Pop / Rock
L’interview stroboscopique : Le Vasco

L’interview stroboscopique : Le Vasco

22 avril 2014 | PAR Bastien Stisi

Crépitements lumineux, rugissements scintillants, et coup de strobo sur le groupe Le Vasco, émetteur vagabond et émergeant d’une électro punk criarde et alternative, dirigé avec sa dernière mixtape Passion Things vers une sensibilité qu’on ne lui prêtait jusqu’alors pas forcément…

Faut-il voir dans la nomination même de votre groupe un lien entre l’explorateur Vasco de Gama et le voyage permanent (new wave, hip hop, électro punk, rock hardcore, pop tribale ou psyché, machina…) que propose votre univers musical ?

Le Vasco : On y a évidemment pensé, mais le choix du nom n’était initialement pas en référence directe à Vasco de Gama. Il est en fait tiré du titre de la pièce de George Schéhadé, Histoire de Vasco. Notre morceau « La Transe des Oiseaux », par exemple, peut faire penser aux mouettes annonçant la proximité de la terre pour les navigateurs en tournant au-dessus du bateau.

Le Vasco, c’est de la pop qui s’efforce parfois d’être insolente, ou c’est de l’électro punk qui s’efforce parfois d’être sage ?

Le Vasco : On ne cherche pas à avoir un style défini à la base. On exprime des émotions qui sont parfois brutales, parfois plus intérieures, parfois les deux en même temps. Le style n’est pas à la base de notre composition, il arrive après. Par exemple, après avoir composé la fin de « La Transe des Oiseaux », on s’est rendu compte que c’était de la hardteck.

Vous avez récemment signé chez le label londonien (mais très frenchy) Pop Noire, qui héberge également Lescop et Savages. Est-ce déjà une certaine forme de consécration pour vous ?

Le Vasco : On est très heureux d’avoir signé chez Pop Noire. On a l’impression d’avoir trouvé les bonnes personnes pour parler de musique et développer notre projet. Mais ce n’est que le début de quelque chose.

L’esthétique désuète et très « do it yourself » de vos clips tranche avec les productions numériques et hypers calibrées d’aujourd’hui. Y a t-il une volonté de se positionner en marge aussi par la voix de la vidéo ?

Le Vasco : Quand on a voulu faire nos premiers clips, ce qu’on avait sous la main était une caméra dv. Et puis on s’est rendu compte que cette façon de faire nous permettait de vivre de beaux moments entre nous et que cette esthétique entre vidéos de vacances et fiction permettait de nous mettre en scène de manière à la fois sincère et intrigante. Mais ce format n’est pas figé, on ne s’interdit pas de styles dans la vidéo comme dans les sons. D’ailleurs le dernier clip qu’on a sorti, « Les Indiens », a été réalisé  par Lilian Hardouineau et Antonin Mesnil.

Après l’EP et la mixtape, c’est au tour de l’album de voir bientôt le jour ?

Le Vasco : Oui. On compose de nouveaux morceaux en ce moment.

Je suis à la recherche de sons pour remplir mon iPod…quelque chose à me conseiller ?

Le Vasco : Plein de choses oui, qu’on a justement regroupé sous nos différentes mixtapes ici, ici, ici et aussi ici.

Visuel : (c) pochette de Passion Things de Le Vasco

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Bastien Stisi
Journaliste musique. Contact : [email protected] / www.twitter.com/BastienStisi

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