Cinema
« Funambules » d’Ilan Klipper : sur le fil de la folie

« Funambules » d’Ilan Klipper : sur le fil de la folie

08 mars 2022 | PAR Marion Allard-Latour

Avec son film documentaire Funambules, le réalisateur Ilan Klipper signe une oeuvre où poésie et douce folie s’entremêlent. Moments de joie et d’incertitudes rythment cette oeuvre inclassable. Elle est précédée par le court métrage Juke-Box avec le chanteur Christophe.

La scène d’ouverture de Funambules montre la jeune Aube parlant à un amoureux punk imaginaire. Avec talent, le cinéaste Ilan Klipper arrive à montrer les différents degrés de la folie. De Marcus, collectionneur de bibelots à Yoan, qui n’a pas eu les moyens matériels pour réussir, tous ont un point commun : celui de ne pas rentrer dans des cases. Au fil des minutes, les personnalités de chacun se dessinent : tantôt drôles, râleurs ou perdus. 

Histoires vraies

Tous les protagonistes de l’histoire font preuve d’un grand sens de la modestie. Ils dansent parfois, seuls ou devant un public d’une personne. Ils parlent souvent, à des proches ou à la caméra et se dévoilent tels qu’ils sont : émouvants et délurés. Les comédiens non-professionnels jouent leurs propres rôles avec une authenticité rare. Quant à Camille Chamoux, elle interprète une proche de Marcus et tente de l’aider pour ranger son appartement parisien devenu une véritable caverne d’Ali Baba. 

À travers ce film, Aube, Marcus, Yoan, Ludovic et les autres ont trouvé un endroit pour s’exprimer librement. 

 

Juke-Box d’Ilan Klipper : le chanteur oublié

En 2013,  Christophe interprétait Daniel Berton, un chanteur oublié, dans le court métrage Juke-Box d’Ilan Klipper. Un portrait d’homme bouleversant. 

Daniel Berton est un chanteur qui a connu le succès avant de tomber dans l’oubli. Dans son logement mal rangé, il continue son art, avec difficulté. Affaibli, il n’écoute pas les deux femmes qui veulent le faire soigner. Sa voix demeure son instrument le plus sûr. Le reste du temps, il parle peu. 

Il boit plus que de raison et espère faire son grand retour sur scène, en vain. Alors, il poursuit son travail avec la réalisation de quelques vocalises. 

Christophe, inoubliable interprète de La Dolce Vita, incarne avec une grande justesse cet artiste de fiction.

Visuel : © Les Films du Bal/Potemkine 

 

 

 

 

 

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