Cinema
Cannes 2023, jour 4 : Rosalie décevante, mais une Meute qui hante un peu

Cannes 2023, jour 4 : Rosalie décevante, mais une Meute qui hante un peu

21 May 2023 | PAR Geoffrey Nabavian

Ce vendredi semble vouloir nous confronter à plusieurs histoires fortes, plus ou moins abouties.

Voici un vendredi qui démarre au Festival sous le signe d’Un certain regard : à 11 heures, on découvre en son sein Les Meutes. Ce polar qui se déroule au Maroc se révèle au final bien réalisé, pas si surprenant dans son scénario, mais avant tout bien conduit et pertinent quant à son volet social. Avec quelques éléments qui marquent, aussi. Pour lire notre critique des Meutes, cliquez.

Ensuite à 13 heures, on fait la rencontre de Rosalie. Si son parcours s’avère mis en scène de manière trop classique, il n’en reste pas moins que l’interprétation de Nadia Tereszkiewicz peut impressionner. Pour lire notre critique de Rosalie, cliquez.

À 15 heures, c’est Le Règne animal de Thomas Cailley. Les hommes se transforment peu à peu en créatures aux caractéristiques animales et la famille de Romain Duris se retrouve contaminée par cette maladie mutante. Un film étonnant par son sujet et, paradoxalement, plutôt bâclé côté scénario. On perd vite de vue Duris pour suivre les aventures de Paul Kircher, fils ahuri, d’une naïveté voire pureté touchante qui prend le parti des créatures. Plaisant mais pas le choc décrit par certains…

Enfin le soir venu, on se rend à la fête donnée par l’ACID sur la plage Mademoiselle Gray d’Albion de Cannes. On y sirote avec grand plaisir un peu de vin blanc ou rosé, un ou deux cocktails ou tout simplement un irish coffee, idéal pour poser un peu les émotions traversées dans la journée. Un cadre où on se prend à parler aussi des situations actuelles avec ses amies du CNC, et où l’on croise des réalisateurs qu’on aime passés par les programmations faites par l’ACID, tels le génial Damien Manivel.

Geoffrey Nabavian et Paul Fourier

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Visuel : projection des Meutes © Geoffrey Nabavian

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Geoffrey Nabavian
Parallèlement à ses études littéraires : prépa Lettres (hypokhâgne et khâgne) / Master 2 de Littératures françaises à Paris IV-Sorbonne, avec Mention Bien, Geoffrey Nabavian a suivi des formations dans la culture et l’art. Quatre ans de formation de comédien (Conservatoires, Cours Florent, stages avec Célie Pauthe, François Verret, Stanislas Nordey, Sandrine Lanno) ; stage avec Geneviève Dichamp et le Théâtre A. Dumas de Saint-Germain (rédacteur, aide programmation et relations extérieures) ; stage avec la compagnie théâtrale Ultima Chamada (Paris) : assistant mise en scène (Pour un oui ou pour un non, création 2013), chargé de communication et de production internationale. Il a rédigé deux mémoires, l'un sur la violence des spectacles à succès lors des Festivals d'Avignon 2010 à 2012, l'autre sur les adaptations anti-cinématographiques de textes littéraires français tournées par Danièle Huillet et Jean-Marie Straub. Il écrit désormais comme journaliste sur le théâtre contemporain et le cinéma, avec un goût pour faire découvrir des artistes moins connus du grand public. A ce titre, il couvre les festivals de Cannes, d'Avignon, et aussi l'Etrange Festival, les Francophonies en Limousin, l'Arras Film Festival. CONTACT : [email protected] / https://twitter.com/geoffreynabavia

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