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[Live report] Poni Hoax au Silencio pour l’after-party du vernissage Larry Clark à la Galerie du jour

[Live report] Poni Hoax au Silencio pour l’after-party du vernissage Larry Clark à la Galerie du jour

13 septembre 2014 | PAR Yaël Hirsch

Après 22 heures, les invités du vernissage Larry Clark à la galerie de Agnès b. étaient invités à poursuivre les festivités au Silencio où les Poni Hoax les ont régalés d’énergie et de leurs plus grands tubes. Maîtrise et fun étaient à l’ordre de la nuit, avec en feu d’artifice une arrivée en fanfare de Ker, le chanteur, au milieu de la piste, pour danser avec ses hôtes.

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Quoi de plus naturel de poursuivre un vernissage larry Clark à la très pointue galerie du Jour d’Agnès b., par une afterparty au Silencio qui expose également des magnifiques photos de l’artiste dans son escalier feutré (voir notre article), a  fait le buzz en organisant une vente éphémère et propose des rétrospectives de ses films.

Au cœur de cette célébration, les Poni Hoax, qui ont fêté leurs 10 ans au début de l’année et font désormais irréversiblement partie des incontournables de l’électro-rock. Avant de rejoindre la joyeuse troupe du Cabaret burlesque du Festival d’île de France, du 26 au 28 septembre, les 5 gentleman ont régalé les invités d’Agnès b et les membres du Silencio de leurs plus grands tubes.

Et ils ont commencé fort, avec une version très rythmée de « She’s one the radio ». Dans une lumière bleue coldwave, les 5 musiciens sont hyper-concentrés et leur son parfaitement calé autour du corps longiligne et dansant du chanteur, qui s’implique totalement dans chaque chanson avec sa voix grave et son accent british. Il y a du romantisme chez ces dandys electro, qui partagent souvent sur le mode du beat emporté un message grave d’amour déçu. Ainsi du très entraînant « There is nothing here for you ». Petite private joke entre les garçons sur la chanson d’amour et le genre de leur chanteur et l’ambiance s’assombrit, les éclairages se font vénéneux et les fantômes sont invités à venir hanter le titre hypnotique et quasi apocalyptique, « Budapest ».

Après ce voyage à l’est et dans les années 1980, les Poni Hoax ont donné une très longue et très convaincante version de leur tube « Antibodies », et lorsque Ker a sauté dans la salle pour danser avec le public, les derniers observateurs nonchalants se sont levés pour entrer de plein pied dans la danse et la musique. De manière exceptionnelle, les flashs des portables ont crépité au Silencio et les photos ont immortalisé ce moment très spécial. Puis la tension est progressivement redescendue pour plus de douceur. La voix grave de Ker est descendue jusqu’à la rupture suave dans le magnifique « Paper bride », où l’electro semble se comprimer pour laisser place à des accents nostalgiques des Rolling Stones. Le temps de se promener dans « Serpent street » avec la quintette et l’on est ressorti du concert avec à la fois beaucoup d’émotion engrangée et une folle envie de continuer à danser…

(c) Agnes Dherbeys

 

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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