Cinema
Pierre Lescure, probable président du Festival de Cannes

Pierre Lescure, probable président du Festival de Cannes

10 janvier 2014 | PAR Geoffrey Nabavian

L’information a filtré, au grand dam de la direction actuelle du Festival de Cannes : hier Paris Match a révélé que Pierre Lescure était pressenti pour succéder à Gilles Jacob à la tête de la manifestation. Information confirmée par Jérôme Clément, concurrent, puis relayée par toute la presse. Quelle suite va-t-il donner à l’aventure cannoise ?

Cannes 2

Thierry Frémaux, délégué général du Festival, a eu beau répondre que « l’élection n’avait pas encore eu lieu » et Pierre Lescure lui-même, contacté par Libération, que Paris Match avait « anticipé dangereusement », il semblerait que l’on connaisse d’ores et déjà le nom du prochain directeur de la manifestation. L’élection, au sein du conseil, aura lieu dans très peu de temps, le mardi 14 janvier.

Quelle direction le Festival prendra-t-il dès lors ? On peut espérer un équilibre entre culture –secteur que Pierre Lescure, directeur du Théâtre Marigny, théâtre privé, connaît bien- et aspect « glamour », comme aux premiers temps de Cannes. On peut se souvenir qu’entre 1994 et 2002, en tant que directeur de Canal +, il a instauré un partenariat entre la chaîne et le Festival : depuis une quinzaine d’années maintenant, il est par exemple loisible aux téléspectateurs de suivre la montée des marches des équipes des films. On sait qu’il a pour habitude d’apporter du faste. Mais du faste qui est capable de redonner de l’énergie à des manifestations moribondes : lors de sa (trop) brève présidence de l’association des Molières, il avait su diriger la conception d’une cérémonie 2011 marquante, avec décor, défilé de participations d’artistes…
D’aucuns craignent son goût pour les Etats-Unis. Il est réputé cinéphile, avec un intérêt prononcé pour la culture américaine. Il est par ailleurs un habitué du Festival du cinéma américain de Deauville, où il a à plusieurs reprises fait partie du jury de la compétition.

En tout cas, pour la prochaine édition, que prévoir pour le départ de Gilles Jacob, 83 ans, trente-six années passées au Festival ? Un film surprise, commandé à des réalisateurs habitués de la compétition ? un hommage spécial de Jane Campion ? En tout cas, et comme on l’a déjà dit, vivement le mois de mai.

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Geoffrey Nabavian
Parallèlement à ses études littéraires : prépa Lettres (hypokhâgne et khâgne) / Master 2 de Littératures françaises à Paris IV-Sorbonne, avec Mention Bien, Geoffrey Nabavian a suivi des formations dans la culture et l’art. Quatre ans de formation de comédien (Conservatoires, Cours Florent, stages avec Célie Pauthe, François Verret, Stanislas Nordey, Sandrine Lanno) ; stage avec Geneviève Dichamp et le Théâtre A. Dumas de Saint-Germain (rédacteur, aide programmation et relations extérieures) ; stage avec la compagnie théâtrale Ultima Chamada (Paris) : assistant mise en scène (Pour un oui ou pour un non, création 2013), chargé de communication et de production internationale. Il a rédigé deux mémoires, l'un sur la violence des spectacles à succès lors des Festivals d'Avignon 2010 à 2012, l'autre sur les adaptations anti-cinématographiques de textes littéraires français tournées par Danièle Huillet et Jean-Marie Straub. Il écrit désormais comme journaliste sur le théâtre contemporain et le cinéma, avec un goût pour faire découvrir des artistes moins connus du grand public. A ce titre, il couvre les festivals de Cannes, d'Avignon, et aussi l'Etrange Festival, les Francophonies en Limousin, l'Arras Film Festival. CONTACT : [email protected] / https://twitter.com/geoffreynabavia

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