Cinema

L’Arras Film Festival s’annonce : 17e édition pour cette fête des films humaine et stimulante

L’Arras Film Festival s’annonce : 17e édition pour cette fête des films humaine et stimulante

31 octobre 2016 | PAR Geoffrey Nabavian

Du 4 au 13 novembre, les stars et les occasions de chocs esthétiques vont se succéder à Arras. Outre les avant-premières des nouveaux rôles de Romain Duris, François Cluzet, Isabelle Adjani, Edouard Baer, Gustave Kervern, ou Lucien Jean-Baptiste, on trouve au sein du festival, comme chaque année, des sections remplies de belles découvertes potentielles. Dont une Compétition…

RECHERCHE AFFICHE DECAUX 2016V3.inddPour sa 17e édition, l’Arras Film Festival, organisé par l’association Plan-Séquence, va voir 114 films différents être projetés, sur neuf jours. En à peu près 35 séances quotidiennes. Dans leur éditorial, Nadia Paschetto et Eric Miot, respectivement directrice et délégué général, en appellent autant à « la compréhension de l’autre » qu’à deux composants essentiels du cinéma, « le rêve et le divertissement ». Ces mots correspondent au Festival d’Arras, manifestation à taille totalement humaine : on a plaisir à aller visionner des films de partout dans un vrai cinéma – le Cinémovida, idéalement situé, sur la Grand’Place – en compagnie d’un public très curieux.

Cette année, un hommage sera rendu à Stéphane Brizé, réalisateur acclamé de La Loi du marché : l’occasion de redécouvrir Le Bleu des villes, son tout premier film, projeté à quatre reprises, et d’assister à l’avant-première d’Une vie, sa nouvelle œuvre, d’après Guy de Maupassant – avec Judith Chemla dans le rôle principal – ou à sa leçon de cinéma, lors de laquelle il donnera la réplique au critique Michel Ciment. Cette rencontre aura lieu le jeudi 10 novembre… Une autre rétrospective couvrira le large spectre des films consacrés à la Guerre d’Espagne, passant de L’Espoir d’André Malraux au Labyrinthe de Pan, avec une Table ronde à la clé, et une Rencontre littéraire en présence de Lydie Salvayre. Enfin, un troisième ensemble s’intéressera aux films d’évasion, proposant notamment deux ciné-concerts, l’un sur Le Fantôme qui ne revient pas (1929), l’autre sur le Monte-Cristo tourné en 1929, également, par Henri Fescourt.

Mais surtout, le Festival compte une Compétition, composée comme chaque fois de neuf films, exclusivement européens. Elle a par exemple récompensé, les années précédentes, des œuvres comme Sur la ligne (descriptif à lire ici), L’Idiot ! (critique à lire ici), L’Histoire du géant timide (descriptif ici), et vu passer des oeuvres marquantes, telles que Paris of the North (critique ici). En 2016 seront convoqués le norvégien Rune Denstad Langlo – auteur de Nord, distribué en France en 2010 – les bulgares Kristina Grozeva et Petar Valchanov – signataires de The Lesson (2015), qu’on avait découvert à Arras 2014 (descriptif ici) – l’allemand Christian Schwochow – De l’autre côté du mur (2014) – le tchèque Petr Vaclav – Marian (1997), Zaneta (2015). Seront aussi représentés la Géorgie, la Slovénie, la Croatie, les Pays-Bas, et la Hongrie.

Le jury, présidé par Jean-Pierre Améris, sera composé par ailleurs des interprètes Zinedine Soualem, Marianne Denicourt, Flonja Kodheli – qu’on avait vue dans la Compétition d’Arras, en 2014, dans le beau Bota (critique ici) – et de la réalisatrice Sophie Révil. Ils remettront l’Atlas d’or et l’Atlas d’argent – des dotations offertes respectivement par la Communauté Urbaine d’Arras, et par la Région Hauts-de-France – à la fin du festival. Un Prix Regards Jeunes sera décerné par des lycéens – avec un gain offert par BNP Paribas – puis viendront le Prix de la Critique française, et un Prix du public, avec à la clé de l’argent offert par le Département du Pas-de-Calais. Pour cette récompense-là, ce sont les spectateurs qui seront appelés à voter, à la fin des séances

Sans oublier les deux bourses d’aide aux créateurs européens attribuées lors des ArrasDays, puis les 11e Rencontres du Nord, et la riche programmation destinée aux enfants, comptant de nombreux films attendus bientôt en salles, des ateliers pratiques, et une « Première séance », destinée aux tout-petits. On avoue avoir un faible, enfin, pour les sections les plus denses et inattendues du Festival : les Découvertes européennes, Cinémas du monde, et surtout la section Visions de l’Est, qui nous a permis de nous confronter, les années passées, au beau No one’s child (critique ici), au complexe et intéressant Why me ?, et à l’un des plus beaux films distribués en salles en 2015 : L’Ennemi de la classe, du slovène Rok Bicek (critique ici)… Une vraie découverte inattendue, faite au cours d’une journée de cinq films. Le genre de parcours que permet tout à fait l’Arras Film Festival.

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Visuel : affiche de l’édition 2016 de l’Arras Film Festival

Infos pratiques

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Geoffrey Nabavian
Parallèlement à ses études littéraires : prépa Lettres (hypokhâgne et khâgne) / Master 2 de Littératures françaises à Paris IV-Sorbonne, avec Mention Bien, Geoffrey Nabavian a suivi des formations dans la culture et l’art. Quatre ans de formation de comédien (Conservatoires, Cours Florent, stages avec Célie Pauthe, François Verret, Stanislas Nordey, Sandrine Lanno) ; stage avec Geneviève Dichamp et le Théâtre A. Dumas de Saint-Germain (rédacteur, aide programmation et relations extérieures) ; stage avec la compagnie théâtrale Ultima Chamada (Paris) : assistant mise en scène (Pour un oui ou pour un non, création 2013), chargé de communication et de production internationale.Il a rédigé deux mémoires, l'un sur la violence des spectacles à succès lors des Festivals d'Avignon 2010 à 2012, l'autre sur les adaptations anti-cinématographiques de textes littéraires français tournées par Danièle Huillet et Jean-Marie Straub.Il écrit désormais comme journaliste sur le théâtre contemporain et le cinéma, avec un goût pour faire découvrir des artistes moins connus du grand public. A ce titre, il couvre les festivals de Cannes, d'Avignon, et aussi l'Etrange Festival, les Francophonies en Limousin, l'Arras Film Festival.CONTACT : [email protected] / https://twitter.com/geoffreynabavia

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