Cinema
Sortie cinéma de la semaine du 24 juin

Sortie cinéma de la semaine du 24 juin

25 juin 2020 | PAR Zeliechloe

Cette semaine peu de nouveauté, et beaucoup de ressorties de films d’avant confinement et de restaurations.  

Benni

Benni, l’histoire d’une petite-fille TRÈS difficile que le public a plébiscité pour l’édition 2019 des Arcs film festival. Benni est une enfant de 9 ans sujet à des colères. Film d’une violence inouïe, et néanmoins aussi plein de vie autour de cette petite terreur terriblement touchante, Benni émeut en développant plusieurs personnages secondaires riches, au-delà du duo fort formé par Benni et son accompagnateur. Notre critique complète ici

Radioactive

Un casting so british pour une vision très personnelle et très forte d’une de nos plus mythique scientifiques … Marjane Satrapi avait elle-même adapté son enfance iranienne dans Persepolis en Français, pour porter à l’écran un des modèles de sa mère, elle choisit Rosamund Pike et la langue internationale de Shakespeare. Le résultat est une fresque historique où elle met un grain de sel surréaliste pour traiter la radioactivité en personnage. Le film dresse un portrait de femme complet derrière la scientifique : amoureuse, compétitive, passionnée par sa vocation et aussi en deuil. Une fresque qui nous a bouleversés au Festival du film politique de Carcassonne et dont la réalisatrice nous a parlé avec un franc-parler irrésistible (lire notre interview).

WOMAN

WOMAN est un projet mondial qui donne la parole à 2.000 femmes à travers 50 pays différents. Cette très large échelle, n’empêche pas le film d’offrir un portrait véritablement intimiste de celles qui représentent la moitié de l’humanité. Ce documentaire est l’occasion de révéler au grand jour les injustices que subissent les femmes partout dans le monde. Mais avant tout, il souligne la force intérieure des femmes et leur capacité à changer ce monde, en dépit des multiples difficultés auxquelles elles sont confrontées. WOMAN, qui repose sur des entretiens à la première personne, aborde des thèmes aussi variés que la maternité, l’éducation, le mariage et l’indépendance financière, mais aussi les règles et la sexualité.

MIDNIGHT RUNNER

Jonas Widmer est l’un des meilleurs coureurs de fond en Suisse. Sa grande ambition est de courir le marathon aux Jeux Olympiques. En parallèle, il est cuisinier et s’apprête à emménager avec sa petite amie, Simone. Mais cette vie bien normée, Jonas la conduit méticuleusement et au prix d’efforts surhumains pour ne pas céder aux pulsions meurtrières qui l’envahissent. Incapable d’exprimer sa souffrance émotionnelle, la vie de Jonas se transforme progressivement en un parcours d’endurance pour ne pas sombrer.

PARKOUR(S)

Un matin, un vendeur à la sauvette, Youcef, une aide cuisinière, Salima, une chanteuse, Sonia se dirigent tous vers une salle de mariage pour le mariage de Kamila et Khaled. Une journée extraordinaire pour tous. La bande d’annonce ici: 

BO WIDERBERG

Les films du cinéaste suédois Bo Widerberg ressortent, en version restaurée. Liberté de ton, peinture sociale sans fard et romantisme déchirant. 

Avec Amour 65, Bo Widerberg filme une cartographie du cœ

ur, d’une mélancolie lumineuse. Dès les premiers plans, le personnage principal, Keve, grand cinéaste suédois, nous prévient au détour d’un dialogue à bâtons rompus, en voiture : dans la vie, on ne se retrouve jamais à la fin. On pense un peu à Voyage à deux de Stanley Donen. En amour, on perd le fil. Quelques plans de cerf-volants suggestifs nous mettent du vague-à-l’âme. Car ce cinéaste admiré se laisse captiver par une femme, puis une autre. Marié à la belle et gracile Ann-Mari, il tombe amoureux d’une mystérieuse femme aux yeux clairs, mariée de son côté à un politicien. Entre une scène d’amour d’une sensualité troublante et l’impression, déjà, d’avoir perdu quelque chose, Keve déambule en cherchant l’inspiration. Sa femme Ann-Mari fraternise avec l’un des acteurs, l’américain Ben Carruthers (acteur du Shadows de Cassavetes, et qui joue ici son propre rôle). Elle lui confie ses peines, dans la cuisine, alors qu’il l’aide à couper des légumes. Charmante et triste, la scène capte un moment magique. Amour 65 déroule les rubans de la mémoire, cinématographie et sentimentale, en une ronde (dés)enchantée.

Le Quartier du Corbeau est un drame social, à l’état pur. On pourrait craindre un tableau sociologique édifiant de la classe ouvrière de l’entre-deux guerre (nous sommes en 1936). Et Bo Widerberg réussit un petit miracle de justesse et d’émotion : sans cesse en équilibre, le film nous prend à la gorge. Magnifiquement dialogué, oppressant, ce sombre Quartier du Corbeau rayonne d’humanité. Anders, 18 ans (Thommy Berggren, acteur fétiche de Bo Wideberg, déjà premier rôle du Péché suédois et de Elvira Madigan), se rêve écrivain. Il écrit, sur la table de la cuisine, entre sa mère qui travaille comme une bête de somme et son père, un beau parleur d’une paresse infinie. Notre critique complète du film ici.  

 

Quitte à se changer les idées, autant voir un film politique qui nous élève et nous bouleverse : véritable poème libre, Joe Hill déroule les pérégrinations d’un jeune immigré suédois devenu songwriter militant. Joe, c’est Thommy Berggren, l’acteur fétiche de Bo Widerberg, silhouette nonchalante et regard intense. En 1902, Joe et son frère Paul débarquent aux Etats-Unis et vont rapidement prendre la mesure de la misère sociale qui y règne. Joe rencontre un gamin des rues débrouillard, croit trouver le grand amour, voit son frère quitter la ville puis, à son tour, il prend la route. La critique complète ici. 

Les films Adalen 31, Elvira Madigan et Le Péché Suédois sont aussi de sortie cette semaine. 

Visuel: affiche et photos officielles des films.

 

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Zeliechloe

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