Opéra
[Interview] Maxim Mironov : « Personne n’envisage des coupures dans Wagner. Alors pourquoi est-ce possible dans Rossini ? »

[Interview] Maxim Mironov : « Personne n’envisage des coupures dans Wagner. Alors pourquoi est-ce possible dans Rossini ? »

23 mars 2021 | PAR Paul Fourier

Le 26 février, le ténor d’origine russe était à Monaco et venait de terminer le cycle de ses représentations du Comte Ory, au côté de Cecilia Bartoli. Nous avons profité de cette opportunité pour l’interviewer. Il nous parle de sa reprise de travail, de ses projets de vie, de la fermeture des théâtres et, forcément, de Rossini !

Bonjour Maxim. Tout d’abord, bravo pour la représentation du Comte Ory d’hier !

Merci. Je crois que c’était la meilleure représentation de la série. C’est un spectacle assez compliqué et nous n’avons malheureusement pas beaucoup de temps pour les répétitions. Il faut préciser que l’an dernier, en mars, nous nous étions interrompus lorsque la Covid est arrivée.
Même si je pense qu’il aurait été bien de pouvoir le répéter plus longuement, au final, c’est un beau travail ! C’est un début pour moi : c’est la première fois que je chante Le Comte Ory. Mes partenaires, eux, l’ont déjà chanté de nombreuses fois et même dans cette même production. Ce n’était donc pas très facile pour moi, d’autant plus que le rôle est terrible ! Je ne veux plus jamais chanter cet opéra ! (rires)

Vraiment ? C’est plus difficile que d’autres opéras de Rossini ?

C’est très difficile ! Le rôle-titre est en scène tout le temps. C’est un véritable marathon. Tu n’as même pas le temps d’aller pisser ou de boire un verre d’eau ! (rires) Mais, c’est très agréable tout de même. La musique est formidable, le trio final délicieux…

« Jouer la comédie à l’opéra, c’est comme jongler avec des boules de feu »

Et la mise en scène est drôle…

La mise en scène est très très très bien conçue ! On peut d’ailleurs voir actuellement la 2CV de Cecilia (au moment de l’interview, la voiture-accessoire du spectacle était en train d’être sortie sur l’esplanade à l’arrière du théâtre). Mais c’est une mise en scène compliquée, emplie de petits détails. D’où la nécessité de bien répéter afin que les mouvements deviennent automatiques. Une comédie fonctionne lorsqu’il y a des automatismes. Il faut un rythme, il faut du répondant entre les personnages ! C’est un travail très difficile et c’est pour cette raison que je crois qu’il est plus difficile de faire de l’opéra bouffe que de l’opera seria. C’est un ensemble de petites choses et, si cela fonctionne, c’est drôle et ça tient le spectateur dans le rythme jusqu’à la fin. Ce doit toujours être en mouvement. Je vais prendre une image : c’est comme jongler avec des boules de feu. Lorsque la boule tombe, il est difficile de la reprendre.

Dans ce Comte Ory, vous avez travaillé avec Cecilia Bartoli… et vos deux voix s’accordaient très bien.

C’est une personne et une artiste formidable. C’est une grande émotion que de travailler avec elle. Lorsque j’étais étudiant, j’avais acheté son disque de Vivaldi. Et ce fut, pour moi, une bombe ! Par la suite, j’ai découvert ses autres albums, ses concerts. J’estime que, par sa puissance artistique, musicale, par sa créativité et sa curiosité, elle est véritablement comparable à la Callas.
Elle a toujours été un phare pour moi, une immense inspiration. C’est une personne formidable, chargée de bonnes vibrations, toujours souriante, toujours disponible, toujours positive, toujours 100 % pour toi. Elle est vraiment très généreuse. Cela a été une expérience formidable de la connaître et j’espère en de futures collaborations.

Et donc, vous avez repris le travail avec ce Comte Ory ?

