Musique

Playlist de la semaine (142)

Playlist de la semaine (142)

12 décembre 2015 | PAR Bastien Stisi

Le nouveau Chairlift, la brume chillwave de Les Gordon, les collaborations d’Oxmo Puccinola playlist de la semaine, rendez-vous hebdo confectionné par Toute La Culture, rien que pour vos oreilles et pour vos tympans exigeants :

1. Chairlift, « Roméo »

Le mythe d’Atlanta, parce que les membres de Chairlift savent décidément autant manier les mythes anciens (grecs en l’occurrence) que les mythes nouveaux (l’électro pop d’une élégance folle), est mis ici en musique par le biais du single « Romeo », qui en plus d’annoncer le nouvel album du duo Caroline Polachek – Patrick Wimberley (Moth, parution le 22 janvier), dévoile déjà le petit tube pop de cette fin d’année 2015. Et donc l’un des grands événements de ce début d’année 2016.

2. Les Gordon, « Brume »

Entre Fakear, Gold Panda et Disclosure, entre house tendre et post-dubstep vivante, le Rennais Les Gordon trouve avec « Brume » la voix d’une chillwave en lévitation qui cumule jusqu’à des hauteurs nuageuses qu’évoque justement le titre de cet EP (Atlas), sorti hier chez Kitsuné et introduit par un single (« Brume ») qui porte bien joliment son nom. L’alliance idéale de la musique électronique et de la musique acoustique, portée par l’un des jolis espoirs de l’audacieuse et vagabonde nouvelle scène intellectro française.

3. Oxmo Puccino ; Seth Gueko « Bienvenue dans la Slow Life »

« L’argent c’est comme les seins : moins t’en a plus tu les montres ». La punchline est signée Seth Gueko, qui en marge de la sortie de son Professeur Punchline il y a quelques semaines, et en marge de la sortie de son dernier clip « Titi parisien », rejoint Oxmo Puccino le temps d’un morceau. Gueko aujourd’hui, et trois autres nouveaux demain : celui qui a fait paraître en novembre son album La Voix Lactée invite en effet, et successivement, quatre artistes à poser sur l’instru du « Slow Life » d’origine.

4. Django Django, « Shot Down »

« Shot Down », l’un des meilleurs morceaux du second album de Django Django Born Under Saturn, fait désormais l’objet d’un clip vidéo réalisé par Dave Maclean, et vient succéder aux illustrations animées de « First Light », de « Reflections », de « Beginning To Fade », de « Shake and Tremble » et de « Pause Repeat », soit la moitié des morceaux de ce deuxième épisode moins addictif que le premier, mais toujours témoin de ce qui se fait de mieux dès lors que l’on parle d’électro pop anglo-saxonne et émise au siècle 21.

5. Santoré, « That Ball »

Quelques mois après la parution de leur 3e EP Silverado, et quelques mois après leur passage au Perchoir à l’occasion des soirées Culture Perchée, Antoine et Mathieu Gouny de Santoré poursuivent l’exploration d’un passé révolu mais dont ils tentent toujours de retrouver la trace, et font paraître « That Ball », balade ronde et tendre qui évoque, on s’en doute, les premiers rapports avec l’objet en cuir que l’on fait rouler sur les terrasses des jardins avant de le faire, un peu plus grand, sur des pelouses un peu mieux coupées. Le morceau, qui confirme définitivement la volonté des deux frères de mettre le chant au service du synthé, des sampleurs et de la guitare, est accompagné par trois remixes, dont un de Cabuco, qui rappellera quelques souvenirs aux amateurs de Robert Pires et d’Aimé Jacquet…

6. Bertrand Belin, « Altesse »

Le dandy Belin, dont le sublime Cap Waller sorti le 9 octobre est toujours en boucle dans nos oreilles, continue de décaler avec délice ses textes et ses clips. Apres le parking de « Je parle en fou », nous voilà pour le superbe morceau qu’est l’ « Altesse » en chemin, le visage masqué, sur une route de France. Les images du clip sont tirées du film Histoire de l’ombre (histoire de France) réalisé par Alex Pou, où deux personnages (Barbier et Portier) parcourent l’hexagone à pieds. Ce titre nous parle d’un clochard qui dort sur des planches pour château. Le clip lui, est au contraire une histoire de confiance, à deux, où le feu et un chaton s’invitent. Troublant, tout autant que la voix de Belin. (Amélie Blaustein Niddam)

7. Baptiste W. Hamon & Alma Forrer, « Peut-être que nous serions heureux » 

Look de poète maudit et guitare élégante, Baptiste W. Hamon sort son premier album en janvier et fait les premières parties de la Grande Sophie et de Bertrand Belin. Alma Forrer a une voix magnifique et n’est pas mal sur scène ces jours-ci après avoir livré son premier EP au compte goutte sur demande mail. Il y a du Leonard Cohen dans leur duo fragile et mélancolique qui esquisse la possibilité du bonheur. Alma Forrer et Baptiste Hamon sont jeunes, beaux et talentueux. Leur folk bien écrit avec des mots français est à découvrir en duo et leurs deux parcours sont à suivre… (Yaël Hirsch)

Visuel : (c) pochette de That Ball de Santoré

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Bastien Stisi
Journaliste musique. Contact : [email protected] / www.twitter.com/BastienStisi

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