Fondation Cartier

21 juillet 2014 | PAR Yaël Hirsch

Dans le cadre des « soirées nomades » organisées par la Fondation Cartier en pleine célébration de ses 30 ans (voir notre chronique de l’exposition-événement), colis express depuis le Théâtre de la Criée : la joyeuse troupe de Macha Makeieff est venu enchanter et provoquer enfants et parents réunis par un beau dimanche d’été dans le bâtiment de verre signé Jean Nouvel. Il y a eu deux sessions. Nous avons assisté à celle de 17h30. Lyrique, coloré et culotté!

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Un joli dimanche d’été, le jardin de la fondation Cartier est un havre protégé par les œuvres immenses mises en avant au Rez-de-Chaussée pour le trentenaire de l’institution. Deschiens de toujours, escortés par un accordéon colorés, les comédiens-chanteurs entraînés par Macha Makeieff investissent les lieux sur le mode du tonitruant. La rousse flamboyante mène le groupe d’une voix Castafiore et emmène illico l’ensemble du public (une soixantaine de personnes tout de même!) faire un tour militaire du jardin. La fanfare s’arrête un temps dans la grande salle de projection, mais les performeurs ne cesseront de bouger demandant au public un effort de mobilité constant pour pouvoir voir ce qui se passe.

La performance s’intitule « Péché Mignon« , ce qui fait petite bêtise de vieille dame prude, mais va assez bien avec les couleurs acidulées des fripes dépareillées de la troupe. Le tout se déroule en trois temps impertinents : la procession-fanfare sus-mentionnée, un « saccage » joyeux avec ou sans bassines en plastique, avec puis sans chaises à motifs écossais, et surtout avec une joie certaine à se moquer à grands cris d’admiration et à démonter le sacro-saint art exposé au Rez-de-Chaussée de la Fondation. Après cette drôle de catharsis, la « peuplade décatie » se pose devant l’écran (et le chien mascotte confortablement installé) pour une célébration malhonnête (qui parodie franchement la messe en ce jour du Seigneur) des objets démodés ou passés du quotidien : la bouillotte, l’épingle à nourrice, etc.. Le tout introduit par le « Music for a while » de Purcell et déclamé à partir d’un Missel concocté par le chef de bande. Un final à la fois nostalgique et moqueur, irréspectueux et plein de souvenirs qui se termine par l’arrivée magique d’un oiseau et une grande distribution d’oeufs qui marquent cette date d’une pierre blanche.

La dernière soirée nomade de l’été aura lieu le 24 juillet avec Robyn Orlin et Frédéric Ferrer.

visuels : Yaël Hirsch

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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