Oui, en effet, comme je le disais, l’épidémie a stoppé notre travail ici, en mars de l’année dernière… le 12 mars, je crois. Un moment terrible ! Nous étions déjà sur scène, avec la scénographie, et même avec les costumes, si je me souviens bien. La menace planait déjà. Des nouvelles arrivaient, notamment d’Italie. Un jour, Jean-Louis Grinda, directeur de l’opéra de Monte-Carlo, est arrivé et nous a annoncé que tout était annulé. De surcroît, nous avons dû, très rapidement, nous échapper, car les pays étaient en train de fermer leurs frontières (Maxim Mironov habite à Bologne, en Italie). Nous avons donc pris le dernier train pour rentrer chez nous. Je me suis senti comme pendant la révolution russe, quand il fallait fuir (rires). Puis nous avons pris la voiture et sommes arrivés chez nous. Pour moi, c’est donc absolument la reprise.

« Je ne sais pas où en sera ma voix dans cinq ans ! »

Comment avez-vous régi à ce moment-là ?

Ce ne fut pas trop difficile, car je n’ai pas d’enfants. De ce point de vue, j’ai été un petit peu privilégié. Mais, pendant trois jours, je suis resté couché, véritablement en état de dépression. Au printemps, nous avons cru à la fin de l’épidémie. Puis, la seconde vague est arrivée et nous attendons la troisième.
Je crois que tout le monde est fatigué avec ça aujourd’hui. Je me demande si, à un moment donné, la fatigue ne va pas être tellement grande que l’on va dire, peu importe le virus, je veux vivre, je veux travailler… À 39 ans, je suis un homme jeune ; je suis dans la plénitude de mes moyens. Je considère qu’un an de ma vie a été littéralement volé. Et, il n’est pas certain que je puisse rattraper les représentations que je n’ai pas faites pendant cette période.
En juin, j’avais un Barbier de Séville prévu au Liceu de Barcelone. Lorsque cela a été annulé, l’on m’a dit que la production serait reprise… dans cinq ans ! Cinq ans ! Mais je ne sais pas si je chanterai encore, dans cinq ans ! C’est très loin ! Et je ne peux pas dire où en sera ma voix, dans cinq ans ! Et je dois dire que le goût de faire certaines choses ne sera sûrement plus le même. Regardez, je suis heureux d’avoir fait Le Comte Ory aujourd’hui. Car, dans cinq ans, je pense que ça sera impossible pour moi !

« J’ai profité de la période pour penser à ce que je veux faire de ma vie »

Alors, qu’avez-vous fait durant cette année de pandémie ?

J’ai beaucoup pensé ! Ce fut très précieux d’avoir ce temps complètement à moi. M’arrêter, penser et me poser certaines questions : Où en suis-je ? Que voudrais-je faire dans le futur, dans 10 ou 20 ans ? Comment je vois ma vie ? Qu’est-ce qui me donnera le plus de plaisir dans les années qui viennent ? C’était très important, car, auparavant, je passais mon temps à enchaîner les contrats suivis de petites pauses. C’était comme une course sans fin. J’ai profité aussi de cette période pour réévaluer mon travail. Je pense que je vais consacrer un peu moins de force, de mon temps, à mon travail et un peu plus à moi-même, à ma vie, à ma famille, à mes affaires. J’ai ma famille en Russie, tout près de Moscou. Il y a ma sœur, mes nièces… Auparavant, c’était : je viens une semaine en août avec les cadeaux, puis « Au revoir » ! Je pense que je peux agir différemment, en faisant plus attention à mieux nourrir les rapports humains. Le travail, c’est très important, mais on ne peut pas sacrifier notre vie personnelle.

« Être artiste, c’est comme faire un pas dans le vide »

Maxime, vous dites que vous souhaitez moins consacrer de temps à votre travail. Mais, comment faites-vous alors pour vivre ? En France, nous avons le système des intermittents du spectacle. Mais, en Italie, par exemple, cela n’existe pas.

