Cinema

Festival Côté court : hommage à Agnès Varda

Festival Côté court : hommage à Agnès Varda

05 juin 2019 | PAR Julia Wahl

La soirée de lancement du festival Côté court, qui célèbre cette année sa vingt-huitième édition, s’est présentée dès les premières prises de parole officielles comme un hommage à la réalisatrice de La Pointe courte. En effet, comment, pour un festival de courts-métrages, ne pas rendre hommage à cette cinéaste inclassable, voguant tout au long de sa carrière du court au long-métrage, et du long au court ? 

Jacky Evrard, directeur du festival, souligna d’emblée le franc-parler de cette femme qui, alors qu’il allait la saluer, l’ayant déjà reçue au festival, lui demandait : « T’es qui, toi ? » Sa curiosité à l’égard des gens, aussi, qui lui permit d’assister aux débuts d’Alain Guiraudie à ce même festival. C’est son engagement pour l’indépendance des femmes, dans un monde où réaliser un film signifie trop souvent être un homme, que mit en avant Eric Garandeau, président de ce même festival. 

Ainsi de ce ciné-tract, La réponse des femmes, film réalisé pour la télévision en 1975, qui donnent la parole à des femmes de tout âge, bien décidées à faire table rase de toutes les injonctions que subissent les femmes dans leur vie quotidienne, sommées d’être mères et sexy, de n’en pas trop montrer, certes, mais assez tout de même pour faire vendre voitures ou magazines. 

Un engagement social, aussi, avec le court-métrage Opéra-Mouffe, filmé en 1957, quand les environs de la rue Mouffetard étaient encore populaires. Une façon simple de filmer des gens simples, qui fait écho au projet de ce court-métrage fondateur qu’est La Pointe courte : « filmer vite et pour pas cher ».

Pour rendre compte de façon à peu près exhaustive de cette première soirée, il faudrait aussi mentionner la projection de deux courts-métrages qui mettent en question notre rapport au réel et à sa représentation : Les Fiancés du Pont Mac Donald, de 1961, et Ulysse, de 1982. Une question au cœur de l’esthétique de Varda. 

Bref, un panorama enthousiasmant de la cinéaste qui nous a quittés cette année. 

Visuel : Affiche du festival

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Julia Wahl
Après dix ans d'enseignement des lettres en lycée, je travaille actuellement à la compagnie de danse verticale Retouramont comme chargée de diffusion et de production. Auparavant, j'ai œuvré six mois à l'Action culturelle du Mouffetard-Théâtre des arts de la marionnette.Ces expériences m'ont permis et me permettent encore de développer mes compétences en gestion de projet, en relations publiques et production, de même que ma connaissance des réseaux du spectacle vivant.A côté des ces activités professionnelles, je chronique régulièrement le cinéma, le théâtre et la politique culturelle pour Toute la Culture.

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