Pop / Rock

[Live report] Metz à la Gaîté Lyrique : furieux et déchaîné

[Live report] Metz à la Gaîté Lyrique : furieux et déchaîné

21 novembre 2013 | PAR Bastien Stisi

METZ_typeUne pluie fine et pénétrante déverse son liquide aléatoire sur les parcelles bétonnées du boulevard de Sébastopol. Quelques gouttes à l’extérieur, et bientôt, une véritable foudre à l’intérieur de l’élégance rétro-futuriste de la Gaîté Lyrique : quelques mois après un passage remarqué au Point Éphémère, voilà les trois canadiens de Metz venus faire rugir de nouveau la fureur de leur punk allumé dans la capitale parisienne. Planquez les gosses, et protégez vos tympans !

Plus gueulards que leurs confrères de Parquet Courts, plus agités que leurs congénères de Fidlar, les trois fous furieux de Toronto s’avèrent être également plus allumés que leurs collègues londoniens de Cheatahs, venus ouvrir les hostilités de la soirée de ce mercredi à l’aide d’un rock indé aux mélodies onduleuses.

Un remuant chant du cygne projeté par le tube « The Swan » pour les Britanniques, et très vite, un véritable cri de guerre lancé en guise d’introduction par la guitare et les cordes vocales enflées d’Alex Edkins, le chanteur ultra-vitaminé du tercet noisy canadien. Inutile de perdre son temps dans de vaines et mondaines présentations : il n’y aura ce soir aucune conversation possible, et pas plus de paroles à répéter que de mélodies entêtantes à fredonner pour le public.

D’abord statique et renfermée, la foule bien élevée de la Gaîté Lyrique ne tardera pas à salir quelque peu ses manières (des bières qui voltigent dans les cieux, les têtes des plus vieux qui hochent, les corps des plus jeunes qui s’entrechoquent…), et à contenter les besoins de bordels séculaires des trois furieux déchaînés sur leurs instruments respectifs comme des écervelés cliniques lâchés lors de leur permission annuelle.

Les riffs ultra-rapides de « Get Off », la tempête ordurière et viscéralement punk de « Rats », la rage noisy et gueularde de « Headache » : l’homicide par les larsens et par les rugissements des guitares peut enfin (déjà ?) arriver à son terme par le biais du dangereux « Wasted » et d’un éclairage scénique rouge sang, et conclure la prestation monolithique et assommante des bondissants Nord-Américains de la plus symbolique des manières…

Direction désormais l’île de Grande-Bretagne pour les résidents outre-Atlantique, et une tournée de présentation de leur premier album éponyme qui se poursuit, dont les dates sont à retrouver par ici.

Visuel : © pochette éponyme de Metz

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Bastien Stisi
Journaliste musique. Contact : [email protected] / www.twitter.com/BastienStisi

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