Pop / Rock
L’interview stroboscopique : The Scales

L’interview stroboscopique : The Scales

11 mars 2014 | PAR Bastien Stisi

Crépitements lumineux, rugissements scintillants, et coup de strobo sur The Scales, Français fougueux faiseurs de liens entre l’indie rock des années 2000, le crunch sixty, et le western spaghetti dramatico-humoristique…

La désinvolture exigeante de votre indie-rock sonne très anglo-saxonne (on pense aux Libertines, aux Arctic Monkeys, à Fall Out Boy…), et pourtant, vous venez bel et bien du territoire français…

The Scales : On ne porte ni le beret ni la baguette de pain sous le bras tous les jours, mais oui, on est bien Français ! C’est vrai qu’on est très attachés aux musiques anglo-saxonnes et que ces groupes indie sont ceux qui nous ont donné envie d’essayer de faire de la musique sérieusement. Mais nos vrais héros sont plus vieux que ça. Je pense par exemple aux Kinks ou à Serge Gainsbourg. Gainsbourg était surement d’ailleurs le plus anglais des artistes français. Et puis, la baguette sous bras c’est moins chic que le chapeau melon.

Votre univers évoque un western spaghetti urbanisé où régnerait les guitares et les lyrics insolentes. Votre truc, c’est plutôt John Wayne ou Clint Eastwood ?

The Scales : Notre truc, c’est plutôt Claudia Cardinale dans Il était une fois dans l’Ouest. Mais en fait, on n’est pas spécialement branchés western au sens propre du terme. Ce qui nous plait, c’est la simplicité de cet univers très cinématographique. Les truands, les peines de coeur, et le côté tragico-ridicule que peuvent avoir les road-trips à la Thelma et Louise.

Si vous vous appelez The Scales, c’est parce que vous faites le pont entre le britpop et le twist ?

The Scales : Oui, peut-être une sorte de pont entre les groupes indie des débuts 2000 et le son garage des groupes anglais des 60’s. Mais The Scales, c’est plutôt une balance instable. Un objet qui oppose toutes les choses simples de la vie. De l’histoire d’amour la plus nulle à la haine la plus belle. C’est ça qu’on essaye de mettre en chanson.

À l’image de ce que l’on a vu l’an passé chez Willy Moon, est-ce que l’on peut parler avec votre premier EP de twist 2.0 ?

The Scales : Non, je ne crois pas. En fait le twist c’est une sorte de petit ingrédient qu’on s’est amusé à insérer par-ci par-là. Mais on ne peut pas dire que c’est un élément central de notre musique. On aime bien s’essayer à toutes sortes de clichés du moment qu’ils puissent entrer dans notre esthétique. C’est assez marrant. Ça peut aller du twist au hip-hop en passant par la soul. Pourquoi pas.

Qu’est-ce que la personne qui ne vous a pas encore écouté peut espérer trouver « Near the River » ?

The Scales : « Near the River », c’est un bon endroit pour un règlement de comptes. Comme dans les bons films. Les sales histoires, d’amour ou d’argent, se terminent toutes là-bas. C’est ce que la chanson raconte. On vous invite à la promenade…

Je suis à la recherche de sons pour remplir mon i-Pod… quelque chose à me conseiller ?

The Scales : Une seule chanson : « Rari » des Standells. Sans hésiter.

En concert à l’International le vendredi 28 mars.

Visuel : (c) pochette de Twist in the Drama de The Scales

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Bastien Stisi
Journaliste musique. Contact : [email protected] / www.twitter.com/BastienStisi

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