Fictions
« Le Sortilège de Stellata », une histoire de l’Italie par Daniela Raimondi

« Le Sortilège de Stellata », une histoire de l’Italie par Daniela Raimondi

08 juin 2021 | PAR Marine Stisi

Daniela Raimondi, autrice et poétesse italienne, a rencontré le succès grâce à sa poésie. Mais c’est avec son premier roman, Le Sortilège de Stellata, qu’elle se voit traduire pour la première fois en France, chez Slatkine & Co

 

A Stellata, un village longé par le Pô entre Mantoue et Ferrare, l’arrivée au début de XIXème siècle d’une famille de tsiganes va changer à jamais le visage de la famille Casadio. Giacomo, le fils, en épousant une gitane aux cheveux couleur corbeau, Viollca, scelle dans un sortilège mystérieux la destinée de toute sa descendance.

Cet énoncé, Viollca l’a vu dans les cartes qu’elle tire au décès de son mari. Les rêveurs seront punis et des enfants, noyés. C’est du moins ce que disent les cartes, que Viollca ne peut ignorer. Alors, la famille doit être prévenue : ne laissez pas les rêveurs rêver. Elle prévient ses enfants, qui préviendront les leurs. Près de deux siècles plus tard, la légende court toujours. Gare aux rêves, s’y trouvent peut-être notre perte…

Dans Le Sortilège de Stellata, on trouve toutes les épreuves de l’Italie contemporaine, de Mussollini à la seconde guerre mondiale, en passant par l’exode rural et les crises du logement des années 50 et par les révolutions prolétariennes des années 80. L’autrice convoque toute l’histoire contemporaine du pays pour mieux dresser le tableau de cette famille traditionnelle, mais qui toutefois, possède ses petits secrets.

Un roman comme un arbre généalogique que l’on tisse et déroule à la manière d’un Cent ans de solitude de Gabriel García Márquez, et qui deviendra bientôt un film, adapté par Indigo Films.

Le Sortilège de Stellata, Daniela Raimondi, Slatkine & Co, 416 pages, 20€.

visuel : affiche du livre

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Marine Stisi
30% théâtre, 30% bouquins, 30% girl power et 10% petits chatons mignons qui tombent d'une table sans jamais se faire mal. Je n'aime pas faire la cuisine, mais j'aime bien manger.

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