Ce n’est pas complètement vrai, car mes collègues italiens ont tout de même reçu un peu d’argent. Mais, moi, je ne suis pas italien, je suis russe. Donc, actuellement, je vis sur mes réserves, avec l’argent que j’ai épargné durant ma carrière… En Italie, les artistes ne sont pas protégés. Et cela devrait être une leçon pour nous, pour essayer de changer le système, pour réfléchir à des systèmes de protection.
Certes, la période est exceptionnelle avec cette pandémie, mais, dans une période ordinaire, vous pouvez tomber malades et vous n’êtes pas protégés. Je viens, je fais toutes les répétitions, je tombe malade, je rentre chez moi et je ne toucherai pas d’argent ! Ça ne peut pas aller ! Ce n’est pas juste ! Nous avons donc besoin de créer une assurance entre nous.
En ce qui me concerne, je suis prêt à consacrer une partie de mon cachet, 1 % par exemple, afin, si je suis vraiment en difficulté, d’avoir la possibilité de me protéger. Sinon, c’est toujours… « à la grâce de Dieu » !

Faisons, maintenant, un petit retour en arrière sur votre carrière…

Lorsque j’étais jeune, j’ai commencé, en Russie, par étudier la chimie et la biologie à l’université. En 1998, alors que c’était la finale de la coupe du monde de football à Paris, j’ai pu voir le concert des trois ténors à la télévision. Et ce jour-là, j’ai découvert comme un Nouveau Monde, plein de charme, plein de joie avec la musique, les voix. Et c’est ainsi que je me suis dit que j’essaierais bien d’être ténor…

Mais, vous n’aviez pas fait d’études musicales ?

Non, j’avais juste pris quelques cours à l’école. J’ai ainsi commencé à chanter sur l’enregistrement de ce concert. Je m’exerçais sur l’air de Tosca « E lucevan le stelle ». Puis, au collège de Tula, ma ville, j’ai commencé à travailler avec une professeure. Finalement, après un petit moment, elle m’a incité à partir pour Moscou pour me perfectionner, car elle pensait vraiment que je pouvais faire une carrière dans le chant lyrique.
J’ai ainsi cessé mes études à l’université pour partir pour Moscou. A l’époque, cela a vraiment effrayé ma mère car elle pensait que j’allais finir sous les ponts. Avec le recul, elle n’avait pas complètement tort. Faire ce métier c’est, quelque part comme faire un pas dans le vide : soit on s’envole, soit on s’écrase. Mais, il faut oser dans la vie. Car si tu n’oses pas, tu restes toujours le même avec tes frustrations. Moi, j’ai choisi une autre vie et j’ai fait ce pas dans le vide…

« J’ai eu l’énorme chance d’être directement dirigé vers le bon répertoire »

Vous vous êtes vite dirigé vers Rossini…

Le premier air que mon maître de chant, le maestro Dmitry Vdovin, m’a fait travailler fut « Languir per una bella » de L’Italienne à Alger ; il m’a dit : « Ne t’inquiète pas, tu vas chanter cela toute ta vie ! ». Il avait raison !
Ce fut une grande chance pour moi car, si tu démarres avec un maître de chant qui t’oriente tout de suite vers un mauvais répertoire, tu risques de te casser la voix. Lui, avait vraiment une oreille excellente et m’a dit « Ta carrière ce sera un peu de Mozart, un peu de baroque, mais ton répertoire principal sera le bel canto ! »

C’est une grande chance d’être allé directement vers le bon répertoire !

C’est une énorme chance ! Et, de ce fait, tout est allé très vite, car j’étais tout de suite sur la bonne voie. En 2004, j’ai commencé à chanter en Europe, au Théâtre des Champs-Élysées, avec Elina Garanca qui faisait ses débuts dans le rôle de Cenerentola. Puis, cela a été le Teatro La Fenice de Venise avec Maometto secondo. C’était une véritable folie ! Car dans cet opéra, le ténor incarne un père de 60 ou 70 ans. J’avais 23 ans et, lorsque je me présenté devant Pier Luigi Pizzi, le metteur en scène, il a éclaté de rire !

