Cinema
Le cinéaste Alain Cavalier à la Bnf le 22 janvier

Le cinéaste Alain Cavalier à la Bnf le 22 janvier

13 janvier 2014 | PAR Geoffrey Nabavian

La Bibliothèque nationale de France ouvre un cycle de rencontres qui désire interroger les limites et les échanges entre fiction et documentaire au cinéma. Premier invité : Alain Cavalier, devenu, au fil de son œuvre de réalisateur, un spécialiste du minimalisme.

Alain CavalierEtrange trajectoire que celle d’Alain Cavalier. D’abord étudiant en cinéma, assistant de Louis Malle, pour Ascenseur pour l’échafaud notamment, il passe lui-même à la réalisation en 1961, dirige Jean-Louis Trintignant et Romy Schneider, dans Le Combat dans l’île, et, en 1964, Alain Delon dans L’Insoumis. Ces films traitent de la guerre d’Algérie. Des années plus tard, en 1993, il tournera Libera me, film sur l’oppression d’un pays imaginaire, mais cette fois-ci sans aucun dialogue et sans un nom connu au générique. Auteur d’un film adapté de Françoise Sagan, mettant en vedette Catherine Deneuve, La Chamade (1968), comme de poèmes introspectifs où il se filme en train de repeindre un appartement en noir –Ce répondeur ne prend pas de messages (1978)- où il capture des objets et des éléments du quotidien, sans esthétisme aucun –La Rencontre, Vies, Le Filmeur ou Irène– il a cherché progressivement dans son œuvre à atteindre une sorte de pureté, afin d’appréhender la réalité sans artifice.

La Bnf ouvre son cycle de rencontres « Fictions et films documentaires » avec sa venue. Ses œuvres les plus connues s’inscrivent parfaitement sur cette frontière ténue qui sépare la fiction du documentaire. Il s’agit de Thérèse (1986), évocation de la vie de Sainte Thérèse de Lisieux filmée à la façon d’un documentaire, avec une insistance sur les tâches accomplies par la jeune fille et ses gestes, et de Pater (2011), dans lequel il « joue au Président de la République » en compagnie de son ami Vincent Lindon, qui endosse, lui, le rôle du Premier ministre. On ne sait plus qui s’exprime, s’il s’agit des personnages ou de ceux qui les interprètent.

Rendez-vous le 22 janvier pour découvrir cet univers très singulier, désireux d’égarer le spectateur pour l’amener à porter sur la réalité un regard neuf.

Visuels: (c) affiches de Irène et de Pater

Infos pratiques

La saison 10 de NCIS en DVD, une plongée en pleine vendetta
La recette de Claude : Tarte aux poires et au Nutella
Geoffrey Nabavian
Parallèlement à ses études littéraires : prépa Lettres (hypokhâgne et khâgne) / Master 2 de Littératures françaises à Paris IV-Sorbonne, avec Mention Bien, Geoffrey Nabavian a suivi des formations dans la culture et l’art. Quatre ans de formation de comédien (Conservatoires, Cours Florent, stages avec Célie Pauthe, François Verret, Stanislas Nordey, Sandrine Lanno) ; stage avec Geneviève Dichamp et le Théâtre A. Dumas de Saint-Germain (rédacteur, aide programmation et relations extérieures) ; stage avec la compagnie théâtrale Ultima Chamada (Paris) : assistant mise en scène (Pour un oui ou pour un non, création 2013), chargé de communication et de production internationale. Il a rédigé deux mémoires, l'un sur la violence des spectacles à succès lors des Festivals d'Avignon 2010 à 2012, l'autre sur les adaptations anti-cinématographiques de textes littéraires français tournées par Danièle Huillet et Jean-Marie Straub. Il écrit désormais comme journaliste sur le théâtre contemporain et le cinéma, avec un goût pour faire découvrir des artistes moins connus du grand public. A ce titre, il couvre les festivals de Cannes, d'Avignon, et aussi l'Etrange Festival, les Francophonies en Limousin, l'Arras Film Festival. CONTACT : [email protected] / https://twitter.com/geoffreynabavia

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Soutenez Toute La Culture