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Agnès B ou le street’art tout en sobriété

Agnès B ou le street’art tout en sobriété

02 octobre 2019 | PAR Cloe Assire

C’est au sein du Palais de Tokyo que s’est déroulé le défilé printemps-été 2020 d’Agnès B le lundi 30 septembre à 14h30. Décor minimaliste dans un écrin blanc où seul le logo noir de la marque, fondée en 1973, trône de manière graphique. Retour sur les silhouettes phares de la collection mêlant élégance et influences urbaines. 

Le live du rappeur poète franco-malien Oxmo Puccino rythme la démarche des mannequins d’une incroyable diversité : hommes et femmes de tout âge trouveront en effet leur bonheur parmi les différentes pièces proposées, comme un éloge à la capitale française. Mais ce n’est pas seulement le chic parisien qui est ici mis en avant – rehaussé de superbes couleurs – mais bel et bien de nombreuses inspirations urbaines magnifiées par l’intermédiaire de pièces intemporelles et confortables.

La rue est de suite convoquée dans notre imaginaire en raison de l’impression de bandes blanches entrecoupées sur des textiles noirs, seulement ponctués par des accessoires aux couleurs frôlant les teintes fluorescentes, et cela de la même manière que les indications signalétiques. Mais Agnès Troublé, davantage connue sous le nom d’Agnès B., met surtout en valeur le travail de nombreux street’artists comme Jordan Saget dont les arabesques jaunes sont reprises pour la création de motifs. Des graffitis divers se voient quant à eux appliqués sur des pièces en cuir, notamment sur des vestes ou encore des bobs.

Mais les hommes et femmes de la collection sont multiples, ambivalents, passant d’un style à un autre sans jamais perdre l’identité de la marque. Ainsi, salopettes et gros sacs à dos se voient défiler aux côtés de teintes méditerranéennes qui ne purent que séduire notre œil. La douceur du tissu éponge bleu de certains accessoires souligne les  remous de la mer dont l’image est imprimée en all over sur certains vêtements. Cela n’est pas sans faire écho à Marseille où, jusqu’au 5 octobre, la boutique Agnès B. présente les objectifs de la nouvelle mission de Tara. Engagée depuis plus de 10 ans sur la question des microplastiques en Haute Mer, la Fondation Tara Océan entend aller plus loin en se lançant comme principal but d’identifier leurs origines et leurs impacts sur les écosystèmes marins.

Mais ce n’est pas tout : une cravate noire, où un logo orange se détache, attira rapidement notre attention, annonçant  en effet l’ouverture en décembre de La Fab. De quoi s’agit-il ? Situé 1 place Jean-Michel Basquiat, ce bâtiment de 1400m2 présentera des expositions thématiques de la collection d’Agnès B., comportant plus de 5000 œuvres. Ce lieu abritera également la galerie historique de la marque, une librairie participative tout en mettant en avant les actions sociales et solidaires soutenues par la créatrice.

 

La collection printemps-été 2020 d’Agnès B. semble donc nous inciter à prendre l’air tout en questionnant la qualité de ce dernier.

 

Visuels : ©Blake

 

 

 

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Cloe Assire

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