Donc, vous commencez votre carrière à Paris. Y êtes-vous retourné souvent ?

J’ai également chanté une série de Cenerentola à Garnier puis fait des opéras en concert au Théâtre des Champs-Élysées. J’adore travailler dans ce théâtre.

Et ailleurs en France ?

J’ai chanté à Nice, à Toulon à Toulouse et à Bordeaux.

En revanche, j’imagine que vous avez beaucoup travaillé en Italie…

Oui, beaucoup. Et dans tous les grands théâtres de la Péninsule, à Venise, Rome, à la Scala, à Naples, Palerme… partout ou presque !

Et en Russie ?

Vous savez, en Russie, le répertoire dans lequel j’évolue est encore traité comme on le faisait il y a des décennies, avec des versions très coupées, avec des voix parfois différentes. J’ai, malgré tout, fait mes débuts à Moscou, il y a six ans, avec L’Italienne à Alger de Rossini, et à cette occasion, j’ai gagné un prix, le Masque d’or. C’était au théâtre Stanislavsky. Il y a six théâtres d’opéra à Moscou, qui sont tous ouverts actuellement d’ailleurs, avec, je pense, une jauge réduite. Et dans chacun d’entre eux, chaque jour, il y a une représentation sur scène. Il y a le Bolchoï, Novaya Opera, Stanislavsky, Sats, Helikon… Et je dois dire que, en Russie, le public est exceptionnel. Nous sommes très attachés à l’art et à la musique. Il y a aussi un nombre incalculable de théâtres de prose à Moscou.

« Il est fondamental que les théâtres restent ouverts »

Les théâtres ont beaucoup été fermés, pendant cette période, à Moscou ?

Pendant le premier confinement, ils ont, un petit peu, fermé, mais ils ont vite ouvert avec une jauge très réduite.
Je pense qu’il est fondamental que les théâtres restent ouverts, c’est très important pour les artistes. Regardez, les danseurs de ballet, ils ont besoin de s’entraîner et de pratiquer pour conserver leur art. Un théâtre, c’est une grande fabrique, avec de nombreuses personnes qui ont du savoir-faire.
Je crois que la décision de fermer tous les théâtres est une décision mal pensée. Le théâtre est un lieu très sûr. Et aujourd’hui, lorsque je travaille quelque part, je suis extrêmement contrôlé et testé, chaque semaine. Et c’est vrai aussi pour tous les autres personnels de l’opéra. Bien sûr, il existe un risque, mais, en ce qui me concerne, je suis prêt à courir ce risque pour aller travailler !

Partout où les artistes jouent, on constate très peu de cas de contaminations et donc, très peu d’annulations de représentations données dans des conditions quasi-normales, ou pour des captations.

La vie est emplie de risques ! Lorsque je prends l’avion, je prends un risque.

« Avec Rossini, nous avons une grande chance, celle d’avoir le festival de Pesaro »

Nous avons donc parlé de Rossini. Et bien sûr, tout proche de Rossini, il y a les autres compositeurs du bel canto. Avez-vous, par exemple, interprété beaucoup de Bellini ou de Donizetti ?

J’ai chanté peu de Bellini, mais davantage de Donizetti. Je dois dire qu’avec Rossini, nous avons une grande chance, celle d’avoir le festival de Pesaro ! C’est idéal lorsqu’il existe une place dédiée à un compositeur, où ses œuvres sont régulièrement données. À Pesaro, cela dure depuis plus de 40 ans et un travail considérable a été fait, non seulement pour découvrir des œuvres, mais également pour réfléchir à la façon d’interpréter Rossini. Cela n’existe malheureusement pas pour Bellini. Et pour Donizetti, le festival de Bergame est beaucoup plus récent et il n’y a pas l’appareil scientifique qui existe comme c’est le cas à Pesaro. Pesaro est devenu un véritable laboratoire !
Un autre gros problème avec Donizetti, c’est qu’il y a très peu de partitions, que beaucoup ont disparu. Il y a donc indéniablement besoin de personnes qui consacrent leur vie à ce travail de recherche. Pour Rossini, il y a eu Philip Gossett, Alberto Zedda et de nombreux scientifiques…
Enfin, il y a d’autres grands compositeurs. Prenons Mercadante : il a écrit 93 opéras et nous n’en connaissons que très peu. Alors que c’est une musique formidable !

