Cinema

La sélection cinéma de la semaine du 5 Novembre

La sélection cinéma de la semaine du 5 Novembre

04 novembre 2014 | PAR Sarah Hamidou

Cette semaine, les salles obscures offrent un répertoire vaste autour d’un voyage dans l’espace, un bon repas,  un questionnement identitaire et historique ainsi qu’un détour par le cinéma coréen engagé.

Interstellar de Christopher Nolan

Dans ce nouveau film très attendu, le réalisateur Christopher Nolan fait embarquer un groupe d’explorateurs dans un vaisseau et leur fait traverser l’espace-temps grâce à une faille faite par un trou de ver. Dans la traversée de ces distances astronomiques, auparavant infranchissables, Nolan met en scène la quête d’une nouvelle planète viable pour l’homme, ce à travers une mise en scène  qui s’annonce des plus finement esthétisée…

Steak (R)évolution de Frank Ribière

Ce film documentaire, réalisé sous l’initiative d’un amoureux de  bonne viande, va sans doute convertir plus d’un gourmand en gourmet. Avec la participation du boucher Yves-Marie le Bourdonnec, filmé d’un œil sympathique, le réalisateur propose de manière ludique  de s’intéresser d’un peu plus près à la qualité de ce que nous mettons dans nos assiettes tout en mettant en avant  les qualités sensorielles dont recèle la bonne cuisine. Avis aux carnivores.  Voir notre critique ici.

Une nouvelle amie  de François Ozon

Le nouveau film de François Ozon, et simultanément de Romain Duris,  livre une adaptation de la nouvelle  de Ruth Rendell Une amie qui vous veut du bien (The New Girlfriend). Dans ce drame, Claire, suite au décès prématuré de sa meilleure amie,  plonge progressivement dans une dépression et développe une attirance pour le mari de cette dernière. Désir sublimé par toute l’ambiguïté  de la nature de ses sentiments, et qui atteint son paroxysme lorsqu’elle découvre la difficulté du mari survivant  à faire son deuil, qui tente désespérément  de  faire revivre sa défunte épouse.  Ozon plonge au cœur des eaux troubles qui habitent  chacun, interrogeant par la même occasion l’évolution identitaire des protagonistes (identité sexuelle et genrée). Voir notre critique ici.

Paradise Lost de Andrea di Stefano.

Paradise Lost est, conformément à ce qu’induit le titre,  le récit de la perte d’innocence, ici celle de Nick, jeune irlandais fraichement arrivé en Colombie  et qui décide de  s’y établir après être tombé amoureux de Maria. Introduit  par cette dernière chez son oncle Pablo Escobar, interprété par Benicio Del Toro,  qu’elle considère comme le Robin des Bois colombien, le jeune irlandais découvre les rouages du trafic de drogue,  en proie direct avec le monde politique. Lost Paradise, premier film du réalisateur et acteur italien Andrea di Stefano, fait tomber les masques en livrant au spectateur un portrait  inquiétant  du célèbre narcotrafiquant et offre une performance à Benicio Del Toro qui n’est pas dénuée d’intérêt.

71 de Yann Demange.

En 1971 à Belfast, alors que les conflits religieux dégénèrent entre protestants et catholiques et se muent en guerre civile, un jeune soldat anglais, Gary,  est envoyé sur le terrain avec son unité. Suite à une embuscade, celui ci se retrouve seul et doit organiser sa survie.  Dans 71, Yann Demange revisite un sujet historique  sombre  et maintes fois adapté au cinéma en réussissant à se l’ approprier avec force et  justesse . Voir notre critique ici.

A girl at my door de July Jung.

Premier film de la jeune  réalisatrice  sud-coréenne July Jung, A girl at my door prend le risque de dénoncer la société machiste sud-coréenne en relatant l’histoire  de la jeune commissaire de police Young-Nam, qui est mutée de Séoul à un petit village de pêcheurs. Livrée à elle-même dans un univers hostile qu’elle connait mal, elle se réfugie dans l’alcool avant de développer une grande affection pour une jeune fille battue, qu’elle prend sous aile… July Jung choisit pour son premier opus un sujet délicat et engagé auprès de la cause féminine coréenne, et qui n’est pas passé inaperçu, comme en témoigne sa nomination à Cannes dans la catégorie Un certain regard. Voir notre critique ici. 


 

 

 

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