À propos des versions des opéras, que pensez-vous des coupures qui sont parfois réalisées, notamment dans le bel canto ?

Cela dépend ! Une fois, à Bergame, j’ai chanté Anna Bolena de Donizetti sans coupure. Il y en avait pour quatre heures de musique. Pour autant, je n’ai rencontré personne qui nous ait dit « c’est trop long ! ». Cela dépend incontestablement de la qualité du spectacle, de la musique, du chant. Des coupures peuvent éventuellement se justifier dans le cas d’opéras moins intéressants, mais dans des opéras aussi beaux qu’Anna Bolena, ce n’est pas souhaitable. Et, quoi qu’il en soit, il est important d’avoir un lieu où l’on peut écouter les versions intégrales. C’est pour cela d’ailleurs que les festivals sont très importants.

Ce que vous me dites me rappelle l’extraordinaire représentation de Semiramide à la Fenice. C’était une version intégrale, mais c’était incroyablement beau et on sortait tellement heureux de ces quatre heures de musique !

Voilà ! Jamais, on n’entendra jamais quiconque dire : « Ah Wagner, c’est trop long, on va faire des coupures ! » Si on disait cela, ce serait sacrilège ! Alors pourquoi est-ce possible dans Rossini ?

« Aborder un rôle juste parce que la tessiture me convient, ça ne m’intéresse pas plus que ça ! »

Pour continuer sur votre répertoire, qu’en est-il de l’opéra français ? Le Comte Ory, c’est, certes, en français, mais c’est encore du Rossini. On pourrait vous imaginer dans des œuvres comme Les pêcheurs de perles ?

Aborder des rôles, cela dépend où, quand, avec qui, etc. Tout est possible ! Mais l’endroit est important selon le rôle que l’on veut aborder. Je pense effectivement que je pourrais interpréter le rôle de Nadir mais il faudrait que ce soit pour une version qui apporte quelque chose de nouveau. Si c’est juste parce que la tessiture me convient que je le fais, cela ne m’intéresse pas plus que ça ! C’est une des raisons pour laquelle j’adore Cecilia Bartoli. Lorsqu’elle décide d’interpréter Norma, elle décide de le faire comme elle le veut, avec qui elle le souhaite, où elle le veut, et ainsi, elle peut apporter quelque chose de nouveau. Callas, Sutherland appartiennent au passé et, en essayant, on peut continuer à avancer avec notre art. L’opéra est un art très complet et il faut en explorer les différentes facettes.

Alors, parlons des projets. Puisque nous avons évoqué le festival de Pesaro, j’ai lu que vous y donnerez un récital.

Normalement, j’ai d’abord un concert prévu à Vienne avec des airs de musique de chambre de Rossini. Et, en août, effectivement, j’ai ce récital prévu à Pesaro. Pour le moment, c’est tout ! En septembre prochain, j’espère chanter dans la nouvelle production de Cenerentola à Dresde. Malheureusement, je devais faire une soirée de gala du Barbier de Séville à Karlsruhe, mais elle est annulée.

Eh bien Maxim, il me reste à vous remercier pour cet entretien et à vous dire que l’on espère vous revoir vite sur scène.

Visuels : portrait © Ksenia Ryzhkova – Cenerentola La Scala © Marco Impa – Don Pasquale Maggio Musicale Firenze © Michele Monasta

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